‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 613 sur 1172 · Qui se terminent par les « louanges » (laudes · texte numérisé non relu

Qui se terminent par les « louanges » (laudes

4. lia prosternation à deux genoux a lieu pendant l'office férial, à certaines époques de l'année. Le concile de 1888 constate que dans beaucoup de régions l'inclination profonde a remplacé la prosternation et il permet de maintenir cet usage.

8. Les cérémonies propres aux grandes fêtes de l'année seront célébrées conformément au Madedono 1. Les processions se dérouleront suivant l'ordre liturgique voulu.

9. Les fidèles syriens doivent recevoir les sacrements et les sacramentaux dans leur rite, sauf la confession et l'assistance à la messe. S'ils sont trop éloignés d'un prêtre de leur rite, ils pourront communier dans un autre rite employant le pain fermenté. La femme peut passer au rite du mari à l'occasion de son mariage, mais le mari ne peut passer au rite de la femme. Les enfants suivront le rite du père 2. En dehors de ces cas, pour passer définitivement à un autre rite faisant usage du pain fermenté, le fidèle syrien a besoin de la permission écrite de son évêque et de celui au rite duquel il veut passer. Pour passer à un rite qui fait usage du pain azyme, il lui faut la permission du Saint-Siège. Un fidèle qui a embrassé l'hérésie ou le schisme doit reprendre son rite lorsqu'il vient à résipiscence 3. Un hérétique ou un schismatique de rite oriental qui adhère à l' Unité peut choisir n'importe quel rite oriental catholique 4.

Le chapitre iv s'occupe des jeûnes et des fêtes.

1. L'abstinence de viandes et de laitages est obligatoire en Carême; du 16 au 28 juin; du 1er au 14 août; du 1er au 24 décembre en Mésopotamie et du 10 au 24 décembre en Syrie 5; les trois jours des Rogations; tous les autres mercredis et vendredis de l'année, sauf entre Noël et l'Epiphanie, la semaine avant le Carême, entre Pâques et la Pentecôte, le 29 juin et le 14 août. En outre, le jeûne doit être observé pendant les Rogations et pendant le Carême, sauf le samedi, le dimanche et le jour de l'Annonciation. Le samedi saint, toutefois, il faut jeûner jusqu'à midi. Le concile demande au Saint-Siège d'accorder au patriarche le pouvoir de dispenser annuellement, de façon à faire commencer l'abstinence les 16 décembre,

1. Cf. concile d'Alep de 1866, V, n, 2. — Le concile de 1888 mentionne des cérémonies non indiquées dans l'édition du Madedono de 1871 : la procession du bûcher le jour de Noël, l'adoration de la croix le mercredi de la Mi-Carême, la bénédiction de l'huile au Ve dimanche du Carême.

2. Le concile cite une instruction de la Congr. de la Propagande, du 23 sept. 1783, adressée à l'évêque latin de Babylone. — Le texte primitif du canon a été amendé dans l'édition de 1897, d'après la Constitution de Léon XIII du 30 nov.

3. Le concile se réfère à une décision du Saint-Siège à ce sujet. Il s'agit d'un décret de la Congr. de la Propagande du 7 avr. 1859.

4. Le concile se réfère à la permission du Saint-Siège en cette matière; il s'agit du décret de la Congr. de la Propagande du 20 nov. 1838.

5. Cette observance toute théorique semble empruntée à Bar Hebraeus, Ethicon,

25 juin, 7 août, et à la supprimer si une fête d'obligation tombe un mercredi ou un vendredi 1. Les évêques ne peuvent prescrire d'autres jeûnes ou abstinences, ni donner des dispenses générales, — sauf en cas de calamité publique — mais seulement des dispenses particulières. (La Congr. de la Propagande fit supprimer la demande de pouvoirs aussi étendus pour le patriarche.)

2. Le concile demandera au Saint-Siège d'approuver la réduction des fêtes d'obligation, ramenées à quatre jours mobiles 2 et à seize jours fixes 3. Les évêques peuvent ajouter une ou deux fêtes pour leur diocèse, ou donner des dispenses dans des cas particuliers. On suivra le calendrier grégorien.

Le chapitre v, consacré aux sacrements, forme plus du tiers des actes conciliaires.

1. Doctrine catholique sur les sacrements en général 4. Ceux qui ont charge d'âmes doivent bien connaître les rites; conférer les sacrements en état de grâce et avec dévotion; se tenir toujours à la disposition des fidèles, de façon que personne ne meure sans les secours religieux. Rien ne peut être demandé pour l'administration des sacrements; on peut accepter ce qui est librement offert, sauf pour la confession.

2. Sauf urgente nécessité ou permission de l'évêque, le baptême 5 doit avoir lieu au baptistère de l'église, dans les huit jours 6 qui suivent la naissance. Les adultes seront baptisés le samedi saint; ils assisteront ensuite à la messe et communieront. Le rite détaillé du baptême, attribué à l'apôtre saint Jacques 7, sera toujours suivi, et non le rite abrégé dit de Bar Hebrœus 8. L'office des catéchumènes se célèbre en dehors du baptistère; l'huile des catéchumènes doit être consacrée par l'évêque le jeudi saint, après la consécration du

1. Cette demande correspond à ce qu'avaient déclaré les conciles de 1853 et de 1866.

2. Fête de S. Éphrem, lundi de Pâques, Ascension, Fête-Dieu. Le mardi de Pâques n'est plus mentionné.

3. C'est la liste du concile de 1866 (V, iv), moins le 24 juin, le 21 nov., le 27 déc. Le concile de Charfeh de 1853 avait déjà voulu supprimer le caractère chômé de ces deux dernières fêtes.

4. Elle s'inspire de très près du concile provincial roumain de 1872, tit. v, c. i.

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