‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 962 sur 1172 · IVe partie, n, 4-6; m; iv; v · texte numérisé non relu

IVe partie, n, 4-6; m; iv; v

deux séances par jour. A la quatrième session solennelle, le 19 novembre, l'évêque d'Adana célébra la messe et le P. Séverin Manbrini fit un sermon sur l'eucharistie; les principaux décrets du titre in furent lus, à l'exception des chapitres x et xi; ceux-ci, de même que le can. 524 du chapitre ix, exigeaient encore une dernière mise au point et furent communiqués aux sessions ultérieures.

Le chapitre ier (can. 367-375) formule la doctrine générale concernant la nature et le nombre des sacrements.

Le chapitre n concerne le baptême.

376-377. Le baptême est le plus nécessaire des sacrements. Il ne peut être réitéré.

378. L'eau employée doit être de l'eau naturelle; en principe, ce sera celle qui est conservée dans les fonts baptismaux. Le baptisé est placé sur les fonts; le prêtre lui verse d'abord, à trois reprises, de l'eau sur la tête, en nommant chaque fois une des trois personnes de la Trinité, puis le baptisé est immergé trois fois 1.

379. La formule baptismale est déprécative. Il est interdit de répéter è propos de chaque personne de la Trinité des mots de cette formule. Les adultes et, pour un motif grave, même les enfants peuvent être baptisés uniquement par infusion 2.

380. Le baptême est un droit curial. Mais, s'il y a nécessité, tout le monde peut baptiser 3 : en ce qui concerne les laïques, la préférence sera normalement donnée aux hommes ; cependant on peut admettre que ce soit plutôt l'accoucheuse qui baptise.

381-382. Lorsque le curé a quelque doute au sujet du baptême ainsi conféré, il peut le réitérer sous condition 4. Mais il veillera surtout à ce que les accoucheuses et, en général, tous les fidèles sachent exactement comment baptiser 5.

383. Sauf preuve du baptême par le registre baptismal ou par un témoin digne de foi, un enfant trouvé sera baptisé sous condition. Le cas d'un hérétique dont le baptême est douteux sera, sauf urgence, soumis à l'évêque.

384. Les enfants des infidèles peuvent être baptisés s'ils sont en péril de mort ou si l'un des parents y consent. Le consentement de parents chrétiens non pratiquants n'est pas nécessaire, pourvu que leur enfant puisse être élevé catholiquement.

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