i.tTTK i;nthk cyiiille et nestorius
per au cœur le ueslorianlsme que de raisonner ainsi. Si riuunanité chi (>hrist, continue (]yiille, n a été que Vinstiumcntum de la divinité, le Clirist ne serait pas, quant au i'ond, clillérent de Moïse, qui, lui aussi, a été un instrument de Dieu ( can. 21j. A la fin, il compare la mort du Christ avec notre mort. En nous, dit-il, le corps est, à proprement parler, la seule partie qui soit atteinte par la mort, et cependant nous disons : « L'homme meurt » (l'âme ne meurt pas, il est vrai, mais elle est comme participante aux souirrances et à la mort du corps). De même pour le Christ. La divinité envisagée en elle-même ne saurait mourir, mais le Logos velul pvoprium in se Ironstitlit, ce cpii était les attributs propres de sa nature humaine ; aussi peut-on dire qu il a soullert la mort » (can. 24). Comme homme il a soullert la mort, comme Dieu il a ensuite vaincu la mort, et il n'aurait pu opérer notre salut par sa nature divine, si sa nature humaine ne lui avait pas permis de mourir pour nous (can. 25.)
Cette lettre de Cyrille lut apportée ii Constantinople et communiquée à Nestorius, ([ui se livra aux sorties les plus violentes contre son collègue d'Alexandrie "•. Celui-ci écrivit à Nestorius que: « Ce n'est pas lui (Cyrille) et son écrit, mais bien Nestorius et son ami (Anastase), qui étaient cause des troubles de l'Eglise. Il était même déjà allé si loin que quelques-uns refusaient le titre de Dieu au Christ, mais 1 appelaient instrument de Dieu, ou homme portant Dieu. En voyant la loi traitée de cette manière, il n'avait pu garder le silence et Nestorius pouvait dire ce que répondrait Cyrille à l'évèque romain Célestin et aux autres évêques qui lui avaient demandé si Nestorius avait réellement écrit et dit ce qu'on lui attribuait. De toutes les provinces de l'Orient, il était arrivé de mauvaises nouvelles au sujet de Nestorius, quipouvait encore étouffer ce germe de discorde et tranquilliser ceux qui se scandalisaient de l'expression de OîSTÔy.sç ^. »
Nestorius répondit en quelques lignes qui ne contenaient que son éloge et l'expression de sa colère : « J^a charité chrétienne et les instances de Lampo, prêtre d'Alexandrie, ont pu seuls le décidera répondre ii (Cyrille, dont la lettre contenait bien des choses opposées à l'amour iraternel. Il saluait donc tous les frères qui étaient rir)0] chez Cyrille ■^. »
1. -Xeslorius déclara que 1.» Lettre aux solitaires « cuii>liliiait iiiio attaque gratuite et iuniiériloe. » (H. [j.)