AXATHÈMES DE CYRILLE
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mciiHiil ptisuadé. Tilleiuoiil. .l/c'm. Iiisl. ccclés., 1709, I. xiv, p. G68 et noie 30, p. 760, place les Apologies de saint Cyrille api-ès le concile ci Ephèse, mais lopinion de V. Garnier (P. C, I. i.xxvi, col. 313-31'i) est (i*ès différenle : utrique ante concilium respoiidit, dil-il. quod vel ex co constat qtiod damnati a synodu Mestorti /tusquarn nieminit ; i'I le 1'. Malu' obsiTVc justeniciil (|iie si ces deux écrits de Cyrille élaicnl poslci-icurs au concile, on y trouverait des allusions counnc celles ijui caractérisent les ouvrages de cette dernière période. Les annthéinatisnies se trouvent dans P. (î.^ I. i.xxvi, col. 296 sq. ; P. C, t. lxxvii, col. r20-121; la traduction latine des aiiatliématismes et des deux apologies p;ir .Marins Mercator dans P. Z., t. xlviii, col. 933-968, 969-1001. L'Epistola sjnodica ad Nestorium se ti-ouve aussi dans Mansi, Concil. ampliss., coll., l. iv, col. 1081 s([. : A. Halin, Bibliothek der Symbole und Glaubensregeln der alten Kirche. in-8. Breslau, 1897, p. 312, n. 219.
1. P. G., t. Lxxvi, col. 317, 392 ; t. lxxvii, col. 117, 120. Dès ce premier a««- ///emrt//s;«e nous voyons nommer le terme theotocos qui fait l'objet du conllil. Malgré l'opposition soulevée dans l'école d Anlioche par la doctrine de Cyrille, opposition dont André de Samosale et Théodoret de Cyr se firent les interprètes, celte première formule écliappait aux prises. André convient que la croyance qui s'y trouve exposée est sa propre croyance. Cependant il s échappe à l'expression (jaf>/.i7.û; : la Vierge a-t-elle enfiuité le Verbe fait chair ? N'auraitelle pas en ce cas cessé d'être vierge ?£t vàp (7ap/<.r/.w; àyévvriTîv, o-Jy.£T£/.aTà Tiapôévov ? P. G., t. Lxxvi, col. 317. Manifestement il n'entend pas ce terme qui n'entame en aucune façon la prérogative virginale, répondra Cyrille, ce n'est pas non plus méconnaître lopération du Saint-Esprit, mais affirmer simplement que la Vi(;rge a fourni au Verbe incarné son éh-ment humain. P. G., t. lxxvi, col. 321. Autre preuve d inintelligence quand on affirme que l'expression o-âpxa yîyovÔTa tov Aôyov suppose une modification et une transformation du Verbe. Les Pères tels que Pierre d'Alexandrie, Athanase, Amphiloqne d'Iconium, ne s'expriment pas autrement et ils suivent en cela 1 évaugélisle saint Jean, i, 14 : xai ô Aoyo; cràpS ÈyivETO P. G., t. LXXVI, col. 321. Mansi, op. cit., t. iv, col. 118i, 1196; les textes invoqués de Pierre d'Alexandrie [P. G., t. xvii, col. 509) ; d Athanase [P C, t. xxvi, col. 393, 1053). Théodoret soulève les mêmes objections qu'André : « Pour nous, dit-il, qui voulons nous en tenir aux paroles évangéliques, nous ne disons jamais (jue le Logos est devenu ciiair par nature ni ([u il a été changé en la chair -, oJffipvtaçyiTEt ysyovevai, oùSÈsî; ffâpy.a (iîTa6XT|9r,vat tov ôeôv Aôyov çajJiÉv. /-'. G., t. LXXVI, col. 392. Théodoret veut que la Vierge soit theotocos à cause de 1 union de la forme di\'ine à la forme d'esclave qu'elle a enfantée et non parce qu'elle aurait engendré Dieu en tant que Dieu et donné un commencement à la divinité. Mais persoime, à condition d'être un peu attentif au débat, ne pouvai; iiMpuler à Cyrille d avoir |)iélendn (ju(! Marie eut donné naissance à la uatni-e divine. P. G., 1. lxxvi, col. 393. (11. L.)
Quiconque ne reconnaît pas que l'Emmanuel est véritablement Dieu et que, par suite, la sainte Vierge est Mère de Dieu, parce qu'elle a donné naissance, selon la chair, au Logos incarné de Dieu le Père, qu'il soit anathème.
E'î Ttç ohy^ bi).o\o^(ei capyl /.aô'uTuoaTao-iv -rjvwffQai xbv èx ©eoD Llaipoç Ai-
Yov £va Tccîvai XpitjTOv \j.tta xrjq loiaç (7ap/,bç,"bv aÙTOV or,Xov6Ti0£bv Tc h\).oi> y,od avGpwzov* àvaOsjj-a èc-w ^.
Quiconque ne confesse pas que le Logos de Dieu le Père est uni hypostatiquement avec la chair et est un seul Christ avec sa propre chair lui-même homme et Dieu tout ensemble, qu'il soit anathème.
E'î Tiq £7:1 TOu £vbç Xpi(jToD oiaipsi ~aq {jizoaTOnse.iq [;.£-« Tr,v ivtotjtv, iJ.ivv; G-uvaTCTWv aùiàç auvaçEta r^ y.aTà ti',v àçtav, r^youv a'j6£VTÎav Tj ouvaa":£iav,
1. P. G., l. Lxxvi, col. 400 ; f. lxxvii, col. 109, 120. André de Samosate laisse passer sans critiques cet anathématisme dont le caraclùre est d'insister sur 'union du Verbe et de la nature humaine. D'après le P. Mahé, cette abstention serait une simple lacune des manuscrits. Ceci est d'autant plus vraisemblable que la critique du troisième anathématisme commence par ces mots : « Je lui rappellerai de nouveau ces paroles. » Ce nilvi indique qu'André a déjà entamé le sujet. Tillemont, Mém. kist. ecclés., t. xiv, p. o71, est favorable à cette façon de voir. Ce qui est peut-être plus décisif, c'est l'attaque virulente deThéodoret sur cet anathématisme. Il est peu probable qu'André soit demeuré silencieux là où son collègue s'emporte à ce point. Théodoi-et déclare donc que : « Nous confessons un seul Christ selon les saints enseignements des Apôtres et à cause de l'union nous le nommons Dieu et homme tout ensemble. Mais pour exprimer cette croyance, il suffit de dire simplement union, Ëvwdt;. Pourquoi venir parler d'union selon l'hjpostase, svwo-iç xaô'ÛTrôo-Taffiv, sinon pourintroduirel'idée de mélange et de fusion entre l'humanité et la divinité ? T> P. G., t. lxxvi, col. 400. C'était la destinée de Nestorius de s'entendre toujours rappeler Paul de Samosate, comme c'était celle de Cyrille de s'entendre rappeler Apollinaire. Cyrille déclare qu'en écrivant svwTtç v.aO'JTiotT-afftv il voulait indiquer « une union vraie et réelle de l'hypostase du Logos avec 1 humanité, sans trace d'altération ou de fusion»: toû xaO'yudffTafftv, oùoàv srepov àTîoçar/ovTo;, TiXyjv oti fjiovov r, to-j Aôyo-J ç'jfftç, TiYouv ÛTCoataatç, o èo-rtv «Ûtoç ô Adyo; àvôpWTïît'x o-jcfsi xarà àX-/|Ô£tav évwôst;, TpoTTTi;; Tivo; ûi'/a 7.al G'jyyrjrjEoyç... eI^ voîÏTatv.al ï<7-i Xpio-To;, 6 a-jTo; Oîà; xal avôptoTro;. P. G., t. Lxxvi, col. 401. (H. L.)
2. P. G., t. Lxxvi, col. 300, 325, 401 ; t. lxxvii, col. 112, 120. A. Harnack, Dogmengeschichte, Se édil., t. ii, p. 332 ; Loofs, Leontius von Byzanz, p. 45, croient que Cyrille d'Alexandrie ne parle jamais d evwcriç /.a-à çûac/, il dit eu