Voyez la lettre du pape à Nestorius, Ihid., col
5. Cette letli-e fut remise au pape par le diacre Possidius. Son importance pour l'histoire du nestorianisme et de l'autorité dogmatique du siège de Rome est si considérable que nous allons en donner la traduction presque intégrale :
« Père très saint et très chéri de Dieu. Si, dans des affaires aussi sérieuses et aussi importantes que celles où il s'agit de la vraie foi, que certains esprits veulent corrompre, il eût été permis de se taire et qu'on eût pu, sans devoir être accusé d'indolence et de paresse, cacher à Votre Sainteté les agitations et les troubles où nous avons été plongés jusqu'à ptésent, je me serais dit à moi-même : Ce silence est une bonne chose, et on ne court aucun risque à le garder. Et encore, il vaut mieux mener une vie tranquille que de s'engager dans le tumulte. Mais parce que Dieu veut que dans ces occasions nous agissions avec prudence, et que c'est l'usage ancien des Eglises de communiquer ces sortes de choses à Votre Sainteté, je ne puis me dispenser de lui en écrire et de lui marquer que le démon, celle béte cruelle et indomptée, dont l'inclination à inspirer l'impiété ne se ralentit point, fait haulement ses efforts pour