EFFORTS D UNION ET DE PREMIERE ORGANISATION
Hongrie, malgré l'appui des Habsbourgs, l'Union ne se fera également qu'en deux temps.
Si le peuple maronite tout entier suit ses patriarches dans leur attachement au Saint-Siège, si chez les Malabares l'unité est réalisée au moins temporairement, si après un siècle d'efforts il ne reste plus que peu de Ruthènes dissidents à l'intérieur des frontières de Pologne, le problème de l'Union se pose tout autrement dans d'autres Églises.
Chez les Arméniens tout d'abord : ce sont ceux de Pologne également, et non ceux d'Asie, qui se rallient les premiers définitivement à Rome sous Urbain VIII; ils confirment leur fidélité en une solennelle réunion du clergé de 1689. Chez les Roumains aussi, ce n'est pas à Bucarest, qui devient précisément en 1698 la capitale officielle de la principauté de Valachie vassale des Turcs, mais en territoire conquis par les Habsbourg et grâce à ceux-ci que l'évêque d'Alba- Julia, Athanase Popa, parvient à réaliser l'Union déjà acceptée en principe par son prédécesseur et à imprimer à presque tout son clergé cet élan vital d'où sortira la forte Église roumaine unie de plus tard.
Enfin, parmi les Melkites, les catholiques ne sont qu'une infime minorité; elle parvient cependant en 1724 à se donner une hiérarchie propre, mais le patriarche Cyrille VI doit s'enfuir au Liban; il s'y établit près du monastère de S.-Sauveur, où il tient quatre conciles. Son abdication en 1759 provoque un conflit dont s'occuperont trois assemblées.
Ainsi, les circonstances religieuses ou politiques situent diversement dans le temps et l'espace les premiers conciles de plusieurs groupements orientaux catholiques; ces conciles ont cependant le même aspect commun d'une adhésion sincère au Saint-Siège et d'un début d'organisation disciplinaire.