AFFAinES DF. PAMl'HYLIE, ETC
phvlie ou évèque d'Attalia ^, mais ou sait (ju il résigua ses fonctions [212 1 parce cj'i'il lu- poux ail imiplir couvcuablemcnt sa charge et tenir tête à ses atlversaircs. I.cs évètpios de la province lui dounèrcul pour successeur un certain Thcodore ; mais, di\ consentement de celui-ci, Eustathe demanda alors la permission de conserver le titre et les honneurs épiscopaux et le concile le lui permit, lout en mettant poui' restriction (pi il ne pourrait laiie dOrdiiiations^ ni célébrer en tpjelijue endroit (jue ce lût le service diMu. sans laiitorisation de l'évcHjue du lieu -.
Le second docunu'iit dont il est ici cpiestion, est une décision prise au sujet des massaliens ou eiichites. Les évèqucs de l'amphylie et de Lycaonic, dans le district des([uels se trouvaient ces hérétiques, présentèrent un décret les concernant, rendu par un concile de Constantinople sous Tévcque Sisinnius. Le concile d'i^phèse approuva ce décret, ainsi que les décisions prises à ce sujet à Alexandrie. D'après cela, les clercs qui avaient été juscju'alors massaliens, mais qui anathématisaient maintenant leur erreur, resteraient dans le clergé; on devait, de même, donner la communion aux laïcpies, mais, dans le cas où ils se refuseraient ;i anathémaliscr ces erreurs, les clercs seraient privés de leurs charges, de leurs honneurs et de la communion de ll^glise, et les laïques seraient excommuniés. En outre, on ne devait donner accès dans .lucun couvent à ceux ([ni avaient été massaliens (même dans le cas où ils se seraient convertis), afin ([ue cette engeance (([ui croissait de préférence dans les couventsi ne pût se propager. On condamna aussi un écrit de ces hérétiques, intitulé : Asceticon •^.
Deux évêques de Thrace, Euprepius de Byza (BIzya) et Cyrille de Cèle, donnèrent lieu à un troisième décret ; ils réclamaient protection contre leur métropolitain Fritilas d'iléraclée, passé au parti de Jean d'Antioche, et demandaient qu'on leur permît, comme
1. Dans la suscription de l.t lettre synodale il a le litic de métropolitain, mais les deux métropoles de la Painpliylie, Perge et Side, étaient alors occupées par Vériniane cl Amphiloque. Voyex les suscriplions des évoques présents à Ephèse, dans Mansi, op. cit., t. iv, col. 1214 et 1226 \ Hardouin, op. cit., t. i, col. 1423 et 1431. Par contre, nous tiouvons au nombre des Pères du synode d'Éphèse un Théodore d'Allalia, tjne Tillemont avait déjà présume (note 55 sur S. Cyrille) être le successeur d'i£us(all)e.
2. Mansi, op. cit., t. iv, idI. 1475 ; Hardouin, n[). cit., t. i, col. 1G26.
3. Mansi, op. cit.. l. jv, cul. 1477 ; Hardouin, op. cit., t. j, col. 1G27. CJ. Tillemont, Mém, hist. écoles., t. xiv, note 56, sur saint Cyrille.
par le passé, d'aNoir deux évêchés. Le concile accéda a leurs demandes ^.
Nous savons enfin, par une lettre du pape Léon le Grand, que, dans ce même concile d'Ephèse, Juvénal de Jérusalem chercha d'une manière déloyale, à l'aide de faux documents, à se soustraire à la juridiction du patriarche d'Antioche et à assurer à son siège le principat ecclésiastique sur la Palestine ~, mais que Cyrille d'Alexandrie, quoique étroitement uni à Juvénal dans la lutte contre Nestorius, s'opposa énergiquement à ces intrigues et plus tard fit sur cette affaire un rapport au pape ^.