‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 134 sur 407 · Probablement au mois de juin · texte numérisé non relu

Probablement au mois de juin

3. Voyez la lettre synodale, dont nous allons bientôt parler, de ce synode de Cartilage.

1. Mansi, op. cit., t. iv, col. 321 sq. ; Hardouin, op. cit.^ t. i, col. 1013; Ballerini, dans S. Lconis, Opéra, t. m, |). 128 sq. : en allemand, dans Fuchs, Billiothek der Kirchenvers.y t. m, p. 338 sq. ; Labbe, Concilia., t. ii, col. 1533- 1536, 1283-1287; Coleti, Concilia, t. ni, col. 375. Dès que les évèques présents eurent entendu les lettres de Héros et de Lazare, ils liienl relire les actes du

voyons par là que plus de soixante-huit évêques, dont les noms sont cités ^, assistèrent au concile ; ils appartenaient tous à l'Afrique proconsulaire, c'est pourquoi saint Augustin n'en fit pas partie, car Hippo-Regius appartenait àlaNumidie.

[.es évêques de la Numidie imitèrent ceux de l'Afrique proconsulaire, et s'assemblèrent à Milève, en 416, sous la présidence de Sylvain i^primce scdls episcopus). Nous ne possédons également de ce concile que la lettre synodale écrite au pape Innocent ^^ d'après laquelle soixante-et-un évêques, au nombre desquels se trouvait saint Augustin, y auraient pris part. Dans cette lettre synodale,

concile de 411 et résolurent de prononcer une nouvelle condamnation contre Célestius dont l'ordination subreptice reçue à Ephèse ne taisait plus guère de doute. Avec Célestius on analhéiualisa Pelage, espérant par celte sévérité prévenir le danger de prosélytisme qui pourrait naître d'une indulgence intempestive. On rencontrait alors presque partout en Afrique de ces esprits opiniâtres qui combattaient la grâce, séduisaient les faibles et les ignorants et fatiguaient de leurs disputes les hommes doctes. Pour donner plus de gravité encore à la condamnation, le concile portait l'affaire devant le pape Innocent. En effet, le bj-uit courait que le pape avait approuvé les raisons du concile de Diospolis pour innocenter Pelage. Possidius, Vita Augiistini^ c. xviii, témoigne de cette anxiété qui étreignait les églises d'Afrique. Le concile envoya à Innocent 1er lu lettre de Héros et de Lazare avec les actes du concile de 411, de plus, une lettre particulière signée par tous les évêques présents et qui se terminait ainsi : « Quand même Pelage et Célestius seraient corrigés, quand même ils diraient que telle n'a jamais été leur opinion et renieraient tous les écrits qu'on leur impute, sans qu'on pût leur prouver avec évidence qu'ils ont menti ; cependant soit anathème tout homme enseignant et soutenant que la nature liumaine se suffit à elle-même, pour éviter le péclié et accomplir les commandements de Dieu, et tout homme se déclarant ennemi de la grâce de Dieu, à laquelle les prières des saints ont rendu un si éclatant témoignage, soit également anathème celui qui nie que les enfants sont délivrés de la perdition par le baptême de Jésus-Christ ou soutient que sans ce baptême ils obtiennent la vie éternelle. » (H. L.)]

1. Un certain nombre d'entre ces évêques avaient dû assister à la conférence de 411, on pourrait donc, sans trop de chances d'erreurs, identifier les sièges épiscopaux de la plupart d'entre eux. Les plus célèbres prélats présents étaient Aurèle de Carihago, Mncent de Culusa (?), Théase de Membres. (H. L.)

2. La collection VITispana attribue vingt-sept canons à ce synode, mais ils appartiennent tous à d'autres conciles. Ils ont été imprimés dans Mansi, op. cit., t. IV, col. o2G sq. ; Ilardouin, op. cit., t. i, col. 1217 sq. ; en allemand, dans Fuchs, op. cit.., p. 346 sq. ; Schelstraate, Antiq. Eccles. african., dissert. III ; Noris, Ilis t or. Pelagii, Wh.J^ c. x. et Hardouin et Mansi dans leurs notes, ont prouvé que ces canons avaient une autre provenance. [Les plus remarquables parmi les signataires de cette lettre sont, avec saint Augustin, Sylvain de Zumma, primat, Aurèle de Macomades, Alype de Thagaste, Sévère de Milève, Fortunat de Cir-

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