NESTORILS
prétendaient que Xeslorins n'avait rien onseifrrK" (rhéférocloxe *.
5" deux lettres à Cyrille (430) ; 6» un syllabus de propositions extraites par Cyrille des œuvres de Nestorius ; 7° les deux anathéraatisnies de Nestorius en réponse à ceux de Cyrille. D'autres t'erits pourraient exister, mais ils sont encore, bien que signalés par D. tiarnier depuis plus d'un siècle cl demi, engagés dans l'œuvre de divers écrivains. L'œuvre de Nestorius, quoique principalement or.itoire, nous est surtout connue par des fragments. On n en saurait être surpris puisque, en 'icî5, un édit de Tliéodose II (Cod. theodos., 1. XVI, lit. V, I. 66) enjoint de brûler et interdit de citer, de lire et copier ou mèuie simplement de détenir, les impios libres ncfctndi socrilegi Aestorii adversus venerabilein urtliodoxorum sectam decretat/iie sanctis.simi cœlits antistituin Ephcsii liabiti. Le \ ' coucile œcuménique, tenu à Conslantinople en 553, prendra ces mesures à son comi^te et les étendra aux écrits de Théodore de Mopsueste et de Diodore de Tarse. (H. L.)
1. C'est se montrer plus qu'indulgent. Ce que dit Nestorius de la personne du Sauveur suftlrait à prouver son parfait accord avec Théodore de Mopsueste dans ce que celui-ci avait de plus inacceptable, la réduction de l'Incarnation du Logos en une simple union morale de Dieu et d'une personne humaine. Nestorius par conséquent se dégageait lui aussi do la « communication des iiliomes B. L'insuflisance de son acquit théologique perdit Nestorius qui interpréta à sa manière — inexactement cela va sans dire — les formules dogmatiques ofiiciclles et ensuite s'éleva contre le sens faussé gratuitement donné par lui des dogmes chrélions. Nous avons vu Socrate noter l'écueil du mot theotocos pour ce théologien à qui ce mot était tout un mystère. C'est qu'en ell'et Nestorius croit découvrir dans le mol theotocos la supposition que la divinité est née d'une créature humaine, par conséquent elle a dû naître deux fois et elle a eu un commencement. Entre son premier discours dont nous avons cité dans une note précédente le passage important et le quatrième discours, qu'on lira j)lus loin, la lumière ne s'est pas faite dans son esprit. Celte union du Logos divin avec l'homme Jésus, sur laquelle s est exercée si malheureusement l'ingéniosité de Théodore de Mopsueste, est une simple réédition des idées de ce dernier. Dans le premier discours il appelle l'homme uni au Logos, instrument ou organe de la divinité, temple, vase, vêtement ; il ne va pas au delà et ces conceptions timides et étriquées se retrouvent dans le discours contre Proclus. Ces mêmes expressions peuvent s'entendre des rapports existant entre Dieu et les justes et les saints, aussi Nestorius présentait l'union du Logos et de Ihomme comme étant d'un degré supérieur, mais il n'usait se débarrasser du terme biblique d'Incarnation quoiqu'il ne voulût y voir rien de plus qu'une union ininterrompue du Logos avec l'homme. C'est ainsi que Cyrille e\i30se sa doctrine dans le Coinnionitorium adressé au pape Célestin et ajouté à la lettre XI P. G.,\. Lxxv, col. 83, : '^LiTTî xav ÈvavOpwTtinTa; AEvriTat ô [xovoyîVYj; tov Oeo-j Aoyo; ; ciTt (Tvvf,v ài\, w; àv6ptÔTC<i) iytw Toi iv. ■:•?,; IlapÔEvo-j, 5ià to'jto \ivt-.an. ÈvavÔpto- 7tf|Tafw7T:Ep lï (7-jvf|V TOt; 7rpo^r,Tati;, o'jtw, ?y)'7i', %x\ to-jtù) /arà [isirova (ryvâçEiav. Nestorius évitait également, ajoute saint Cyrille, le terme « union », evoxt!;, et il employait le terme «liaison», (T-jvâçiEia, qui ne mar([ue rien de plus qu'un rapprochement entre deux choses restant extérieures l'une à l'autre; il reconnaissait pourtant (pie nlte liaison n'avait pas été interrompue depuis le moment
La seconde homélie de Nestorius s'ouvre par des reproches plus [152] que déplacés contre ses prédécesseurs. Il les accuse de n'avoir pas employé assez de temps à donner au peuple une connaissance plus approfondie de Dieu ^. Il passe ensuite à son thème favori : Le
de la création, P. G., t. lxxv, col. 85, 87 : Aià tojto çîjyct TravTayoû rb XÉystv tyiv evwdiv, àXX' ôvofjix^Ei auviostav^ wffTrep ÈaTiv o; k'^wOsv, y.cd co; av ^.éyr^ Trpb; 'Ir|(7oyv, OTt, 7.a9' o)c r|V [j.£T:à Moùctti o'jtw; k'dwfxai lASTa trou" v.p-JTiTOJv ok ttiv àcsêEtav, ),éy£i o-'. èx [ii^Tpaç (jÙvT|V a-jTw. Nestorius acceptail d'aller jusqu'à dire que le Logos avait pris une personne humaine parfaite, parce que selon lui une nature humaine parfaite ne pouvait exister qu'à l'état de personne. C'est toujours la doctrine littérale de Théodore. «: Dieu, disait Nestorius, par sa liaison ou son association avec les hommes, n'a pas subi de changemenL, mais, uni à la nature humaine et la serrant ccsnire lui-mèuie, il l'a relevée au plus haut degré tout en demeurant lui-même immuable. Afin de satisfaire poui- les hommes, le Christ a pris la personne de la nature débitrice. Le Christ n'est pas simplement homme, mais homme et Dieu en même temps, et j'adore cet homme qui a la divinité pour collaborateur de l'autorité divine, comme l'instrument de la bonté de Dieu, comme le vivant vêtement de pourpre du roi, je sépare les natures, mais j'unis Tadoration. » Saint Cyrille reproche à Nestorius, quand celui-ci parle de l'adoration due au Christ, de faire toujours mention d'une double adoration et d'employer la préposition ai'ec parce que, dans sa pensée, l'homme Jésus à cause de son union intime avec le Logos méritait également et tout à côté de lui l'adoration. Nestorius admettait que celte association entre le Logos et l'homme Jésus a été ininterrompue, attachée au moment même de la conception et inséparable ; cependant — et ici encore il suivait son inspirateur Théodore— il la faisait dépendre de la supposition des mérites du Christ en tant qu'homme. S. Cyrille, CoininonitoriuiHj P. G., t. lxxv, col. 85: <ï>-o'3-lv ort ô Osoç Aôyo; TTpoeyvioy.wç, oxi ô àx tti; àytaç IlapôÉvo'j yîvoij.svo;, àytoç k'o-tat /.al [AÉya;, eî; to-jt;' èlsXÉ^aTO a-JTÔv, y.al Tiapeo-xs-jaffs [aèv y£vv/)6-?^vat ôt^a àvSpbç ây. Tr,; IlapÔevou. (H. L.)
1. « Au fond, disait-il publiquement, ce peuple-ci est très ignorant. On voit bien que ses pasleurs n'ont pas eu le loisir de l'instruire. » Le trait frappait non seulement le peuple, mais encore le clergé, dont une partie avait reçu l'ordination des mains de saint Jean Chrysostome. On s'émut d'une telle impertinence et ce clergé bravé de la sorte résolut d'opposer aux nouveautés de l'évêque la doctrine traditionnelle dans l'Eglise de Constanlinople. Un prêtre, nommé Proclus, fut choisi par ses collègues pour être leur champion. C'était un ancien familier de saint Jean Chrysostome, tout imbu de sa doctrine et véritable personnification de la tradition constantinopolitaine. Proclus fit choix d'une fête de la Vierge pour prononcer son discours. Dès le début, il donna à Marie le til^re de Théotocos, le seul vraiment convenable à sa gloire et à sou rang. « Tous les hommes, disait Proclus, engagés au péché par la chute d'Adam, tombaient nécessairement sous sa condamnation et dans la mort, s'ils n'avaient été rachetés par une vicliuje ég;ile à la grandeur de leur dette. Aucun homme ne pouvait les racheter puisqu'ils étaient tous coupables et avaient tous besoin d'un sauveur. Aucun ange ne le pouvait parce qu'il n'eût pus trouvé de victime convenable. Dieu devait donc se livrer h. la mort pour nous racheter; mais