l'i;mpi:iu;uk décidiî en iaveuii di;s orthodoxes
poiii' le moment, ils ne voulaient intercéder que pour la pureté de la foi (|iii. depuis Constantin, avait hiilli' d un si bel éclat et (pii, sous 1 (Mupereur actuel, avait fait îles conquêtes dans la Perse; ils intercédaient pour ([u'cllc ne lui pas opprimée dans le palais impérial. Si (piel([u'un poiixail montrei' île riiidiflércncc :i l'endroit de la leligion, ce ne dc\ail, dans aiuiin cis, èlre I eiupcreui', à (pu Dieu avait confié le gouvcrncinenl du monde entier. Ils étaient prêts à se soumelti-e à son jugement : car Dieu l'éclairerait assurément. Si ce colKxpic était impossible, ils demandaienl la permission de reffacner leurs maisons et leiii's diocèses.
Peu de temjjs après, ils adressèrent à rempereur un seccmd mémoire où ils racontaient, à leur |)oiii t de \ ne, loiile riiisloire du concile d l']phèse et la convocation des députés à (dialcédoine. Ils ajoutaient que le parti adverse n'a\ait jamais consenti il discuter avec eux ;i Chalcédoine. sur les principes de Cyrille. Néanmoins, ceux de ce parti avaient pu. malgré leur obstination dans l'hérésie, fréquenter les églises de Chalcédoine et y célébrer Tofiice divin, tandis qu'eux se trouvaient depuis longtemps, à lilphèse et ici, privés de la liturgie. Ils avaient soulTert plus encore ; car on était allé jusqu'à déguiser des esclaves en moines pour que ces faux moines leur jetassent ensuite des pierres. L'empereur avait relusé de tenir une dernière séance ; il était parti pour Constantinople et avait ordonné aux cvrillions, quoique excommuniés, de le suivre, de célébrer le service divin, et même d'ordonner un nouvel évêque pour Constantinople ^. Quant à eux, qui ne pouvaient ni se rendre à Constantinople, ni retourner chez eux, ils avaient avec eux les évoques du Pont, de l'Asie, de la Thrace, de l'illyrie et même de l'Italie, qui ne pouvaient approuver la doctrine de Cyrille, et qui avaient adressé à l'empereur un traité de saint Ambroise en opposition radicale avec la nouvelle hérésie. A la lin ils demandaient (pi'ou ne laissât ordonner aucun nouvel évoque de Constantinople avant qu'on eût |2^i21 l"'s ^^^^ décision au sujet de la véritable foi'-.
L'empereur répondit par un décret laconique adressé à tout le concile dl'^phèse, c'est-à-dire aux deux partis, décret dans lequel
1. C'est ce que dit aussi la seiilr notice que nous avons du côlé des orlluidoxos, dans Mausi, op. cil., 1. v, col. 255 cl 659 ; Ilardouin, oj). cil., I. i, col. Iti67.
2. Mansi, op. cil., l. iv, col. t iO:> ; I. v, col. 805; llaidouiii, op. cil , t. i, col. 15(J5.
il déplore la division qui se perpétue, et ordonne à tous les membres du concile de rentrer chez eux et de reprendre leurs sièges épiscopaux. Cyrille et Memnon resteront seuls déposés '^.
Les députés d'Antioche adressèrent alors un troisième mémoire à l'empereur : « Ils ne pouvaient s'attendre a un tel dénoûment, et voyaient bien que leur discrétion leur avait nui ; après les avoir fait si longtemps attendre à Ghalcédoine, on les renvoyait maintenant chez eux, tandis que ceux qui avaient jeté le désordre partout et divisé l'Eglise exerçaient les fondions ecclésiastiques, célébraient le service divin, faisaient des ordinations et distribuaient à leurs soldats le bien des pauvres. Cependant Théodose n'était pas seulement leur empereur, il était aussi celui des Antiochiens, et l'Orient n'était pas la moindre partie de son empire. 11 ne devait pas mépriser la foi de son baptême, pour laquelle il avait vaincu les barbares, et qui lui était encore si nécessaire dans la guerre d'Afrique, Dieu le protégerait, si, de son côté, il protégeait la foi, et s'il ne permettait pas qu'on déchirât en lambeaux le corps de l'Église. Ils assuraient une fois de plus à l'empereur que les partisans de Cyrille renouvelaient les hérésies d'Apollinaire, d'Arius et d'Eumonius, et qu'ils exerçaient, d'une façon illicile, les fonctions ecclésiastiques. La plus grande partie du peuple était, au contraire, animée de bons sentiments et se préoccupait de la foi. Si, malgré leurs adjurations, l'empereur ne voulait pas accepter le véritable enseignement, ils secoueraient la poussière de leurs pieds et s'écrieraient avec saint Paul : « Nous sommes innocents de votre sano- -. »