De Martinis, t. vi, fasc. 1, p
4. Par la mort de Thomas Dircho, en 1858. Déjà, en 1859, Audo avait ordonné un évêque, André-Emmanuel Asmar, pour le siège de Zakho, dont Dircho était administrateur.
Thomas Rokos comme vicaire patriarcal, avec le titre métropolitain de Bassora, pour le Malabar.
Mis au courant, Amanton interdit à Rokos de quitter Mossoul, et, n'ayant pas obtenu du patriarche et des évêques qui avaient participé au complot la déclaration de soumission qu'il désirait, il les suspendit de l'exercice des pontificaux, ce qui était manifestement dépasser ses pouvoirs. Rokos partit néanmoins pour le Malabar et fut excommunié; quant au patriarche, il dut venir s'expliquer à Rome et fut traité sévèrement par Pie IX; il obtint néanmoins une satisfaction, en ce que la Congr. de la Propagande lui attribua le séminaire de Bawira. Amanton lui en remit les clefs, réconcilia Rokos revenu à Mossoul et démissionna à la fin de 1863.
Les esprits s'apaisèrent quelque peu avec l'arrivée du prodélégué apostolique, qui n'était plus français mais espagnol, le capucin Nicolas Castells, nommé le 17 mars 1865. Dès le 25 mars, la Congr. de la Propagande lui demanda par lettre de s'informer au sujet des dispositions de l'épiscopat chaldéen quant au synode de 1853 x : le patriarche, depuis l'affaire du Malabar, était devenu hostile à la confirmation du concile; F était-il toujours? dans quelle mesure les décrets synodaux étaient-ils déjà appliqués? était-il opportun d'approuver le concile ou plutôt d'en réunir un autre? Les pourparlers semblaient s'orienter plutôt vers cette dernière solution, lorsqu'un nouvel événement remit tout en question.
Nous avons vu comment Pie IX méditait d'étendre la disposition de la bulle Reversurus, du 12 juillet 1867, à tous les Orientaux catholiques. L'affaire du Malabar avait ancré dans son esprit l'idée que les Chaldéens seraient les premiers à subir ce sort. L'occasion en fut fournie par le décès, en cour de Rome, de Pierre Bar Mawlada, évêque de Diarbékir, envoyé par Audo avec Élie Mellus, évêque d'Aqra depuis 1864, pour le représenter aux fêtes du XVIIIe centenaire des apôtres Pierre et Paul, à Rome, en 1867. On étendit à l'Église chaldéenne une vieille disposition du droit latin, selon laquelle, lors du décès d'un évêque en Curie, la nomination de son successeur était réservée au Saint-Siège. On demanda à Audo de proposer trois noms, de concert avec ses évêques, et d'exprimer son avis sur l'opportunité d'étendre à l'Église chaldéenne la bulle Reversurus, qui impliquait encore d'autres restrictions du pouvoir patriarcal.
Audo était découragé, en froid avec la plupart de ses évêques à la suite de son insuccès dans l'affaire du Malabar; sans trop réfléchir, il répondit ne voir aucun inconvénient à l'extension de la bulle Reversurus à son patriarcat et, sans consulter ses évêques, il envoya