CONCILES A SÉLEUCIE, A PTOLÉMAIS RI A UIlAt;A
doiiatistes. Nous irouvoiis fc rensoitifncnient dans le Codex canonuin Ecclesiw af'ricanse, entre les oanons i()()" et 107" ^.
Ce même Codex nous apprenti quchpie chose tUi XIV" concile de Cartilage, (juin 40'J) (pu ne lui pas un concile général, mais provincial. On en cite [loc. vit.) un décret, qui dispose ([u un évèque seul n'a pas le di-oil ilc porter un jugement.
L'année suivante (juin 'ilO), se tint le XV" concile de Carthage, dont la CoUectio canonuni Kcclesiœ africanœ nous parle après le canon 107". On v voit (pie ce contile décida l'envoi d une ambassade aux emj)ereurs pour (aire excepter les donatistes de l'édit de tolérance dHonorius au sujet de tous les dissentiments religieux -. L'empereur accéda à celle demande.
m. Conciles à Séleucie, à Ptolémaïset àBraga.
D'après les traditions de l'Orient, il se tint dans le mois de février de cette même année 410, et la 11'' du roi de Perse L'izdfferd P"", un concile persan à Séleucie-Ctésiphon ^. Le motif de cette réunion
1. Mansi, op. cit., t. m, col. 810 ; Hardouiu, op. cit.. t. i, col. 926 ; Fuclis, op. cit., p. 147 sq.
2. Maiisi, op. cit., t. m. col. 810; Hardouiu, op. cit.^ t. i, col. 'J26.
3. Th. J. Lamy, L Eglise syriaque et la procession du Saint-E.sprit, décision inédite d'un concile tenu à Séleucie, en ^tiO..., clans la Revue catholique, Louvain, 1860, série Vie, t. m^ p. 166-17.'3; Concilium Seleuciœ et Ctesiphonti kabitum anno ilO, textum srriacum edidit. latine vertit notisque instru.xit, in-4, Lovanii, 1868, (cf. Paulin Martin, dans lo Pnlyhihlion, 1869, t. m, p. 21-23), dans la Science catholique, 1887, t. i, |). 410 ; Le concile tenu à Séleucie Ctésiphon, l'an ilO. dans la Science catholique, 189i, t. vin, jj. 917-926, 1017-1034, réimprimé dans le Compte-rendu du congriis scientifique catholique, 1894, t. ii, p. 250- 276 (cf. A. Boudinhon. dans le Canoniste contemporain, 1896, t. xix, p. 140- 143) ; R. Duval, La littérature syriaque, in-12, Paris, 1899, p. 177 ; J.-B. Chabot, Synodicon orientale ou recueil des synodes nestoriens, dans les Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque Nationale, t. xx-xyii, 1902, p. 253-269; J. Labourt, Le christianisme dans l empire perse sous la dynastie sassanide, in-12, Paris, 1904, p. 92-99; P. Martin, Za particule iFilioque » et le concilede Ctésiphon, dans la Bévue des questions historiques, 1869, t. vi, p. 518-524 ; cf. Bévue des traditions populaires, t. xi, p. 244. Jazdgerd succéda à Hormisdas sur le trône de la Perse lan 399 ou 400 et commença son règne par la persécution des chrétiens. Eu cette année même Arcadius ayant conclu la paix avec Jazdgerd lui envoya en ambassade Maiouta, évô(|U(.' de .Maiphercat, Mésopota-
est ainsi expose dans la biographie de rarclievêque Isaac de Séleucie : « Le roi lazdgerd, qui avait longtemps et cruellement persécuté
mie, médecin distingué, qui avait assisté au concile de Constanlinoplc eu 381 (Socrate, Ilist. eccles., 1. YIII, c. viii, P. G., t. lxvii, col. 752 ; Grég. Barhebraeus, Cliron. eccles.^ scct, ii, p. 62 ; J. S. Asscmani, Jiihlioth. orientaJis^ t. m, pai'l. 7, p. 364-365). Maroula put ainsi réunir uu synode persan à Séicucie ; on y éleva Isaac sur le siège éjjiscopal de cette ville que quittait Caïouma (J. Labourt, op. cit.^ p. 87-92 et la note de la page 88 dont, la chronologie diffère un peu de celle de Lamy), la date de cet événement paraît être en 399. Marouta fut chargé vers 408 d'une nouvelle mission en Perse par Théodosc II, successeur d'Arcadius. Marouta apporta avec lui les décrets des conciles de Nicée et de Coustantinople que l'Eglise persane connaissait h peine par suite de la nécessité où elle se trouvait, pour écarter les soupçons de trahison, d'éviter toute espèce de relations avec les Églises byzantines. Lévèque Isaac jouissait de la faveur d'Inzdgei'd (Amras, dans Asscmani. Bihlioth. orient., t, m, part. 1, p. 365) ce qui faiilila le prdjct de Marouta de pacifier 1 Eglise persane divisée par l'arabitiou de ses évoques {Synod. orient., p. 293). Avec laide du roi, il entreprit une réorganisation et dirigea un concile tenu à Séleucie-Ctésiphon. Quarante archevêques et évèques y assistèrent. D'autres conciles succédèrent à celui-ci en 420 cl en 430, mais celui de 410 est le premier dont le symbole et les canons soient parvenus jusqu'à nous. En 1858, Th. J. Lamy retrouva le texte syriaque dans une collection jacobite de canons contenue dans le ms. de Paris, n. 62 (ixo siècle) et le publia à Louvain, 1868, avec une traduction latine et des notes étendues. Ign. Guidi retrouva le même texte avec les souscriptions épiscopales dans un ms.du musée Borgia à la Propagande, A'. VI, k, transporté à la bibliothèque Vaticane (mai 1902). Un autre ms. contenant la même collection se trouve dans la bibliothèque de l'église de Seert, comme nous l'apprend Ebed Jésus Khyyat, Syri orientales, Romœ, 1870, p. 122 ; enfin M. Chabot a fait usage pour son édition des ms. syr. 332 de la Bibliothèque nationale et K. VI, 4 du Musée Borgia. Ign. Guidi, dans Zeitschrift der deiit. morgenlând. GeseUschaft, 1889, p. 388-il4 a donné les noms des évèques qui ont assisté aux conciles de 410, 420, 439, 485, 499, 544, 553, 577, 677. Les canons du concile de Séleucie avaient été lus par Eusèbe Renaudot dans le ms. syr. 62 {Litiirqiarum orientaliam collectio, t. ii, p. 272) ; J.-S. Assemani en avait trouvé quelques-uns dans la Collection de canons encore manuscrite d'Ebed Jésus (éditée par Mai, Scriptor. veter. nova collectio, t. x) et avait parlé brièvement et doctement du concile de 410 {Bihlioth. orientalis, t. m, part. 1, p. 363-366). Ni l'un ni l'autre n'avaient élevé le moindre doute sur l'authenticité des canons. Muratori, quoique ignorant la langue syriaque, se montrait moins rassuré en publiant {Anliquitates niedi ievii,\.. m, p. 976 sq.) une traduction latine élaborée par un syrien pour le cardinal Frédéric Borromée. Mansi inséra le texte en question dans son Supplementum. (Mansi, Concil. gênerai, collect., supplementum, t. I, col. 286 sq.) Toutefois, comme le concile de Constantinople se trouve mentionné à la fin et comme ce concile n'a pas clénni le dogme de la procession du Saint-Esprit a Filio, il soupçonnait une interpolation à l'endroit oii il est dit : « Nous confessons l'Esprit vivant et saint, Paraclet vivant et saint qui