‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 228 sur 407 · DÉCISION DE LEMPEKUL'R · texte numérisé non relu

DÉCISION DE LEMPEKUL'R

arrivée parut de mauvais augure pour la cause des orthodoxes, et Cyrille chercha, dans un sermon prononcé probablement devant les évoques du concile, à tranquilliser les esprits. Il montra comment [220J les persécutions exercées sur les justes linissaient par produire de bons résultats *. La suscription de ce sermon mentionne qu'il lut prononcé par (.vrille avant son arrestation par le comte Jean, (pii rendit compte m ces termes à l'empereur de sa contluite à b^phèse : « Aussitôt après son arrivée à Ephèse, il avait salué tous les évéques qu'il avait vus, sans li'uir compte tlu parti auquel ils appartenaient ; il leur avait annoncé, el il avait lait annoncer aux absents (GYi"ilI<î et Memnoii en p irtieulier) une convocation générale pour le lendemain dans sa maison. 11 avait marqué l'ordre suivant lequel ils devaient se présenter, afin d'éviter tout conflit entre les partis, lorsqu'ils se rendraient à la convocation. De très bonne heure, presque dès l'aurore, Nestorius et Jean d'Antioche étaient arrivés ; C. vrille suivit avec tous les autres évèques ; Memnon seul avait fait défiiut '. Les partisans de Cyrille avaient demandé, dès le début, l'éloignement de Nestorius, qui était déposé, et en présence du([uel, pour ce motif, on ne pouvait lire la sacrée lettre (celle de l'empereur), pas plus du reste qu'en présence des Orientaux (c'est-à-dire du parti d'Antioche). D'un autre côté le parti d'Antioche avait formulé la même demande touchant Cyrille et Memnon, déposés par le conciliabule. Il s'éleva alors une altercation très vive et très prolongée. Une partie de la journée s'étant écoulée dans ces disputes, le comte parvint par ses discours et en faisant usage de la force, ainsi qu'il l'avoue, et malgré la résistance du parti de Cyrille, à faire lire la lettre de l'empereur sans que Nestorius et Cyrille fussent présents, d'autant mieux que la lettre n'avait été adressée ni à l'un ni à l'autre ■^. C'est ainsi que la déposition de

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