‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 122 sur 407 · COXCILES A SKl.EUCIi:, A PT01.i;.MAÏS ET A ItllAGA · texte numérisé non relu

COXCILES A SKl.EUCIi:, A PT01.i;.MAÏS ET A ItllAGA

les clirrtioiis, tomba gravemenl luahulo. Dans oclU' extrémilé, il deniaiula à reinpeicur Arcadius de lui oiivover un habile médecin. Celui-ci désigna l'évèqne Maronta et lui donna îles lettres priant la/dgerd de ne pas se montrer cruel à l'égard des chrétiens. Le roi

vient (lu l'ère et du Fils. » Ce soupçon n'était pas fondé. Ilclele, qui ignorait le travail de Tii. J. Lamy, rejeta carrément le concile de Sélcucie en ces ternies : « Le prétendu concile qui aurait transmis à l'évèque do Sélcucie un droit patriarcal sur loute 1 Assyrie, la Médie et la l'crse est évidemment controuvé et la mention d un patriarcat à celte occasion est un anachronisme patent, comme l'a [)rouvé Assemani. m llofele s est lronip('\ il a confondu la di|j;nité do [jatriarciic avec celle de piimat. Ce sont les nesturiens qui, une fois en possession du siège de Sélcucie, se sont arrogé le titre de palriarclic pour être complètement indépendants du siège d'Antiodie. Aupara\ant les mélropolitains île Sélcucie se contentaient du titre de catliolicos d'Oricni (jni é(iuiviilait à peu près à celui de métropolitain. Assi-mani adnicl raulliciilicilë des canons de 410, mais il rejette comme apocryphe la prétendue Icllre des Occidentau.x. Pitra, Juris ecclesiastici Grxcuniin fiistoria et inonumenta, t. ii, donne le symbole de Séleucie en syriaque et en latin d'après le ms. de Milan et il en soutient l'aulhenticité. Cf. Matagne, dans les Etudes religieuses, janvier J8G9 ; F. Marlin, dans la Revue des quest. hist., 1869, t. vi, p. 518-524 ; Zingerlé dans T/icologisches Lileratnrhlatt^ 18G8 ; P. Marlin, Lettre au />'" Pitsoy. sur la double procession du Saint-Esprit. Paris, 187(3, p. 19, qui défendait l'authenlicité que conibatlcnl le Churcli Times, 1869 et le Colonial Church Times, mai 1870. Ce dernier n'émet de doutes que sur 1 aullH>nlicilc de quatre ou cinc] canons. Enfin M. Brosset, dans les Bulletins de l Académie impériale de Saint-Pélersbonrg^ t. vi, 6"-' livraisons et P. Viollel, dans la Rcue Iiistori/fue, 1876, acceptent les conclusions de Th. J. Lamy.

L époque de la célébration du concile est clairement maïquée par les manuscrits comme nous le verrons plus loin dans le texte (jue nous transcrirons. Il résulte de leur témoignage que lazdgerd v ordonna que, dans toul son empire, les églises détruites par ses pères fussent magnifiquement reconslruiles, que tous ceux qui avaient élé éprouvés pour Dieu fussent remis en liberté, que les prêtres, les chefs et le clergé circulassent en liberté et sans crainte. » [Synod, orient , p. 254.) Ce fut comme l'Édil de Milan de l'Église persane (J. Labourl, op. cit., p. 93). Nous ignoi'ons le détail des négociations qui précédèrent celle déclaration officielle ; mais l'évèque Marnula y eut une gi-ande part. Il était porteur de trois lettres adressées par les « Pères occi<lcnlaux >> à la/.dgerd et aux évèques, — au roi de Perse, — à lévèciuc Isaac. Braun, De sancla Nicœna synodo, dans Kirchengeschichtliche Studien, Miuisler, 1898, p. 34 scj. Ces lettres portaient les signatures de Porphyrios d Anlioche, d'Acacc d Alep (Acace de Bérée, que nous retrouverons au concile irEj)hèse), Pagida iPEdcssc, Lusèbe de Tclla, Acace d'Amid, et ces grands noms ajoutaient encore à la grave mission de Maroula qui sul convaincre le roi de Pei'se et le décider à provoque r uiK' réunion générale des prélats ui'iiiilaux, S\no(l. aiicnl., p. 'l^A't. Aii mois de janvier, en la solcnnilo de I l-^pij)lianie, les é\éc[ues se léunirent dans la grande église pour enlendj-c la leclur-e de la K ttr'c des a Pèies occiilentanx >,

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guérit et, plein de reconnaissance, accéda à la demande que lui fit [103] Marouta de rétablir l'Église chrétienne. Isaac, patriarche de Séleucie-Gtésiphon, réunit aussitôt en concile, dans sa cathédrale^ quarante évêques perses, parmi lesquels Marouta.

Le concile proprement dit s ouvrit le 1<^'' février 410. Tous les témoignages sont d'accord sur ce point. Ils ont été recueillis par Th. J. Lamy, Compte-rendu^ p. 257-260), il suffît de renvoyer à l'énumération qu'il en fait. M. Ign. Guidi a tiré du ms. de la Propagande les noms des évêques qui ont apposé leur signature au bas des Actes du concile. Mais il a tronqué le dernier canon qui règle la hiérarchie et l'ordre de préséance, en même temps qu il énumère les provinces ecclésiastiques et les évêchés. Voici cet important document : « En premier lieu, le catholicos occupant le siège de Séleucie-Clésiphon, il est le grand métropolitain et le chef de tous les évêques, avec l'évêque de Chaschar qui a rang de métropolitain, qui est le bras droit et le coadjuteur du catholicos , administre le siège et remplit les fonctions de métropolitain sous les ordres et la direction du grand inélropolitain, qui occupe le siège de Séleucie et de Ctésiphon. Après lui le siège de Beth-Lapel, métropolitain de la province de Belh-Hazaie (Suziane). Lors donc que les évêques recensés ici viennent à mourir, l'évêque qui est créé par le métropolitain de Séleucie-Ctésiphon, devient métropolitain des évêques, ses collègues. Ensuite, l'évêque métropolitain de Nisibe, avec ses suffraganls d Arzoun, de Cardon, de Beth-Zabdé, de Beth-Chahinai et de Beth- Moncsaie. Ensuite, l'évêque métropolitain de Phrat-Maischan (Bassora) avec ses suffragants de Carca, de Rima et de Naiiargour. Ensuite l'évêque métropolitain d'Arbelles avec ses suffragants de Beth-Nahadra, de Beth-Bagasch, de Beth- Dagan, de Ramounin, de Mahgart et de Dabrinous. Ensuite le métropolitain de Carca (de Beth-Selouc) avec ses suffragants de Shaharqadat, de Laschoum, d'Arioun, de Rach et d'Aabaglal. » Le concile énumère ensuite par leurs noms les métropolitains et les évêques en fonction ; nous voyons que les titulaires de sièges situées dans des régions très éloignées seront astreints à souscrire aux canons du concile et à les faire observer. Les signatures, au nombre de trente-sept, apposées au bas des Actes prouvent que l'énumération hiérarchique donnée par les Actes est incomplète, sans doute par la faute d un copiste. On devrait lire quarante noms, mais les deux évêques excommuniés Bité et Maschmadan ont pas signé; le troisième nom manquant peut être un oubli. D'après M. J. Labourt, op. cit., p. 94, note 1 : « Le nombre des évêques qui prirent part [au concile] n est pas certain. La lettre de convocation donne le chiffre de quarante. D'autre part, la liste des évêchés contient seulement vingt-six noms et celle des souscripteurs treule-sept. Je crois : lo que la liste des évêchés ne contient que ceux dont les titulaires étaient présents à Séleucie : les pays lointains, ou n'étaient pas représentés, ou n étaient pas groupés sous une juridiction métropolitaine ; de plus il y avait deux ou trois compétiteurs pour certains sièges ; 2° en ajoutant les noms de Bâtai de Mesamhig et de Daniel qui étaient présents au concile, mais ne furent pas admis à souscrire, on atteint le chiffre de 39 ou 40 qui est celui de la convocation. » Voir une autre explication de J.-B. Chabot : Sur la liste des é^'êques mentionnes dans le synode d'Isaac, op. cit., p. G16-620. Piirmi les évêques siégeant au concile plusieurs s'étaient

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