‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 196 sur 407 · AN'ATHKMATISMES DE SAINT CYniLLE · texte numérisé non relu

AN'ATHKMATISMES DE SAINT CYniLLE

Quiconque affirme (jue Jésus est inù comme un homme (distinct) par le Dieu Logos et que la gloire du Fils unique lui a été surajoutée comme à quoiqu'un distinct du Fils unique, qu'il soit analhèrac.

YIII

Eï T'.ç T2/.;;.a XÉvîi.v, Tcv ivaAYjsOî'vTa à'vOp(o-ov ffUiJ.7upoaxuvcîaOat ceCv

ÉTÉpo)' t; y^? t^'J""' •'îî'- 'rpocT'.Oc'iJ.svsv TOJTO vosîv àvaY"/-av£i" /.aï cjyî or, [ixÀX^v \).\.7. zpoo-/.'jv(^-£'. Ti'J.à" TGV E ;/;j.avcjY;X , '/.x\ |j.bv ajTo) ty;v oo^oAOYiav

Si quelqu'un ose dire que l'homme pris (par le Verbe) doit être coadoré et cc»«glorilié et co/inomuié r3ieu avec le Dieu Logos, comme un autre avec un autic — (la particule co, o-Jv, suggère en effet cette idée de dualité) — au lieu d'honorer l'Emmanuel d'une seule adoration et de lui accorder une seule glorification en tant que Logos fait chair — (ju'il soit anathème.

EÏTtç çr,^'-, 'bv ëvaK'jcisv 'I-/;7Cyv XpicTCv ososHa^Gaizapà -zzXi Ylwj^.x'oz^ wç otXÀSTpia cuvx;j.£'- ~f^ ci' aijTOu )^p(ô[j.£vov, '/.a', 7:ap ' ajTCJ Àa6svTa to èvîp- Y£îv sJvao-Oai y.a-à ::v£U[;LaT(ov ày.aOap-wv 7,a'. tb ■zAYîpojv clç àvOpojirouç tkç 6£0ffT;|/,£iaç, y.a'. oj)^i oy; [jlSXXov ïoiov aù-oîi tc. 7:v£uix7. çyjji, ci' oO y.at £V(^pYY;y.c tÔ:; 6£0!7Tr;;j.£(aç' àv:t9£;j.a lo-rw ^.

saint Cyrille s'elTorce de bien eutondre les expressions de l'Ecrilure de façon à ne pas diviser le Clirist, l'Iiomme qui est mû et glorifié d'une part et d'autre part le Veibe qui meut et qui glorifie. 11 affirme qu'eu glorifiant son humanité, c'est lui-même que le Verbe glorifie ; ce n'est pas un autre distinct de lui : irA\xX,t toivjv oûy cTîpôv Tiva [j.5/,).ov àXX'sayrov. P. G., t. lxxvi, col. 428 (H. L.)

1. P. G., 1. LXXVI, col. .S48, 428; t. i.xxvii, col. 113, 121. André de Samosate commit une maladresse en voulant, une fois de plus, opposer Cyrille à luimême. Nous aussi, disail-il, nous n'admettons qu'une seule adoration. Pourquoi alors interdire le mot coadoration et autres semblables ? Cyrille lui-même en a fait usage jadis : Kaitot... as"; 0"JVîop£jwv w; Aoyo; tw tôt'w IlaTp';... {o l'ib;) 7;à).;v r,y.o-j£ y.a'i u.ETà Tapxôî, aéyovto; : KiOo-j âx cs^iûv aoj. P. G., t. lxxvi, col. 348; cf. 1. Lxxvn. col. 773. Or, ajoule-l-ii, onlrc [XîTi cl ct-jv je ne vois aucune tlilférence. Là-dessus, Cyrille éclate : C'est déloyauté et sottise d'abuser des mots et de leur donner un sens qu'ils n'ont pas dans le contexte ! Qu'on lise le passage entier dont on exli-ait (|uel([ues lignes et nn verra si l'unité du Logos avec sa diairny apparaît pas clairement. On n en diiail pas autant de Nestorius ! P. C, t. LXXVI, col. 352-35;i. (H. L.)

2. P. G., t. LXXVI, col ::()8, 353, 429; I. Lxxvir, col. 117, 121. Saint Cyrille n adniel pa>. (jiie l'on considèi-e la j)uissancc Au Sainl-Esjii'il cuninie tlislincli; et

Quiconque dit que l'unique Seigneur Jésus-Christ est glorifié par l'Esprit, que se servant de la puissance du Saint-Esprit il se sert d'une puissance étrangère et qu'il a reçu de l'Esprit la puissance sur les mauvais [172] démons et celle de faire des miracles en faveur des hommes, au lieu de reconnaître son propre esprit dans celui qui a fait des miracles, qu'il soit anathème.

'Apyizpéa y.a.1 àxôffToXov i:r,q b[j.okoY'-'xç '/iiJ.wv Yeyevv^aôat Xpiaiov Y] Oeia XÉYSi YP<^?"'Î 1 TCpoax£XOi;i,r/,£vaiT£ ÙTî'sp r^fAÛv sauiov etç à(7[X-r)v eùwotaç tw 0£<p v,od llazpi. E'î Ttç Toîvuv àpyitpia /.ai àxôdxoÀov ■rjjj.cov ys^ew^ijôai çYjuiv oùx a'JTOV Tov £7. 0£Oû Aô^ov, 0T£ ^(é^ovs. Gocp^ '/.od xaG ' "//[J-aç avOpwTCOç, âXX' (i)ç £T£pov Trap ' aÙTov loixû;; av9po)-cv ex ^'^^'^''^'''-^^ï' "0 ''^ "^^Ç \éyzi, xai ûirèp Éauxou 'Kpoc-£V£Y7.£îv aÙTOv T'/^v 7:po7©opav, y.al ohyl o-r) [j-aXXov ÙTrkp [j.ôvtov -^y-wv' où Y^p âv £O£-(^0-^ Trpoaçopa; 5 [j//) e'iow; à[j,apTtav' àva9£[Aa laxto "*.

différente de la puissance du Verbe incarné. André de Samosate, qui joue de malheur, a lu précipitamment cette formule un peu contoui'née et l'a entendue tout de travers. Selon lui, Cyrille rejette toute influence du Saint-Esprit dans la vie du Christ. Et il va cliercher une contradiction dans son arsenal inépuisable des écrits antérieurs du patriarche d'Alexandrie, mais cette fois son érudition le sert à souhait et il découvre un passage qui conGrme pleinement, au lieu d'y contredire, la doctrine de Vanathématisme neuvième. Voici ce passage : « 11 sera bon de lui rappeler ses propres paroles. Il déclarait naguère (Epist. ad monachos, P. G., t. lxxvii, col. 37) que le Seigneur accomplissait ses miracles dans l'Esprit et qu'il a été ressuscité par l'Esprit. Aujourd'hui, il ose prétendre, en dépit des Écritures, que ce n'est pas dans le Saint-Esprit qu'il a fait tout cela. Quant à nous, nous croyons qu'il a fait ces prodiges et par sa propre vertu et par l'opération du Saint-Esprit, car dans la Trinité tout est commun et une personne n'agit pas sans l'autre. » P. G., t. lxxvi, col. 356. C'est, en effet, la pure doctrine de Cyrille. Tout est commun dans la Trinité, essence et action ; l'action du Saint-Esprit n'est pas différente de l'action du Verbe incarné. P. G., t. lxxvi, col. 357. Le Christ produit donc ses miracles par la puissance de son propre Esprit, c'est-à-dire le Saint-Esprit : et 6e Xpiatôv ëva... ô[j.o>vOyoO(Tiv ■Û7iâpy ctv, tov a-jTÔv o'vxa 9eôv te 6[xoy y.a't avôpwTîov, TrtaTEuetwaav (jieÔ'rifAWV wç 01J7. ÈvepyeTTat fjiaXXov toç xpeiTTOvt Tiap' a-jxbv xa't àXXorpta SuvajJiei ty) 6tà tov) uveu- [xaToç. p. G., t. LxxvT, col. 360, cf. col. 356. (H. L.)

1. P. G., t. LXXVI, col. 3'JO, 436; t. lxxvii, col. 116, 117, 121. André de Samosate, avec son impétuosité coutumière, s'emporte et crie : a Non, notre Pontife n'est pas le Logos. Dieu ne peut être pontife et offrir des sacrifices ; mais c'est Jésus-Christ, Dieu et homme, qui par sa nature humaine a été fait notre pontife et notre apôtre. » P. G., t. lxxvi, col. 361-364. Cyrille lui répond et en profite pour exposer toute sa doctrine de l'unité substantielle. « Maintenant, dit-il, que le f.ogos s'est fait homme, il est sacrificateur de son humanité ; et comme Dieu il surpasse eu gloire toutes les créatures, car il est l'égal de Dieu le l'ère ; c est bien le même en tant qu'homme et comme Dieu

Page 1