PHliSfOEXCli KT NOMUUE DES MKMDUKS PRÉSENTS
Nict-e, ftnis les évoques déclarèrent : « Quiconque n'analhéniatise pas Xestorius, sera lui-niènie anathème : car il est anathéniatisé par la vraie loi et par le saint concile. Quicont[uc est en communion avec Xestoiius doit être anathème. Xous tous, nous anathématisons la lettre et la doctrine de Nestorius. Nous tous, nous analliématisons riiérclicpie Xestorius et ses partisans, ainsi (jue sa Toi impie et sa doctrine é«4;alenient impie. Xous tous, nous analliématisons limpie [x7tîf^ Xestorius, » et le reste K
On donna lecture de deux autres documents ; la lettre de Célestin el ilu concile romain el la lettre de saint Cyrille et du concile d'Alexandrie à Xestorius '-. Les ([uatre prêtres (|ui avaient été charf^cs, de la pai-t de (]\ rille, dapporler à Xestorius ces documents furent admis à reiulre compte du résultat de leur mission ; ils déclarèrent que Xestorius ne leur avait lait aucune réponse. Pour s'assurer que Xestorius persistait dans ses erreurs, on interrogea, sous la foi du serment, deux evêques, ïhéodoi'e d'Ancvre et Acace de Mélytène, amis intimes de Xestorius, qui l'avaient vu et fréquenté durant les trois derniers jours et avaient cherché à le convertir. Ils déclarèrent c|ue tous leurs efforts dans ce but avaient [18G] été inutiles 3.
J. Miiiisi. op. cit., t. IV, c-ol. 1170-1478; llardouiii. op. cit., t. i, col. 1387-
2. C'csl la lollro synodale à laquelle sonl l'atlachés les douze analljénialismes. Il est doue bien probable (ju'ou les lut en uii'iiie temps, mais il n'est dit nulle part d'une manière expresse qu'ils aient été approuvés par le synode d'Ephèse. Les actes du synode ne renferment absolument rien au sujet de ces analhématismes de Cyrille et de la lettre synodale avec laquelle ils avaient été envoyés. Tillemont a présumé que le synode avait certainement discuté en détail sui" ce point, mais que, pour cet endroit, comme plusieurs autres, il y avait dans les actes une lacune. Tillemont, Mém. Iiist. ccclés., I. xiv, p. 405.
3. Mansi, up. cit., t. iv, col. Il82 ; Mardouin, op. cit., t. i, col. 1398. Yoicî la déposition d'Acace : « Je le sais, toute alfection privée doit céder quand il s'agit de la foi et de la piété envers Dieu. J'ai aimé le seigneur Nestorius plus que personne au monde, el j fusse été heureux de le sauver ; mais puisque la nécessité m'oblige à dire ce (jue je sais de lui, je le dirai en toute vérité, car la damnation de mon âme en dépend. Lors de mon arrivée dans cette ville d Épliése, j ai vu Nestorius et, ne le trouvant pas dans la droite voie, je jne suis donné pour tàclie tie ly ramenei-. Je crus y réussir et je fus lieureiix ; lui-même par ses paroles me donnait lieu d'y croire. Rempli d'espérance, j étais venu après douze jours d'inlervalle, reprendre notre conversation ; mais je le trouvai retourné. Il cliercliait par des questions insidieuses ou absurdes tantôt à me faire nier rincarnatiou de la divinité dans la personne du Sauveur, lantôt — ce qui n était pas moins impie — à pii'Uiidre que la di\inil('' du Père et du
LlVliE IX. CHAPITRK II
Afin de traiter à fond la question dogmatique et de réclaircir par la tradition, on lut, sur la proposition de Flavien, évêque de Philippi, une série de passages tirés des Pères de l'Eglise, dans lesquels l'antique foi de l'union de la divinité et de l'humanité dans le Christ était nettement exprimée ^. C'étaient des extraits des
Saint-Esprit s'élait faite chair en même temps que le Verbe divin. Je repoussais ces perverses témérités quand un certain évêque de sa compagnie assura qu'il fallait distinguer le Fils de Dieu selon l'iiypostase de la Trinité du Fils de Dieu qui avait subi la mort sur la croix. Hors d'état de supporter de tels blasphèmes, je pris congé d'eux et je partis. >> Voici la déposition de Théodote : « C'est le cœur plein d'amertume que je viens témoigner contre un ami ; mais puisque le service de Dieu l'exige, je surmonterai ma douleur pour exposer la vérité dans les choses sur lesquelles on m'interroge, quoique au fond je pense que mon témoignage n'est pas nécessaire. » Alors il raconta les étranges propos de Nestorius en un Dieu qu'on allaite et qui doit fuir en Egypte. « Je n'ai pas été le seul malheureusement à ouïr de tels blasphèmes sortis de la bouche de l'accusé, d'autres évoques eu peuvent faire foi comme moi. î (H, h.)
1. L'influence de saint Cyrille sur la direction de la controverse théologique se révélerait presque à elle seule par l'usage qu'on fait au ve siècle de l'érudition patristiquc. Deux concepts d'une extrême délicatesse, touchant la « nature » et la « personne », se ti-ouvent alors en présence. On peut dire que le point de départ de la plupart des discussions nous reporte à la théologie des Pères cappadociens dont il est aisé de mettre en relief le caractère incomplet et inachevé. Saint Basile oppose la personne ou Fhypostase à la nature comme il opposerait le propre au commun, le particulier au général. C'est d'ailleurs ainsi qu'il s'exprime : « Entre la nature, oùat'a, et Fhypostase, il existe la même différence qu'entre le commvm et l'individuel, entre l'être vivant et cet homme en particulier. )) Epist., ccxxxvi, 6, <■( L'hypostase n'est donc pas ce qu'est l'essence, une notion indéterminée qui n'a aucun siège fixe à cause de la généralité de la chose qu'elle exprime, mais bien ce qui restreint et circonscrit par des caractères visibles, dans un certain être, le commun et l'indéfini. » Epist., xxxviii, 3, P. G., t. XXXII, col. 328. D'après cela, on voit que saint Basile confond l'hypostase ou la personne avec l'individu. L'hypostase se compose, d'après lui, de deux éléments : Fo-jata, c'est-à-dire la nature d'oîi viennent ses propriétés générales ; et les caractères individuants qui la font être telle hypostase déterminée. Cette notion est manifestement insuffisante, elle confond les deux notions de personne et d'individu, elle transforme les caractères individuants au point d'en faire le constitutif de la personnalité. Saint Grégoire de Naziauze décrit les caractéristiques de la personne que, par ce moyen et en un certain sens, il spécialise et définit. Il insiste sur les idées de totalité, d'indépendance, d'intelligence, il introduit même l'indépendance, la spontanéité et la liberté parmi les éléments du concept de personne. Dieu, d'après lui — et la formule est grosse de développements qui viendront à leur heure — Dieu est \iitx. yjat; èv Tptciv îStor/jat, mais voîpaïç, -rsXsîai; xxO'éau- -ïà; uç£(Txo3(7atç. àpt6[j,û Statpstaï;, v.cà où otaipeTatç OeéTYiTC. Orat., xxxiii, 16, P. G., t. xxxvi, col. 236. L'idée de liberté, ayT07.ivr,(nç, que Grégoii-e insère dans le