SEI'TIKME SESSION
concile a rendu une sentence ircxcommiinication et de déposition contre Ji-aii d'Aiitioche et ses partisans qui sont de nouveau dénombrés.
Après ce décret général viennent les six canons suivants :
(.:an. 1.
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vu qui" les canons iirabiqiies sont allrihiics à tort au coucilc do Xicéc. Au niomenl où s'ouvrit le concile d'Éphèse on vient de voir les embarras dans lesquels Jean d'Anlioche (i23-440) avait à se déhatlre et précisément la mort récente do Troïle, évêque de Salamino, l'invilait à revendiquer ses droits de métropolitain supérieur sur Chypre. Pressentant que le clei'gé cypriote ne ferait aucun cas de ses communicalions, il s'adressa à Fl;ivius Dionysius, comte d'Orient, pour faire interdire par la voie administrative du j^ouvorncur civil, Théodore, l'élection d'un nouvel archevêque. Le clergé, averti ou non, considéra ces ordres comme non avenus et élut Rheginus au siège vacant. Celui-ci se rendit au concile d'Ephèse avec trois de ses sùiïragants, Saprice, évêque de Paphos, Zenon, évêque do Kurium et Évagre, évoque de Soli. Le sentiment d'irritation ([u inspirait aux Pères d Ephèse le retard calculé, disait-on, de Jean d'Anlioche, favorisait les desseins do la délégation cypriote qui revendiqua l'autocéphalie de son Église pendant la septième session. Un mémoire fut présenté au concile ; on y faisait valoir les empiétements injustes et les traitements cruels du patriarche à l'égard de Tro'ile et de son prédécesseur Théodore ; en outre, on affirmait l'illégalité des tentatives faites contre l'autonomie en contradiction avec les décisions de Nicée. Mansi, op. cit., t. iv, col. 1465. Rheginus joignit à ce mémoire les deux lettres envoyées par Flavius Dionysius à Théodore, gouverneur de Chypre, et au clergé de l'île. On a vu plus haut la décision du concile : toutefois il importe d'ajouter (luo les Pères d'Éphèse, mis en. déCance par les impostures contre lesquelles les conciles ne s'étaient pas toujours assez tenus en garde, ajoutaient que la concession faite aux cypriotes était subordoiuiéo à la véiilé des faits qu ils avaient rapportés. Si l'ancienne coutume leur était contraire, la concession accordée dovonait nulle de plein droit. Si le primat d'Antioche non entendu pour cause d'absence pouvait dans la suite prouver la juridiction de son Église sur Chypie, antérieurement à lépiscopat de saint Epiphane, il rentrerait eu possession de tous les droits qu on lui enlevait. S. Vaillié, dans les Echos d'Orient, 1. ii, p. 222 ; Morin, up. cit., p. o7-o8 ; Salhas, ME-raiw/i/./) jîiS>.ioOr|XT,, Veiiozi^i, 1873, t. ii, p. vJ-/.'. (11. L.)