NESTonius
Christ foininc liomino. par L-xciiiplo son igiioraïuo de telle ou telle chose, et conclure Je là au suhordiiialianisnie. Nestorius suppose ensuite que ceux qui se servent du mot Oect:/:; croient que la divinité a pris naissance par Marie, ce (|ui navail clé soutenu par personne ; et, pour éviter tout sujet d'erreur, il veut que Ton dise : <( Dieu a [1551 P^^^^ V^^ Marie » [iransiit), au lieu de dire : Dieu est né de Marie "•. Nous possédons un Iragmeut d un sermon directement dirigé contre la communication des idiomes, et en parliculier contre cette expression : Le Logos a souflert '-'. Mais le iv'" sermon dirigé contre
fiée. Le pou de science de iN'estoiius cl le peu de pn'cision de son langage expliquent l'hésitation persistante des tliéologicns sur le fond de sa doctrine. En somme, poussé dans ses deruiiis rotranclieniints, Nestorius arrivait à ces pio- DDsitions : la divinité n'est pas née de la Vierge ; le Christ se compose de deux hypostases, c'ost-à-dire deux Trpo'cioTra ou une personne moralement unique. L'union lij'postatique à Lupielle '1 liéodore de Mopsucste et Nestorius venaient s'aheurter de la sorte avait été enseignée auj>ai-avanl d'une façon plus ou moins claire. S. Hippolyte, Contra Aœtuni, n. 15, P. G., t. x, col. 823 : « Unigenitus perfectum eial Verbum, caro autcm seorsum a Verbo non poluit subsistere, quia in Yeibo habebal consistenliam : Oùo' f, aàpÇ y.aÔ'ÉajTfiV 5:'/x toj Aôyoj JTtofftâvai £&-jvaTo Stà to év .Vôyto aûo-raciv ïyv.v. Saint Kpiphane fait plus que de donner la formule du symbole qui contient celte doctrine [Ancoratus, n. 120, P. G., t. xi.ii, col. 234), il s'exprime ainsi en parlant de l'Incarnation : \6-;rj; cr-jvEvoxja; {corpus, mentem, animnvi) eî; [liav £vâ>Tr)Ta y.al jAi'av 7cv£-jpiaTty.f,v -iTrÔTTao-!-/ {/•. G., t. XLi, col. 277 ; ailleurs il dit que le Verbe s'est fait si; Éa-jTÔv •j-Korsv'r^aa.^i-T. Tr,v ffip/.a. ILrrcs., i.xxvii, n. 29, P. G., I. xlii, col. 684. S. Atlianase, Contra Apollinarem , 1. 1, c. xii, P. G., t. xxvi, col. 1113 ; S. Augustin, Enchiridion^ c. xxxvi, P. L.. t. xi-, col. 250; enfin S. Cyrille d'Alexandrie, Contra Nestoriuni, 1. I, c. I, P. G., t. Lxxvi, col. 23 : Carnem factiim esse illud ex Deo Pâtre Verliim docet Scriptura di\initus inspirata, hoc est : inconfusa et secundum hypostasim uniium esse carni , neque enim ab eo alienum erat unitum ei corpus et generatuni ex maliere, sed siciit suiim cuique nostrunt corpus est propriuni, eodem modo etiam Unigeniti corpus propriuni illi erat et non alterias. (H. L.)