‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 192 sur 407 · CONCILK DAI.EXANDniK · texte numérisé non relu

CONCILK DAI.EXANDniK

bien, (lelui qui ;i étc- choisi est -.tppelé Dieu conjointement avec celui qui la choisi, car ce serait partager encore le Christ en un Dieu et en un homme, ()n doit plutôt se représenter le Christ comme uni(jue et le vénérer comme tel avec la chair qu'il a faite sienne. Nous proiessons, en outre, que le Fils de Dieu n'était pas, par nature, capable de soulliir, mais qui! a. pour nous, soufl'ert dans la chair, et qu'il était dans le corps qui a été crucifié^ et enfin (ju'il s'est approprié, lui qui ne pouvait soullrir, les souflTrances de la chair (|u'il avait faite sienne propre {-7. -r,: -oaç ixp/.ô: àTTocOàJç C'./.£i:J;j.iv:; râO/;). » l.a lettre synodale montre ensuite (|ue telle a été la foi de Ih^glise, et le prouve par le fait de l'eucharistie. « C'est précisément la croyance oii nous sommes que le Fils unique de Dieu est mort, est ressuscité, est monté au ciel dans sa propre chair, qui nous autorise à prêcher dans lliglise le sacrifice non sanglant ; c'est là ce qui nous rend capables de recevoir, par la chair sainte et le sang précieux du Rédempteur, la bénédiction mystique et qui nons fait arriver à la sainteté. Nous ne recevons pas l'eucharistie comme une chair commune, ou comme la chair d'un homme plus saint que les autres, ou ayant été uni au Logos, par participation à la dignité du Logos, nous nela recevons pas comme la chair d'un homme dans lequel Dieu a habité, mais bien comme laproprechairdu Logos^ celle qui donne la véritable vie. En effet, de même qu'en qualité de Dieu il donne la vie, et est devenu un avec sa propre chair, ainsi il a voulu donner à cette chair le pouvoir de donner également la vie. » Le concile explique ensuite une série de passages de la Bible auxquels en avait appelé Nestorius, comme autrefois les ariens. Ce sont les passages dans lesquels on attribue au Christ la dignité de Dieu, ou bien ceux dans lesquels on l'attribue à sa nature humaine. Les ariens s'étaient servis de ces derniers passages pour prouver, à leur manière, la subordination du Fils au Père, tandis que Nestorius les mettant en regard des passages opposés, voulait établir, au moyen de cette prétendue antithèse, une séparation entre le Fils de Dieu et le Fils de l'homme dans le Christ. Le concile montre, au contraire, que ces deux séries de passages se rapportent au même Christ, et développe la doctrine de la communication des idiomes. Lorsque, dit-il, il parle du Christ comme Dieu, ce qu'il dit ri 701 ^^ rapporte à sa nature divine ; lorsqu'il s'attribue les imperfections humaines, nous rapportons encore ces expressions au Logos divin, car il s'est fait homme et s'est dépouillé volontairement de sa magnificence : ainsi, par exemple, quand le Christ est appelé notre grand

prêtre, ou bien lorsque le Saint-Esprit dit qu'il a glorifié le Christ. Toutes les expressions analogues doivent être appliquées à une seule personne, à l'hypostase, personnalité du Logos devenu chair. Or, la Vierge ayant donné naissance, quant à la chair, à Dieu uni hypostatiquement à cette chair, nous l'appelons Mère de Dieu, non pas comme si la nature du Logos avait tiré de la chair (c'est-à-dire du corps de Marie) le commencement de son être, mais parce que le Logos unissant hypostatiquement avec lui la partie humaine, s'est soumis à naître d'une mère.

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