‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 157 sur 407 · Cf. Klee, Dogmengesch., t. ii, p · texte numérisé non relu

Cf. Klee, Dogmengesch., t. ii, p

5. L'importance véritable de Tapollinarisme dans l'histoire de la théologie chrétienne se trouve dans ce fait que l'intérêt dogmatique se déplace de la doctrine triuitaire à la doctrine christologique. C'est ce titre d'ascendant des grandes hérésies du ve et du vie siècle qui donne à l'apollinarisme une importance que sa destinée particulière ne lui vaudrait probablement pas. La réaction contre l'arianisme avait entraîné Apollinaire dans une erreur non moins funeste. Tandis qu'Arius se préoccupait de montrer comment, pu étant homme, le Christ était devenu Dieu (Dorner, Die Lehre vonder Person Christi^ 2c édit., Stuttgart, 1845, t. i, p. 890), les apollinaristes s'évertuaient à montrer dans le Sauveur l'impossibilité de l'intégrité d'une nature humaine. Si les ariens tenaient le Christ pour éminemment sujet au changement et entré en possession de l'immutabilité dans le bien par une lutte morale, les apollinaristes s'opposaient à toute idée de changement et ne voulaient reconnaître dans l'Homme- Dieu rien de créé en ce qui concernait sa nature spirituelle. Cependant Apollinaire, comme Arius lui-même, avait subi la double influence des écoles d'Egypte et d'Antioche et son esprit contenait un bizarre mélange et comme un dosage malhabile de l'esprit religieux des alexandrins et de l'esprit rationaliste des autiochiens. La difficulté que présente au regard de la raison l'union de deux natures parfaites eu une seule personne, fut pour sa foi la pierre d'achoppement; en défendant l'unité personnelle du Christ contre la

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