‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 197 sur 407 · ANATIIKMATISMKS UE SAINT CYRILLE · texte numérisé non relu

ANATIIKMATISMKS UE SAINT CYRILLE

La sainte Ecriture dit que le Clirist est devenu le pontife el l'apôtre de notre confession, el qu'il s'est olfcrt pour nous en odeur de suavité à Dieu le Pt-re, Si donc quelqu'un dit ([ue notre pontife el notre apôtre n'est pas le Logos de Dieu lui-même, fait chair el homme comme nous ; mais un autre distinct de Lui, homme né de la femme ; ou Itien, si quelqu'un dit qu'il oH'i'e Itî sacrilice pour lui-iurme o[ non pas pour nous seuls (celui-là n'a pas besoin d olIVir tle saoriiice, qui n'a pas connu le péché), qu'il soit anathème.

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règne à côlé du Père, » âTtstSf, ok ysYOvev avOpwTto;, cipa -/.al îspoupYOÛvTa ctà tô àv- 6pa)7t'.vov, xai iv toî; it-ip y.rinu à?iwiia(Ttv w; ©sov ■a-jVcSpeOei yàp tw Oïài -/.al Trarpi. "Opa Totvuv ÎEpaTE-JovTa jjlèv a-jTov xarà xb àvÛpfiTrtvov a-jveSpî-jovxa Se tli; ©sdv. /*. C, t. Lxxvi, col. 368. Théodorel euiploie un langage assez inattendu et que Nestorius, assurément, u'eûl pas renié, a Celui, dit-il, qui a appris l'obéissance, celui qui a offert des supplications el des larmes, ce n'est pas le Dieu-Logos, mais ce qui a été pris par lui de la descendance de David... Notre pontife et notre victime c'est le rejeton d(! David. » P. G., I. lxxvj, col. 4;>6-'i37. Il est vrai qu'il ajoute ce cori'cctif bien nécessaire : « Ce rejeton de David, notre pontife et notre victime propitiatoire, avait en lui-uième étroitement el individuellement uni le Logos de Dieu. » P. G., t. i.xxvi, col. 437. Saint Cyrille a beau jeu de répondre : < Comment ose-l-on parler de le sorte ? Ce n'est pas comprendre le mystère de l'Incarnation du Logos ! Peut-on soutonii- que notre Pontife, c'est un homme descendant de David el prétendre en même temps sauvegarder l'unité du Christ ? On parle d union, ëvwatç, pour tromper les Ames simples ; en réalité, on n'admet qu'une pui-e association morale el tout extérieure, auvâyeta k'^ioôîv xa'i ayfziy.r^. » P. G., t. i.xxvi, col. 445. (H. L.)

1. P. G., t. Lxxvi, col. 368, 4'i5; t. i.xxvn, col. 113-116, 121. Une fois de plus surgit, à propos de cet analhéinatisnie, l'accusation d'apolliuarisme. André de Samosate remarque l'emploi à deux reprises des mots : « la propre chair du Logos, » iStav toû Aôyoj aâp/.a. Aussilûl il donne l'alarme. Ce mot propre doit vonloii" dire que la chair du Christ u'esl pas consubslantielle à la nôtre. Et une fois de plus apparaissent les extraits de la dix-septième homélie pascale et de la lettre; aux moines où on peut lii-e que « le Christ n'est pas un homme comme nous, mais qu il est Dieu en même temps, el, selon la parole de l'apôtre, qu il descendait du ciel. » P. G., I. i.xxvi, col. 36'J ; I. i.xxvii, col. 777. Dans son Explication des anathéiiiatisines, (-yrille néglige de répondre à ces querelles el prend loUeusive. 11 explique conunenl les blasphèmes de Nestorius l'ont amené à proclamer la puissanci» vividaiile de la chair du Christ el il moiiln- 1 iililili' de celte expression a la chair du Christ xi pour

Quiconque ne confesse pas que la chair du Seigneur donne la vie et qu'elle est la propre chair du Logos divin, mais prétend qu'elle appartient à un autre que lui, qui ne lui est uni que par la dignité et qui a servi de demeure à la divinité ; au lieu de déclarer, ainsi que nous le faisons, que cette chair donne la vie, parce qu'elle est la propre chair du Logos qui a la puissance de donner la vie à tout; qu'il soit anathème.

E'tTtç où/ ofJLOAOY^f "bv Tou Qzolj Aôyov 7:a6ôv-a (7ap/,i, xai èaTaup(0[X£Vov aapxi, 'Acd ôavàiou •^euaixii.zvo^ aapxi, •^e-^O'^b-va t£ xpwTOxoxov è% twv vsxpôv, y.aôb ^(ùq xé IffTi y.od 'ÇlôotzoCoç wç Qebq' àva9î[xa ïg-lù ^.

Quiconque ne confesse pas que le Logos de Dieu a souffert dans sa chair, a été crucifié dans sa chair, a dans sa chair goûté la mort, et est devenu le premier né d'entre les morts ; lui qui est vie et qui donne la vie comme Dieu ; qu'il soit anathème.

toute explication valable de runion consubstantielle de l'humanité avec la divinité, P. G., t. Lxxvi, col 376. ïhéodorel découvre également rap<.)llinarisme. «; Parler de la chair, de la propre chair du Logos, n'est-ce pas d'une façon évidente refuser une âme au Christ ? Assurément, nous aussi nous croyons que la chair du Seigneur est vivifiante : seulement c'est d'une chair animée par une âme raisonnable que nous parlons : yi(j.£Tç Se ÇwoTrotbv sivat (pa[i.£v xf|V ï[>.<\ivy ov xal Xoytxi^v Toù Kyptou ffâpy.a. » P. G., t. lxxvi, col. 4'i8. Et Cyrille lui répond à brûle-pourpoint : S'il en est ainsi, saint Jean est 1 inventeur de l'apollinarisme puisqu'il a dit : xal ô Aôyo; cràp? éY£v£-o. 11 y a aàp| et rien de plus qui puisse indiquer l'âme, et néanmoins tout le monde comprend que aàpl veut dire ici l'homme complet composé de corps et d'âme. P. G., t. lxxvi, col. 448-449. (H. L.)

1. P. G., t. LXXVI, col. 377, 449 ; t. lxxvii, col. 113, 121, Une dernière fois André de Samosate imagine mettre Cyrille en contradiction avec lui-même et il rappelle que dans la « Lettre aux moines î l'impassibilité de la nature divine est clairement enseignée, tandis que l'anathématisme dit tout le contraire puisqu'on y lit que le Logos a souffert dans sa chaii% ce qui revient à dire qu'il a souffert avec sa cliair: ô eîttwv. "ETtaÔs aapxl oùSèv srepov ïcpi]. -q [le-à capxb; TCaGeïv. P. G ., t. lxxvi, col. 377. Saint Cyrille se défend énergiquement et résume sadoctrine dans une formule brève et expressive: « Le Logos, impassible dans sa nature divine, a fait siennes les souffrances de sa propre chair. »» "Oiav Tot'vuv crapxt "kiyqrixi TtaOeïv oôx aùxoç £Î; îotav cpyatv voeitat uaOwv, xaôb 6eoçè(n:tv î5t07totoij[jL£voç Se (jiâXXovTb irdtôoç... 'IStouotEttai yàp, wç £'©r|V ta to-j toc'ou c-wfj.aioç 7iar,9. P. G., 1. LXXVI, col. 381. C'est ainsi que l'entendaient saint Pierre (I Petr., iv, 1), saint Grégoire de Nysse [Orat. i, De beatudine, P. G., t. xliv, col. 1201 ; Mansi, op. cit., t. iv, col. 1193), saint Basile de Césarée [De Spiritu sancto, P. G., t. xxxii, col. 100; Mansi, op. cit., t. iv, col. 1193), saint Atlianase (0/-«^. in, Contra arianos, xxxii, P. G., col. 392. (H. L.)

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