Li: PAPE ET I.EMPEREin s'eNTUEMETTENT
résistera Cvrille ^ : mais cette domuM' a été regardée comme erronée par tles historiens postérieurs '-'. Par contre, dès son ai ri\(''c au pouvoir, Sixte aj^prouxa solennellement par une lettre encyclique et par des lettres |)ait iculièrcs, donl l'une était adressée ii (Iviille, les di'crcts dHpIiése ; m nirnic U inps il tenta de réiahlir la paix de I Eglise en demandant que Jean (rAnlioche et ses partisans lussent sans difficulté reçus ;i la («uuuiuinou, s ils condamnaient tout ce (jue le saint concile d Éj)hese avait condamné ■'. Cette mansuétude et cet esprit de conciliation l'urtMit eii et l;i mal iiitri-{)rétés ; on alla jus- (pi ;i accuser le pape il avoir \u a\ec déplaisir la (le|)osition de Xesloriiis: mais ses lettres prou\enl le conlraiix', el Cyrille délendit énergi(juement Sixte coutre ces accusations *.
Vers 11- milieu de I année \.V1, 'riiéodosc consulta Maxiiuieu de Conslantinople. les évèques et les clercs de la capitale •', pour connaître le meilleur moven d arriver il la paix. Sur leur conseil, il écrivit ii Jean d'Antioche en ces termes : « Il est déplorable que les évèques, unis pour ce cpii concerne la foi, se trouvent cependant si profondément divisés, et il est triste que ceux qui doivent a prêcher la paix » aient eux-mêmes besoin qu On les exhorte à se réconcilier. Jean et Cyrille doivent se rapprocher ; les saints évèques réunis à Conslantinople ayant déclaré que, si Jean souscrivait à la déposition de Nestorius et anathématisait ses principes hérétiques, il n'exis- [252] terait plus de cause de division. Cyrille, le pape Célestin (celui-ci vivait donc encore, ou bien sa mort n'était pas encore connue à Constantinople' et tous les autres évèques le recevront aussitôt à la communion de l'Eglise, et les autres difficultés de détail seront aisé-
qu il en fût i-ét'éré à l'oiiijjtreur. Cependant la gangrène s élait iniso dans la plaie du côté, elle gagnait de proche en proche, euvaliissail les entrailles ; les membres tombaient eu pourriliii-e, la tête elle-même n'élait pas respectée, la langue était devenue la proie des vers. Ce fut dans celle épouvantable situation que mourut Nestorius. (H. L.)
1. Gennadius, De script, ecclesiasl. ; //( \it(i Cxlestini, c. lv, ddit. Ilicliardson, in-8, Leipzig, 1896, p. 8S, n. 55. (11. L.)
2. Coustant, Epist. pontif., col. 1231 ; NValcJi, Kctzergesch., t. v, p. .")7K.
o. Voyez les deux lettres de Sixte dans Maiisi, op. cit., t. v, col. 374 et 375, el Constant, Epist. pontif., col. 1231 sq. L'une de ces lettres était adressée à Cyrille, l'autre est une lettre circulaire également destinée aux Orientaux, quoique Cyrille soit désigné dans la suscription au noinhie des destiiuitaires.