‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 130 sur 407 · Cf. son Apologia, dans Mansi, op. cit., col · texte numérisé non relu

Cf. son Apologia, dans Mansi, op. cit., col

3. Cet ensemble de circonstances semble résulter d'un accord secret; on est surpris de constater que saint Augustin n'en fait pas menlion. (II. L.)

4. Cf. S. Augustin, De gestis Pelagii, c. xxv et c. xxi, et Dom Ceillior, Hist. génér. aut. ecclés., t. xii, p. 715.

5. Jean de Jérusalem montra pendant le concile une partialité révoltante ; son discours a été conservé en partie par saint Augustin ; il y soutient que Pelage admet la grâce de Jésus-Christ et se répand en invectives contre Héros et Lazare. (11. L.|

6. Les renseignements sur ce concile sont épars dans saint Augustin ; nous citerons toujours, dans les passages qui vont suivre, l'endroit précis d'où ces détailN seront tirés. Ils ont été réunis dans Mansi, op. cit., t. iv, col, 315 sq. et dans Hardouin, op. cit., t. i, col. 1209 ; en allemand, dans Fuchs, Bihliothek der Kirchen\-ers.j t. m, p. ;i2S-li;j7. Mansi, op. cit., col. 311 sq., suivant en cela l'exemple donné par ceux i[iii onl f;iil h s jnemières collections des conciles, a donné un exposé des principes ariens dont ce synode a eu à s'occuper,

Le premier chef d'accusation portait que : « Nul ne peut être sans péché, s'il ne possède la connaissance de la loi. » Le concile demanda à Pelage : « As-tu enseigné cela ? » Il dit : « Oui, mais dans un autre sens c[ue l'entendent mes adversaires, c'est-à-dire, dans ce sens, que la connaissance de la loi est pour l'homme un secours afin de ne pas pécher. » Le concile déclara que ce sentiment était celui de l'Église 1. \iiO]

Le concile fit lire un autre principe de Pelage extrait du même mémoire ; il était ainsi conçu : « Chacun est régi par sa propre volonté. » Et Pelage expliqua encore ces mots d'une manière satisfaisante ^. Le troisième principe : « Au jour du jugement tous les pécheurs tomberont dans le feu éternel, » parut jusqu'à un certain point en contradiction avec ce principe dn pardon accordé aux pécheurs à cause du Christ ; mais Pelage en appela à un passage de saint Matthieu (xxv, 46), accusa d'origénisme quiconque enseignait autrement, et obtint de nouveau l'approbation du concile ^.

On passa à la quatrième joroposition : « Le mal ne vient pas même en pensée (au juste). » Pelage expliqua que cette proposition voulait seulement dire ceci : « Le chrétien doit s'efforcer de ne pas même penser à mal, « et ceci eut de nouveau l'approbation du concile *. Pelage expliqua encore deux autres propositions extraites de ses livres : « Le royaume du ciel a été prédit dans l'Ancien Testament ; » et, « L'homme peut, s'il le veut, être tout à fait exempt de péché ^. » Il le fit à la satisfaction de tous. Pelage passa ensuite à deux accusations d'une autre nature ; par une flatterie outrée il avait écrit à une veuve, qu'elle était sans péché, et il avait dit avoir lui-même les mains complètement pures. Pelage déclara que ces accusations n'avaient même pas le mérite de la vraisemblance, et le concile exprima tout son mécontentement contre les accusateurs ^.

On fit valoir que déjà au concile de Carthage, en 411, on avait donné ce qui suit pour la doctrine de Célestius : « Adam avait été créé

il les a pris dans saint Augustin, Epislol., clxxxvi (al. cvi) et ailleurs. Son exposé n'a pas grande valeur.

1. Nous tenons ce détail de saint Augustin, De gestis Pelagii, c. i, dnns Mansi, op. cit., t. iv, col. 31G, et Hardouin, op. cit., t. i, col. 2009.

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