‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 229 sur 407 · Memnon s'excusa pour indisposition. (H. L · texte numérisé non relu

Memnon s'excusa pour indisposition. (H. L

;]. Dès (jue l'assemlilée fut au complet, le comte Jean déploya le rouleau de pièces qui lui conféraient ses pDUvoirs et se mit en devoir de les lire ; mais Cyrille l'interpella : « Comte illustrissime, tlil-il, nous ne pouvons demeurer en présence de Nestorius, ipii csl <léposé, et des évéc[ues a orientaux », que le concile .i relrancliés de notre communion ! Pourquoi veux-tu nous contraindre à communiquer avec eux, nous qui ne devons pas même en supportez- la vue ? — Qu'est-ce à dire, interrompit Jean d Antioclie, nous écoutons bien le comte devant ces gens-ci — il désignait les amis de Cyrille — par respect et par obéissance pour l'empereur, quoique nous les tenions pour des hérétiques excommuniés. » Un tumulte inouï sul\ it ces paroles : a C'était, a dit le comte Jean,

Cyrille, de Nestorius et de Memnon fut annoncée, et le parti d'Antioche l'accueillit favorablement ; les autres, au contraire, regardèrent comme illégale la déposition de Cyrille et de Memnon. Pour éviter de nouvelles complications, le comte Candidien s'était chargé de la garde de Nestorius (maintenant prisonnier) ; il avait confié Cyrille au comte Jacques et envoyé des membres du tribunal, ainsi que le premier diacre d'Ephèse, à Memnon, absent, pour lui annoncer sa déposition. Sur cela, Jean d'Antioche s'étant rendu à l'église pour y prier '^, apprit que Memnon se trouvait encore dans la cour épiscopale, il le manda aussitôt près de lui. A la question [221] pourquoi il n'était pas venu le matin, Memnon avait répondu d'une manière inconvenante. Il s'était ensuite rendu de lui-même dans la maison du comte, y avait été arrêté et remis à la garde du même comte Jacques. Enfin lui, Jean, s'était efforcé d'amener les évêques à des sentiments de paix et de conciliation ; il continuerait à tenir cette ligne de conduite et informerait les empereurs de tout ce qui pourrait se présenter d'important ^. »

Nous savons par deux lettres du parti d'Antioche, qui se hâtèrent d'annoncer triomphalement ces nouvelles à leurs partisans, que Cyrille et Memnon furent emprisonnés séparément et mis sous une forte garde ^. Le concile orthodoxe écrivit alors une lettre très ferme aux deux empereurs (d'Orient et d'Occident) et déclara que le décret publié par le comte Jean avait causé une consternation générale. L'empereur, d'ordinaire si désireux de connaître la vérité, avait été trompé par des intrigues et des mensonges. D'après l'exposé

une vraie sédition, bien plus, un combat, une bataille. » On se défiait d'un camp à l'autre ; ce désordre se prolongea pendant une partie du jour. Le comte Jean ne sachant qu'imaginer pour ramener la paix, proposa l'expulsion de Nestorius et de Cyrille. « Le mandement impérial, dit-il, ne s'adresse pas à ces deux personnages nominativement, mais à tous les évêques sans distinction ; s'ils croient donc ne pas devoir demeurer ici, qu'ils s'éloignent librement j je pense même que leur absence ne pourra être que favorable à la paix. » Cyrille et Nestorius répugnaient à cette concession et revendiquèrent leur droit de rester ; la dispute reprit plus acharnée. Enfin, moitié de gré, moitié de force, les deux prélats se résignèrent à quitter la siille. La lettre impériale fut alors écoutée avec assez de calme. (H. L.)

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