Appel des deux partis à ïempereur
Nous avons pu remarquer que, à plusieurs reprises, le concile avait décidé l'envoi des actes de l'assemblée à l'empereur, et s'était plaint, lorsque Pallade arriva à Ephèse, que le comte Candidien ne laissait pas parvenir les rapports à la cour. Les nestoriens commirent à Constantinople même d'autres illégalités d'un caractère beaucoup plus grave. Ils occupèrent les routes des campagnes et les portes des villes, et firent la visite de tous les navires pour empêcher toute communication entre le concile et la capitale. En dépit de toutes ces précautions, un mendiant parvint à porter à Constantinople une lettre écrite par Cyrille (elle est maintenant perdue), cachée dans un bâton creux. Cyrille dépeignait dans cette lettre la tyrannie que Candidien et les Orientaux faisaient peser sur le concile, et demandaitl'autorisationd'envoyer une députation d'évêques à Constantinople *. Profondément émus par cette lettre, les moines de Constantinople, ayant à leur tête leurs archimandrites et en
1. Mansi, op. cit., t. iv, col. 1478 ; Hardouin, op. cit., t. i, col. 1628.
2. Nous voyons par une lettre du député d'Antioche que Juvénal émettait aussi des prétentions sur la Phénicie et sur l'Arabie.
3. Voyez sur cette question le commentaire que nous avons donné sur le 7" canon de Nicée, dans le Ic" vol. Voyez aussi ce que nous avons dit alors sur l'étendue du patriarcat d'Antioche.
4. UApologia Dalmatii prouve par le passage suivant que celte prière se trouvait aussi dans la lettre de Cyrille : -oûto oÙv êYÉvETo, cva Trep-çÔri xal k'XÔwfftv oî épxônïvoi... oî àyiwTaTOt ÈTTtcrxoTtot oî vjv 'tçyji\i.vioi. itapà Trjç; àycaç (juvdôou. Mansi, op. cit., t. IV, col. 1429 ; Hardouin, op. cit., t. i, col. 1588 sq.
l'iS. Ai'PKL i)i:s i)i:ix PAinis a i.'i.MPr.iu-ra 343
particulier Dalmatius, se rendirent au cliant des hymnes et des psaumes devant la résiilence impériale. Depuis (piaiante-luiit ans, [214] Dalmatius, qui jouissait diim^ taraude réputation de sainteté, n'avait jamais, quelques instances qur lOii eût faites, voulu (piittcr son monastère ; mais il crut alors entendre une voix du ('iel qui lui ordonnait de sauver 1 Eglise et son apparition subite causa en cHet une prolonde impression ^. I/enipeit iir laissa les archimandrites arriver jus(ju à lui. pendant (pie la multitude des moines et le peuple attendaient a la porte en chantant des saints cantiques. Les archimandrites lurent à 1 empereur la lettre reçue d'Ephèse et alors s'engagea le dialogue suivant. Ij'empereur dit : « S il en est ainsi, (quelques évècjues du concile doivent venir me trouver pour mexposer l'allaire. » Dalmatius répondit : « Nul dentre eux ne peut venir jusqu'ici. » L'empereur : « Personne ne les en empêche. » Damaltius : « Mais si ; ceux (pii ont des sentiments nestoriens vont et viennent en toute liberté, mais pour ce qui concerne le saint concile, nul n'a le droit d inloimer Votre piété de ce qu'il fait. » Il ajouta : « Prélères-tu écouter six mille évéques, ou bien un seul impie ? » L empereur autorisa les députés du concile à venirà Constantinople, et, en congédiant les archimandrites, il les pria d'intercéder pour lui auprès de Dieu.
En revenant du palais impérial, les archimandrites se rendirent avec les moines et le peuple dans l'église du martyr Mocius, où Damaltius monta à lambon et fit connaître les circonstances de l'audience. Tout l'auditoire vociféra: « Anathème à Nestorius "- ! »
Usant de l'autorisation impériale, devançant peut-être son arrivée
1. Dalmatius rapporte lui-uirme que l'empereur élanl venu le voir, il lui avait indiqué dans quel sens il devait écrire à lîlplièse. L empereur parut d abord vouloir suivre ces conseils, mais les intriujues le détournèrent de cette bonne résolution, et il écrivit ce que Palladius rapporta ensuite au synode.
2. Les documents originaux se trouvent dans Mansi, op. cit., t. iv, col. 1427 et 1430 ; Hardouin, up. cit.., t. i, col. 1586 sq. Quelques liistoriens ont voulu placer cet incident à une époque plus tardive, lorsque Cyrille et Memuon déjà exilés, la situation était devenue encore plus critique pour le concile. Mais les pièces en question ne laissent aucun soupçon qu'ils eussent déjà été appréhendés au corps ; et ce que Dalmatius demaiulait, c'est-à-dire que les ambassadeurs du synode vinssent à Constantinople, eut lieu à l'époque où Irénée se rendit à Constantinople et longtemps avant l'arrivée du comte Jean, et bien avant (pie l'on se lût emparé de Cyrille et de Memnon. Walcii, Ketzergescli., t. v, p. 522.
à Ephèse, le concile envoya à Const;intinople Théopempte de Cabasus et Daniel de Darnis ^ (deux Egyptiens), avec une lettre de remer- [215J ciements pour Dalmatius '^. Jean et ses orientaux crurent utile de faire intercéder pour eux à la cour ; par respect pour les ordres de l'empereur, ils s'abstinrent, ainsi qu'ils eurent du reste le soin de le déclarer ^, de choisir leurs députés parmi les évêques, ainsi qu'avaient fait les Egyptiens ; mais ils demandèrent au comte Irénée de se rendre, dans l'intérêt de leur cause, à Constantinople. Le comte accepta et emporta une lettre des schismatiques, dans laquelle ils informaient l'empereur de l'interdiction à eux faite de célébrer à Ephèse l'office divin, et des mauvais traitements que peu auparavant (après l'arrivée de Pallade), ils avaient subis, lorsqu'ils avaient voulu entrer dans une église pour rendre grâces à Dieu de la lettre impériale qu'ils venaient de recevoir ; enfin comment Cyrille et ses partisans se permettaient vis-à-vis d'eux toutes sortes de brutalités ^. On demandait donc à l'empereur de prêter l'oreille à ce qu'ïrénée lui rapporterait, car il lui indiquerait différents remèdes au mal ^.
Comme, dans cette lettre, les schismatiques ne disent pas que le concile les a déjà suspendus et excommuniés, on peut en conclure qu'elle a été écrite entre la quatrième et la cinquième session du concile (16 et 17 juillet), et par conséquent qu'ïrénée s'est mis en route vers la mi-juillet.
Quand le concile eut, dans les deux sessions indiquées, prononcé son jugement contre Jean d'Antioche et ses partisans, ceux-ci rédigèrent un rapport à l'empereur et l'expédièrent à Irénée, qui était
1. Il est vrai que les noms de ces deux évêques ne sont positivement donnés nulle part comme étant ceux des députés qui se rendireut à Constantinople, mais on peut le conclure de ce qu'ils avaient auparavant signé à Ephèse, et de ce qu'ils sont ensuite désignés comme étant à Constantinople.
2. Dans Mansi,o/?, cit., L. iv, col. 1258; Hardouin, op. cit., t. i, col. 1447. C'est à tort que l'on place à celte époque la lettre de Dalmatius que nous possédons encore et qui est adressée au concile. Mansi, op. cit., t. iv, col. 1258 ; Hardouin, op. cit., col. 1446. Elle est cependant plus récente, mais elle fait mention de services que Dalmatius avait antérieurement rendus au concile.
3. Mansi, op. cit., t. iv, col. 1374 ; Hardouin, op. cit., 1. i, col. 1535.
4. Chaque parti se plaignait des mauvais traitements que l'autre lui infligeait ; peut-être leurs plaintes réciproques étaient-elles également fondées, les fonctionnaires impériaux, qui faisaient cause commune avec les schismatiques, opprimaient le concile ; mais, en revanche, le peuple d'Éphèse menaçait et molestait les schismatiques.
5. Mansi, op. cit., t. iv, col. 1390 ; Hardouin, op. cit., t. i, col. 1547.
1 ',,■]. AI'PEl. UES DEUX l'AItTIS A LEMPEnEUU 345
d«''j;i parti, afin qu'il le présentât également à la cour. Ils cherchèrent clans ce mémoire à démontrer la valeur do leur jugement contre 216] (Ivrille et Meninon. et, par contre, à prouver (jue celui qui avait été prononcé contre eux par le concile, était déraisonnable et nul de plein droit : ils se plaignirent encore de la pression qu'on exerçait sur eux, et réclamèrent la convocation à Constantinople ou à Nicomédie d'un nouveau concile. Dans ce cas chaque métropolitain n'amènerait pas avec lui plus de deux évêques. Enfin chacun signerail le svmbole de Nicée, qu'ils inséraient eux-mêmes en tète de leur lettre ' ; personne n'y feiait d'additions ; on n'appellerait pas le Christ simplement un homme ainsi que le faisait Nestorius), et I on ne déclarerait pas la divinité du (Mirist capable de souffrir (le principal reproche fait à Cyrille) : car l'une et l'autre assertion étaient également blasphématoires '-. Les schismatiques s'adressèrent aussi par lettres à de hauts fonctionnaires, pour leur dépeindre ce qu'ils appelaient leni' triste situation à Ephèse, et les mauvais traitements qu'ils prétendaient avoir eu ;t supporter. Ils demandaient à être mandés à Constantinople pour y tenir un nouveau concile ^.
A la même époque Théodoret de Cyr écrivit à l'évêque André de Samosate une lettre que nous ne possédons plus qu'en latin, et dans la([uelle il le félicite de ce que la maladie l'a empêché de se rendre à Ephèse. De cette manière, le spectacle de la tvrannie et de ces calamités lui avait été épargné. L'Égyptien était en fureur contre Dieu, et la plus grande partie du peuple d'Israël (c'est-àdire les chrétiens) était de son côté, ainsi que les Egyptiens, ceux de Palestine, ceux du Pont et de l'Asie, et l'Occident. Ceux qui avaient été déposés (Cyrille, etc.) célébraient le service divin et, au contraire, ceux qui avaient porté la sentence de déposition
1. Dans notre exemplaire la lettre du parti d Antioche n'a plus ce symbole de Nicce. Aussi Garuier et d'autres ont-ils cru que ce document, imprimé avec la suscription De schismaticis dans Mansi, of). cit.^ t. iv, col. 1375, et Hardouin, op. cit., t. i, col. 1535, et qui contient le symbole de iSicée, n'était autrefois (juuu fragment de celte lettre, écrit par ceux d'Anlioclie. Il n'en est cependant pas ainsi; ce document est évidemment plus récent: car il y est question de la troisième lettre de l'empereur qui fut apportée par le comte Jean.
2. Mansi, op. cit., t. iv, col. 1371 sq. ; Hardouin, ap. cit., t. i, col. 1534 sq.
3. .Mansi, op. cit., I. iv, col. 1383-1386 : Haidouiu, up. cit., t. i, col. 1543. La seconde de ces deux lettres à Pra-positus et Scholaslicus paraît avoir été écrite un peu plus tard et après l'arrivée du comte Jean, car elle fait mention de trois lettres de l'empereur.
étaient confinés dans leurs maisons pour y gémir. Jamais comique n'avait décrit une situation aussi ridicule, jamais tragique n'a.vait [2171 écrit un drame aussi lamentable ^. [Les ambassadeurs du véritable concile arrivèrent à Constantinople trois jours avant Irénée, ainsi que celui-ci a soin de l'indiquer. L'exposé qu'ils firent du véritable état des choses impressionna profondément des personnages haut placés, des hommes d'Etat et des généraux ; qui tous regardèrent comme parfaitement légale la condamnation portée par le concile contre Nestorius. C'est l'opinion qu'eut en particulier Scholasticus, chambellan de l'empereur, par ce seul motif que Nestorius avait combattu à Ephèse l'expression de Mère de Dieu ^. Après l'arrivée d'Irénée, il y eut beaucoup de pourparlers, et l'on finit par convenir qu'Irénée et les pélagiens du concile paraîtraient en même temps devant l'empereur et en présence des hauts fonctionnaires de l'Etat. Irénée assure qu'il ne put parvenir jusqu'au palais, sans courir le danger d'être jeté à la mer (tant le peuple était irrité contre les nestoriens) ; mais il se vante, par contre, d'avoir convaincu l'empereur de l'injustice commise par le concile et de sa conduite tout à fait illégale (en n'attendant pas ceux d'Antioche) et de l'avoir- décidé à déposer Cyrille et à infirmer les actes de la majorité à Ephèse. Peu après arrivèrent à Constantinople Jean, médecin et syncelle de Cyrille, qui détruisit tout l'échafaudage d'Irénée et gagna de nouveau beaucoup de hauts fonctionnaires. Les uns conseillèrent alors à l'empereur de confirmer les dépositions prononcées contre Nestorius et contre Cyrille et Memnon ; un second parti voulait au contraire que l'empereur n'approuvât aucune de ces dépositions; mais qu'il mandat près de lui les évêques les plus distingués, pour faire une enquête sur ce qui s'était passé. D'autres enfin conseillaient à l'empereur d'envoyer à Ephèse des fondés de pouvoirs pour y rétablir la paix. Cette dernière pro-
1. Théodoret Opéra, éd, Schulze., t. iv, p. 1335, et plus complète, t. v,p. 649. Voyez aussi les remarques dont Garnier a fait suivre cette lettre. Ihid., p. 368. En outre dans Mansi, op. cit., t. v, col. 787 ; t. ix, col. 793; et Hardouin, op. cit., t. m, col. 136. Dans les actes du V° concile gén., Collât., 5.
2. Nestorius lui écrivit quelque temps après pour regagner ses bonnes grâces, et lui expliqua dans quel sens il permettait d'appeler Mai-ie, Mère de Dieu. Il donna en même temps des extraits de la doctrine professée par Cyrille, dans le but de prouver que Cyrille attribuait à la nature divine un commencement selon le temps, de même qu'une mort temporelle. Mansi, op. cit., t. v, col. 777 ; Hardouin, op. cit., t. i, p. 1552.
lii. DÉctsiox DK i.'EMPi:nr.iii 347
position était colle qui souriait le moins à Irénée, parce qu'elle venait [218J lie gens défavorables à Xestorius '.
Ii4. Décision de l'empereur. On s'empare de Cyrille, de Memnon et de Nestorius. Le concile réduit à 1 extrémité.
I/eniperoiir suivit a la lois le prcniicr cl le troisième conseil qui lui avaient été donnés. Il confirma en même temps la déposition de Nestorius, de (Cyrille et de Memnon. et envoya Jean, « comte des sacrées largesses» (trésorier d'Etat), à Éphèse, promulguer cette sentence, et essaver de ramener la concorde dans les esprits. L'édit contenant cette décision est adressé n tous les archevêques et cvêques marquants qui avaient reçu une invitation particulière pour se rendre au concile d Ephèse : c'est probablement par une faute de la chancellerie que le nom d'Augustin se trouve parmi ceux de ces évêques, car il était déjà mort depuis onze mois déjà (le 28 août 430) -. Le piemier des évêques cités dans la suscription de l'édit est le pape Célestin, quoiqu'il n'assistât pas personnellement au concile ; les noms de Cyrille, de Memnon et de Nestorius sont, pour des motifs que l'on comprend sans peine, passés sous silence. Il n'est pas possible de dire si Jean d'Antioche a été également nommé. On cite deux Jean, mais sans autre indication, et aucun des deux ne vient immédiatement après le pape Célestin, ce qu'eût demandé l'ordre hiérarchique s'il s'était agi de Jean d'Antioche. Au reste, on doit reconnaître que dans cette suscription la préséance n'est pas toujours observée dune manière bien exacte ; ainsi, Juvénal de Jérusalem se trouve à la dix-huitième place et après des évêques qui, bien certainement, se rangeaient après lui. Cet argument perd donc toute sa force. Si l'empereur confirmala déposition de Cyrille, c'est qu'il n'avait pas d'opinion personnelle sur la (Question théologique débattue. Cela seul peut expliquer comment il soutint d'abord Nestorius et plus tard Eutychès, qui était radicalement opposé au nestorianisme. Le parti d'Antioche, composé en grande partie d'hommes de grand mérite et d'une orthodoxie irréprochable, Théodoret de Cyr
1. Mansi, o/). cit., t. iv, col. l.'JOl sq. ; H:u-(loiiiii, op. cil., l. i, col. 15 »7 .sij .
2. Mausi, op. cil., !. iv, cul. 1395; Hardouiii, u/). cit., i. i, col. 1554.
par exemple, avait fait tout son possible pour faire croire que la doc- [219] trine de Cyrille était entachée d'apollinarisme et sa conduite injuste et passionnée. De même, disait-on, que son oncle Théophile avait poursuivi pour des motifs de haine personnelle saint Jean Chrysostome, ainsi Cyrille poursuivait Nestorius pour les mêmes motifs. On le représentait comme un hérétique afin de le mieux perdre. — Les accusations de ce genre avaient fini par faire impression même sur l'esprit des théologiens orthodoxes, comme on le voit par une lettre écrite à Cyrille par Isidore, abbé de Peluse (près d'Alexandrie) ^. Isidore y dit explicitement que ces plaintes proviennent du parti d'Antioche à Ephèse. Il n'est pas surprenant que Théodose II, faible de caractère, se soit laissé induire en erreur, d'autant mieux que son commissaire Candidien était du parti d'Antioche. Mais son édit présente un autre point digne d'attention. A la manière des diplomates, il feint d'ignorer le véritable état des choses, c'est-à-dire les deux conciles siégeant à Ephèse face à face, et il suppose que tous les évêques réunis dans cette ville ne forment qu'un concile par lequel ont été déposés Nestorius, Cyrille et Memnon ; ce concile s'est assemblé pour traiter de ce qui concerne la foi, si bien qu'il ne s'agirait plus, d'après l'empereur, que d'apaiser quelques animosités particulières et ensuite de se séparer en paix. L'empereur va recommander cette paix au concile, et, pour ne pas être seul à le faire, il envoie une lettre écrite dans le même sens que la sienne par Acace de Bérée (maintenant Alep) en Syrie ; cet évêque plus que centenaire et universellement estimé n'avait pu venir en personne au concile et voulait lui communiquer ses conseils et ses avis.
Muni de la lettre de l'empereur et de celle de l'évêcjue Acace, le nouveau commissaire Jean se rendit à Ephèse, où il arriva, d'après l'opinion commune, au commencement du mois d'aoiît ~. Son
1. Isidore Peluse, Epist., lib. I, 310. P. G., t. lxxviii, col. 323-370 ; Baronius, Annales, ad ann. 431, n. 85, Mansi, op. cit., t. v, col. 758, où se trouvent treize lettres d'Isidore.
2. Ainsi que nous l'avons vu, Irénée était arrivé à Constantinople vers le 20 juillet. Les négociations qui eurent lieu entre lui et ses adversaires, et qui se poursuivirent devant l'empereur, durèrent probablement jusqu'à la fin du mois de juillet ; elles eurent pour résultat la mission confiée au comte Jean et comme celui-ci se hâta extrêmement, mais fut cependant arrêté par diverses difficultés (Mansi, op. cit., t. iv, col. 1397 ; Hardouin, op. cit., t. i, col. 1355), on peut présumer qu'il arriva à Ephèse dans les premiers jours du mois d'août.