‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 174 sur 407 · NESTORIUS · texte numérisé non relu

NESTORIUS

qui avaient adressé cuiilre lui ù reiiipereur uu nuMuoiio (juc nous possédons encore *.

I^roclus, jadis prêtre à Conslantinople, avait été nommé par Sisin- -I54"! nius, raucicu patriarche, évoque de Cyziquc, mais les habitants de cette ville n'avant pas voulu le recevoir, il continuait d'habiter à Conslantinople; il lut chargé par le clergé métropolitain de réfuter les erreurs tle Nestorius -. C»dui-ci se crut obligé d'improviser surle-champ une réponse au discours de Proclus, pour garantir les assistants, disait-il, contre une vénération exagérée de Marie, et les mettre en garde contre cette proposition que le Logos était né deux l'ois (c'est-à-dire, avant toute éternité du Père, et dans le temps, de Marie). Quicompir ('il d"iinc manière absolue que Dieu est né de Marie, rend le dogme chrétien ridicule aux yeux des païens..., car le païen pourrait répondre : « Je ne saurais prier un Dieu ([ui est né, (jui est mort et qui a été enterré. )) Ce qui est né est évidemment la nature humaine, mais la divinité est unie à elle... Nestorius est donc tout à fait d'accord avec l'orateur lorsque celui-ci dit : « Celui qui est né de la femme n'est pas simplement Dieu, ou n'est pas simplement homme, car c'est l'humanité qui naît unie à la divinité... » Est-ce donc que le Logos est ressuscité d'entre les morts ? et si celui qui donne la vie (le Logos) est mort, qui donc donnera la vie ? Le mystère de la religion doit être exprimé ainsi : « Autre chose est le Logos qui habite dans le temple formé par le Saint-Esprit, et autre chose est ce temple lui-même tout à fait différent du Dieu qui y habite... » Il reconnaissait donc l'existence de deux natures et de deux substances, mais il confessait qu'elles étaient unies... Enfin l'accusation, qui apparentait sa doctrine au photinisme était ridicule, puisque ses opinions contredisaient celles de Photin ^.

Dans un autre discours, dirigé encore contre Proclus et prononcé plus tard, Nestorius déclara qui» la rigueur il souffrirait l'expression ()tz-.z/.z: entendue comme il fallait l'entendre, mais qu'il était obligé de l'attaquer parce qu'elle servait de déguisement à des opinions ariennes et apollinaristes *. En effet, si on ne distinguait pas

1. Hardouin, op. cit., t. i, col. 1336; Mansi, op. cit., t. iv, col. 1102.

2. Ce discours, dont nous avons douiié en note un passage (p. 240, note 1) se trouve en latin dans P. L., t, xi.viii, col. 776 sq. ; en grec dans Mansi, op. cit., t. IV, col. 578 sq. ; Har<l(iuiii a omis de le donner.

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