‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 237 sur 407 · Mansi, ojj. cit., t. v, col. 802 s(i · texte numérisé non relu

Mansi, ojj. cit., t. v, col. 802 s(i

3. Mansi, 0/). cil., t. iv, cdI. l'iOl ; llai-douin, oj). cit., 1. i, col. I.j()3.

CONCtLlCS — II - -2 1

qui jugera tout, au uom du Saiut -Esprit par la grâce duquel il règne, au nom des anges protecteurs ^, de sauver la religion attaquée, de contribuer à l'extirpation des anathématismes hérétiques de Cyrille, et d'ordonner à tous les signataires des anathématismes qui persistaient dans leur esprit de dispute, malgré le pardon ofFert par les partisans d'Antioche ^, de se rendre ici (pour un nouveau colloque, en présence de l'empereur) et pour être punis d'après le jugement rendu par l'empereur et conformément aux lois de l'Eglise. L'empereur ne pouvait mieux remercier le Christ de si nombreuses victoires remportées sur les Perses et sur d'autres barbares. Le colloque contradictoire devait avoir lieu par écrit et en présence de l'empereur ^. Il aurait à décider si ceux qui oppriment la véritable loi, et qui ne savent même pas exposer et défendre leur nouvelle doctrine peuvent être appelés docteurs. Ils s'étaient ligués et voulaient donner à leurs adhérents les prérogatives ecclésiastiques comme récompense de l'impiété et troubler tout l'ordre canonique, si l'empereur n'y mettait obstacle ^. L'empereur pourra même voir comment ils se hâteront, s'ils peuvent avoir raison de la foi du Christ, de se partager le butin de leur victoire comme une récompense de la trahison. Juvénal de Jérusalem avait déjà pris beaucoup de liberté (ils n'en parlaient cependant que pour la première fois), et ses plans sur la Phénicie et l'Arabie leur étaient tout à fait manifestes. Pour rendre vains tous ces efforts, ils ["241] s'attendaient au jugement de Dieu et à la piété de l'empereur ; mais,

1. L'autre version (Mansi, op. cit., i. iv, ool. 1402) ajoute que l'empereur serait en butte aux arguties de certaines gens qui voulaient faire valoir leurs principes hérétiques.

2. Ainsi qu'on l'a vu, § 145, ceux d'Antioche avaient offert de pardonner à ceux qu'ils regardaient comme ayant été trompés par Cyrille, à la condition cependant qu'ils rétractassent la signature donnée aux anathèmes de Cyrille. Mais ils s'y étaient refusés. L'aulre traduction dans Mansi, op. cit., t. iv, col. 1402, porte : Jls ne veulent pas disputer.

3. Ces conférences écrites ne consistaient pas en compositions que les adversaires rédigeaient les unes contre les autres, c'étaient des discussions auxquelles assisteraient des notaires qui consigneraient dans un procès-verbal authentique les dires de chaque partie ; en définitive une conférence contradictoire sténographiée. (H. L.)

4. Ce passage fait évidemment allusion à Jérusalem, ainsi que nous le verrons plus loin. Ceux d'Antioche accusaient le parti de Cyrille d'avoir promis à Juvénal de Jérusalem de lui faire oljlenir, comme prix de son adhésion, une situation hiérarchique plus élevée. En réalité, Cyrille a fait exactement le contraire, ainsi que nous l'avons vu plus haut.

Page 1