‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 222 sur 407 · SEPTiÈMi: SESSION · texte numérisé non relu

SEPTiÈMi: SESSION

la septième et dernière session. Les aetes imliqiKTil le M août, mais

rilli- pirscnto aux nosloriciis 1 union «lu corps ot de 1 ànic dans riiouinic comme un typi' do l'union liypostalicjuc dans le Clii'isl, il licnl pour aussi esscnliolle que celle du corps et de l'âme 1 union do la divinité cl de l'iiumanilé dans le Christ et il l'appelle eviot;; o-jai/ri ou bien 'ivojirt; xocTà o-ja-.v. Cyrille répuf^ne à admettre deux natures dans le Christ parce que Neslorius en ferait aussitôt deux natures séparées et existantes par elles-mêmes ; il reconnaît donc une seule nature incarnée dans le Lo^os. Adw .Xestur., ir, pr;et. , /■'. G., t. i.xxvi, col. 60. Pour justifier cette expression d nue orthodoxie hasardée, Cyrille invoque l'autorité d'Alhanase dont il cile un écrit sur 1 Incarnation. Mais Léonce de By/.ance, Dcsectis. act. 8, P. G., t. i.xxxvi. col. 1251 : Adw fraudes Apollin., P. G.. I. Lxxxvi. col. iO'j" s(|., éinellail. dès le vie siècle, des doutes sur lauihenlicilé de ce trailt- d .Vtiianase connu et cité pnv le seul Cyrille. On ne le rencontrait ilans aucun manuscrit et la terminologie d Atiianase dans ses ouvrages authentiques ne permettait pas de supposer qu il se fût exprimé de la sorte, lui qui avait toujours pai-h- si nellemenl sur la dualité des natures comme sur la dualité des volontés dans le Christ. D après Léonce, le passage en question des œuvres de saint Cjrille serait une interpolation de Dioscore le monophysito, très soucieux de fortifier sa doctrine par des arguments patristiques. Eu réalité, les paroles attribuées à Athauase se trouvent dans un traité d'Apollinaire de Laodicée sur l'Incarnation. Ce genre de falsification était de mode parmi les apollinaristes. P. G., t. lxxv, col. 1289. Par nature incarnée Cyrille, en réalité, n'entendait pas une seule nature, mais deux. D'après lui, dans le Christ le Logos divin est devenu homme avec sa nature divine. Et on peut ainsi parler d'une nature divine incarnée comme d'un Logos divin incarné. II résulte néanmoins de là que cette expression « nature incarnée du Logos > doit désigner les deux natures et marquer en même temps que le Logos a supporté et éprouvé des souffrances dans la nature humaine. — Le terme d'union physique, 'evcoct'.; sjTi/.r,, souleva des tempêtes. Nous avons vu, en étudiant le troisième anathématisme, les objections de Théodoret et les réponses de Cyrille. La pensée vraie de ce dernier avait été que le mot « physique » désignait une union essentielle et indissoluble du divin et de l'humain et excluait la division entre deux fils. — Cyrille, dans divers passages, désigne ce qui a été accompli par l'union hypo-slalique comme une certaine unité (Ev), ne trouvant pas de terme plus précis. Selon lui, il est évident que le Logos engendré parle Père a gardé, même après son Incarnation, tout ce qui était inhérent à sa nature. Il est dangereux d'introduire une séparation, car il n'y a qu'un Seigneur Jésus-Christ par lequel le Père a tout créé. Il est créateur en tant que Dieu, vivificateur en tant que vie, aboutissant pour ainsi dire à un être unique qui tient le milieu entre les deux avec des propriétés naturelles et d'autres surnaturelles. De recta jide ad Tlieod., c xi., P. G., l. lxxvi, col. 1193; De inc. Unig., P. G., I. i.xxv, col. 122i, 12'»5, 1253. On assiste, grâce à tous ces textes, au travail qui se faisait en vue d'atteindre l'expression adéquate ; et pendant tout ce long effort ou n'a pas songé à un mélange de natures, mais seulement à la conjonction de la nature liuniaine dans la personne du Logos restée sans changement. Plusieurs Pères avaient parlé de ce mélange des natures, xpâ(7i;, voulant désignerpai- là une union intime entre le diviu etPhumain ;rieudeplus et surtout riend'aulre. QuandNes-

Garnier i, et après lui beaucoup de savants distingués, supposant une faute de copiste, ont lu le 31 juillet, par la raison que Jean, le nouveau fondé de pouvoirs de l'empereur, était à Ephèse dès le commencement d'août, et qu'il ne se tint plus de session après son arrivée 2. Cette septième session se tint dans l'église de Sainte- Marie, et s'ouvrit par la lecture d'une supplique remise par l'archevêque Rhéginus de Constantia en Chypre, et signée par lui et par deux autres évêques de Chypre, Zenon et Evagre. Depuis quelque temps déjà, les patriarches d'Antioche réclamaient les droits de métropolitain supérieur sur les évêques de Chypre, et en particulier le droit de faire les ordinations. Lors donc que le siège métropolitain de cette île vint à vaquer, au moment de la convocation du concile d'Ephèse, par la mortde Troïlus, le ducDenys, proconsul d'Antioche, défendit, à la demande des patriarches d'Antioche, de choisir un nouvel archevêque jusqu'à ce que la question en litige fût |^"oJ complètement vidée par le concile. Si, contre toute attente, on venait à élire un évêque pour Constantia, cet évêque devait se rendre au concile d'Ephèse. Les deux lettres du proconsul adressées, l'une au gouverneur de Chypre, l'autre au clergé de Constantia, étaint jointes à la supplique et furent lues avec elle. Les évêques de Chypre n'avaient pas tenu compte de la défense, et dans leur concile provincial, ils avaient choisi Rhéginus pour archevêque. Pour expliquer leur conduite, ils soutenaient que les prétentions d'Antioche étaient contra apostoUcos canones et definitiones sanctissimœ Nicxnœ synodi ^. Nous avons déjà démontré dans l'appendice IX® du l"'" vol. que ces apostolici canones visaient plusieurs canons non apostoliques. En ce qui concerne le concile de Nicée, ils font évidemment allusion au 4" canon qui dit : « Chaque évêque

torius lui reproche d'admettre pour un seul être, eî; (xtâv oûat'av, ce mélange de divin et d'humain, Cyrille repousse la supposition de la diffusion des natures l'une dans l'autre, twv çtjuewv st; àX>,r,Xa; àvâx^atç. Dans un autre passage, Cyrille trouve absurde de croire que la nature humaine ou le corps est devenu consubstantiel à la divinité ou admis à partager avec elle la même essence. L'anéantissement ou l'absorption de la nature humaine dans la divinité est signalé comme erroné et inexact. P. G., t. lxxv, col. 1292 sq. (H. L.)

1. Dans son éd. des OEuvres de Marins Mercator, préface à la Pars secundo^ P. L., t. XLvni, col. 729.

2. E. du Pin, Nouv. biblioth., t. iv, p. 300 ; Tillemont, Mém. hisl. ecclés., t. XIV, p. 444, éd. Venise ; Fleury, Ilist. eccL, t. xxv, § 57 ; dom Ceillicr, Ilist. des auteurs sacrés, t. xiii, p. 746 ; Walch, Ketzergesch., t. v, p. 511.

3. Mansi, op. cit., t. iv, col. 1465 ; Hardouin, op. cit., t. i, col. 1617.

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