CONCILES AU SUJKT l)f PHLACtAXISME
mortel, et cùt-il ou irprit-il pas p(''clu'. il stM-ait mort ('^Mleineiit. Le péché crAdain ne lut miisi]>le (pi a son auteur et non a toute riuimaiiité ; la loi coiuluil donc au rovaunie (Ui Dieu tout eoninie rÉvangile. Avant l'apparition du Christ, il y avait eu des hommes complètement exempts tle péché ; les nouveau-nés sont dans l'état où se trouvait Adam avant sa chute; ni la morl d'Adam ni L^^-'-J son pi'ché nOnI cause'- la mort de tous les hommes, de même (|ue la résurrection du (Hirist n'est pas la caust' de la résuirection universelle. »
Dans sa réponse à Ililaire, saint Augustin r(''rulait les disciples siciliens de Célestius et relevail cespropositions erronées : « L'homme peut, s'il le vent, vivre sans péché ; les enfants, même non baptisés, peuvent avoir paît au rovaume de Dieu, et les riches ne peuvent y entrer, s'ils ne renoncent à tout, o Pelage i-épondit que Lhonime pouvait être sans péché. Ainsi ([uil l'avait dit. il y avait eu, môme avant la naissance du Christ, des hommes exempts de tout péché ; quant aux autres phrases, elles n'étaient pas de lui, il n'avait pas à y répondre. Cependant, pour donner toute satisfaction au concile, il condamnait ces phrases ; sa déclaration satisfit complètement l'assemblée ^.
On lui attribuait encore cette proposition : « Même sur la terre l'Eglise est sans taches et sans rides. » Pelage répondit : « Oui, elle a été délivrée de toute tache et de toute ride par le baptême, et le Seigneur voulait qu'elle restât ainsi. » Le concile approuva -.
On cita ensuite cette phrase du livre de Célestius : « Nous faisons plus qu'il n'est prescrit dans la loi et dans l'Evangile. » Pelage répondit qu'il songeait au célibat, qui était observé et n'était pas commandé ; le concile dit : « L'Église aussi enseigne cela ^. » Autre phrase de Célestius : « La grâce divine n'est pas accordée pour les actions en particulier, elle consiste en une volonté libre et dans le don de la loi et de la doctrine ; » en outre, « la grâce de Dieu nous est distribuée d'après nos mérites, et Dieu serait injuste s'il se donnait aux pécheurs ; aussi notre dignité ou notre indignité dépendent-elles de nous, car, si tout ce que nous faisons ne se faisait que par la grâce de Dieu, ce n'est pas nous qui
1. S. Augustin, De pt'ccatu oiiginali, V\h. II, c. xi ; De gcstis Pelas^ii, c. xi, dans Mansi, op. cil., col. 318; Hardouin, op. cit., col. 2011.
2. S. Augustin, JJc gcstis Pelagii^ c. xii. P. L., t. xi.iv, col. 3!}0, Mansi, op. cit., col 318 ; Hardouin, loc. cit.