DOCTIUNE SUR l'uNION DES DEUX NATUHES, ETC
nase, ainsi (j[iie 1 ont icfomui . non sculenirnl Moiillaucun, Molilcr, mais encore ^liinsclier '. Il u\ii iL-sultc pas <[iic siiinl Alhanasenese soit pas servi do l'cxprcsslun ;j.b.v çj-iv t:j Szz'j Ai^cj t73ffapy.(o;j.$v/;v qui peut être inlcrprétée dans nn sons orlhotloxe, car elle paraît avoir été en usaj^e en Egypte. Cyrille et Dioscore l'attribuent à Athanase, et elle lut rej^ardée comme la véritable expression de la doctrine orthodoxe.
Lors([ue Grégoire de Xa/ian/i" et Grégoire de Xysse conibattoMl rapolllnarisme -, ils melUMil en relidle plus possible les deux
1. Dans son /.rhrhiich dfr Dogmengeschichtc, I. i, p.-'iJ, tandis que dans sou Ilundbucli (loi- Doginengescinchtc, l. iv, p. 15, il atlribuait le livre à Athanase.
2. Draesckc, Gregurios s'on Xaziditz und sein Verhâllniss ziiiii Apolli/uirisniKS dans T/icologi.scItc Sfudicn und Krittkcn, 1892, p. 470-512, contienl un cntain nombre d'erreurs de détails relevées dans G. Voisin, L'apollinarisme^ in-8, Louvain, 1901, p. 101, note 1. Ce dernier ouvra^e conlit'nl un paragraphe inlitulé : Grégoire de Nazianze en lutte contre l'apoUinarisine, p. 99-112. Après sa démission du siège de Constantinople, eu o81, Grégoire s'était retiré malade à Arianzc. Les apollinaristes firent alors invasion dans sa ville épiscopale et abusant de la tactique de Grégoire qui les ménageait dans l'espoir de les convertir, ils répandirent le bruit que Grégoire partageait leur doctrine louchant le dogme de l'Incarnation. Ils se prévalurent en outre de l'orlliodoxie de leur maître en matière trinitaire pour imposer leurs vues christologiques, eniin ils assurèrent avoir été admis à la communion catholique par un concile occidental. Ceux qui ne [)artageaient pas leurs erreurs se taisaient et la réputation de Grégoire se trouva compromise. Informé de cette situation, il écrit à Clédonius afin de prémunir ses ouailles contre les sophismes des hérétiques. Il rappelle les laits qui se sont produits à Ps'azian/.e et formule dix anathèmes contre les erreurs christologiques qui avaient cours à cette époque, notamment contre les erreurs d'écoles d'Antioche, contre celles d'Apollinaire et celles qui lui étaient attribuées à lui-même. Petau, De incarnatione, 1. I, c. vi ; UUmann, Grt'gorins von Nazianz der Theologe, Gotha, 1867, p. 282, disent que ces dix anathèmes sont portés centime les apollinaristes ; Tillemont dit que ces anathèmes visent les erreurs dont les apollinaristes pouvaient accuser la foi catiiolique. Ce sont les erreurs christologiques en général que Grégoire a en vue et dont il veut prémunir les fidèles de Nazianze. Les anathèmes m et vu visent la doctrine opposée à celle d'Apollinaire, le \^ son erreur propre; les antres, les doctrines professées par certains ch; ses partisans et qu'on lui attribuait. C'est à la négation de l'esprit humain du Christ que Grégoire s'arrête le plus longuement. Toute sa iht.se peut se lésumcr dans ces deux pi-oposi(ions : le Christ est véritablement homme ; il s'est uni à ce qu'il est venu sauver. Ouest surpris de rencontrer une partie notoirement insuffisante lorsqu'il s'agit de réfuter l'argument fondamental d'Apollinaire : le Christ ne pcjuvait avoir en lui deux êtres parfaits, o-Jz èyo^pci, 3r,al, ôjo ti/îta. 11 e*;l juste dt; dire (jne la solution de cette difficulté divise, de nos jours cnccjre, les tliéologiens. Giégoii-e n'a rien fait de plus (jue de proposer une réponse, tout eu constatant qu'il s'agit
natures du Christ ; c'est surtout ce que fait saint Grégoire de Nazianze {oûatiz [J.vf oùo, ©eQqy,al avOpw'::o; ulol oï cj oùo). Orat., li. Mais l'un et l'autre parlent aussi de la (jjy''''P<^<3':ç et àva/.paatç, c'est-à-dire d'un mélange des deux natures, et saint Grégoire de Nysse ne se défait pas complètement de cette idée, que la nature humaine a dû être métamorphosée en la nature divine i.
Mécontents des raisons apportées de part et d'autre, les docteurs de l'école d'Antioche de la fin du iv^ siècle ou du commencement du V* siècle, pensèrent qu'il fallait donner une explication nouvelle de l'union des deux natures. A les entendre, leurs prédécesseurs n'avaient pas sauvegardé, d'une manière suffisante, l'être et la distinction de chaque nature ; ils n'avaient pas attaqué la base même de l'apollinarisme, mais s'étaient au contraire plus ou moins inspirés de ce système. C'est ainsi qu'Apollinaire trouva dans sa patrie, en Syrie, des adversaires plus déclarés qu'ailleurs ; c'étaient des hommes de grand talent et de grande renommée, parmi lesquels nous citerons Diodore de Tarse 2 et Théodore de Mopsueste, en Cili- [^^5]
d'un mystère. Les autres adversaires n'en ont pas fait autant, par exemple Grégoire de Nysse, Antiriheticus, u. 39, qui se contente de rétorquer la difficulté de l'hérésiarque. La lettre à Clédonius ne permettait plus le malentendu, mais les apollin.nristcs changèrent de front. Pour tout ce qui suit, nous renvoyons à Voisin, op. cit., p. 103-106. (H. L.)
1. Mimscher, Lchrb., t. i, p. 274, n. 8, p. 276, n. 9, p. 298.
2. Avec Arius et les « collucianistes », nous avons été mis en relations avec l'école d'Antioche et la première génération ; avec Diodore et Théodore, nous allons fréquenter la jeune génération qui se rattache à la précédente par un culte non moins obstiné pour l'exégèse littérale. Eustathe, vers 337, marque en quelque manière la transition ou le trait d'union entre les deux groupes. Le second, qui nous importe seul désormais, aura pour coryphée Diodore de Tarse dont le plus illustre élève sera ce Théodore de Mopsueste, l'exégète le plus près du rationalisme que l'antiquité ait eu, et en même temps le théologien en qui Pelage et Nestorius ont pu trouver leui- doctrine. Diodore fut évêque de Tarse vers 378 et mourut avant 394. Il étudia à Athènes et dirigea ensuite à Autioche les àay.r,Tr|f/ta qui devinrent, grâce à lui, un foyer d'esprit nicéen et de résistance à l'arianisme. Jean Chrysostome et Théodore de Mopsueste sortiront de là. Ami de saint Basile, il exerce une influence aujourd'hui oubliée et qui fut, en son temps, considérable. Il la doit en bonne partie à son activité et à sa maîtrise littéraire. Ce qui le perdra c'est sa postérité. Son œuvre et son enseignement contiennent le germe du nestorianisme, c'est ce qui explique le discrédit qui l'atteindra et l'oubli qui le couvrira à partir du concile d'Ephèse. Siridas a tiré de V Histoire ecclésiastique de Théodore le lecteur un catalogue étendu, bien qu'incomplet, des ouvrages de Diodore. Il n en subsiste aujourd'iiui que des fragments. Les plus importants sont ceux qui