LUTTE ENTHK CYIUI.I.E ET N'ESTORIUS
devoir parler et te faire connaitre tout ce cjiii sest passé. » II i :iconte ensuite comment est née la discussion à Constanlinople, comment il a averti Nestorius à plusieurs reprises, et comment Nestorius l'en a récompensé en le poursuivant. Presque tous les évêques d'Orient, et en particulier ceux de la Macédoine, sont d'accord avec Cyrille ; mais Nestorius se croit plus sage que tous et est convaincu qu'il comprend seul les mystères divins. Cyrille n'a pas voulu lompre la communion ecclésiastique avant de faire connaitre au pape ce qui s'était passé ; que celui-ci décide de la conduite à tenir et en fasse instruire les évoques de l'Orient et de Macédoine ^.
Cyrille envoya à Home le diacre Possidonius, avec cette missive et des traductions de toutes ses lettres dans l'afTaire de Nestorius, ainsi (|u"un conujwnilorium dans lequel il exposait en abrégé les erreurs de Nestorius et la doctrine orthodoxe sur ce point. Il dit, en particulier, que Nestorius évitait l'expression svwaiç, et ne parlait que de la (juvasîu des deux natures '-.
ces illustres Pères, nos prédécesseurs qui ont ilonné la qualité de Mère de Dien à la Sainte N'icrge. Car s'il ne l'a pas fait de sa propre bouche, il a aposté ce Dcuolhée dont nous avons parlé, pour le faire en sa présence, et dès qu'il l'a eu fait, ils ont participé ensemble aux sacrés mystères.
« Oi", afin que Votre Sainteté saciie bien les sentiments de Nestorius et ceux des saints Pères qui nous ont précédés, j'envoie quelques écrits dans lesquels j'ai rassemblé des passages qui renferment la doctrine des uns et des autres, et je les ai fait mettre en latin, du mieux qu'ont pu le laire ceux d'Alexandrie qui entendent cette langue. J'ai aussi donné à Possidonius des exemplaires de toutes les lettres que j'ai écrites à ce sujet, en lui enjoignant très expressément de les présenter à Votre Sainteté. » (H. L.)