‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 249 sur 407 · Mansi, op. cit., t. v, col · texte numérisé non relu

Mansi, op. cit., t. v, col

5. C'était le synode £vôr|ixoC<T3t dont ucjus avons parlé, t, i, p. 7, notes 1, 9. (H. L.)

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ment aplanies. Pour accomplir cette œuvre de conciliation, Jean devaitsc rendre à Nicomédic, où Cyrille serait appelé par une lettre impériale; aucun des deux ne pouvait amener d'autres évoques (qui compromettraient peut-être cet essai de conciliation), mais simplement quehpies clercs dévonés qui leur étaient indispensables. L'empereur promettait de ne pas recevoir d'évèques avant que la réconciliation fût complète. Enfin, on ne devait, jusqu'à ce moment, instituer ni déposer aucun évoque '^. » Il envoya cette lettre par le notaire et tribun Aristolaùs, qui se rendit de sa personne à Antioche pour être sûr que la mission serait exnctement remplie.

Dans une seconde lettre, l'empereur demanda à Siméon Stylite, qui jouissait alors de la vénération universelle, de prier Dieu pour la paix de lÉglise et d'exhorter les adversaires à se réconcilier 2. L'empereur envoya une troisième lettre à Acace de Bérée et à d'autres évoques •\ pour leur demander d'intercéder en faveur de la paix de l'Eglise. La lettre de l'empereur à Cyrille est perdue, et nous n'en connaissons pas le contenu. Nous savons seulement qu'on lui demandait d'oublier et de pardonner les mauvais traitements qu'il avait subis à Ephèse *. Tillemont ^ suppose que, dans cette même lettre, l'empereur avait insinué à Cyrille de condamner ses propres anathèmes, de même qu'il avait demandé à Jean de condamner les contre-anathèmes de Nestorius, ou, pour mieux dire, sa doctrine. Mais Walcli lui-même regarde cela comme invraisemblable, parce que l'empereur avait tenu Nestorius, mais non pas Cyrille, pour hérétique. C'est ce qui résulte encore plus clairement de ce qui suit. L'arrivée de la lettre impériale jeta Jean d'Aiitioche dans un grand embarras ; il écrivit à Alexandre d'Hié- 1

rapolis qu'il était trop faible et trop infirme pour se rendre à ^

Constantinople (à proprement parlei', pour se rendre d'abord à Nicomédie, de Là, lorsque la paix sera conclue, à Constantinople). On lui avait dit que, pendant le voyage, ses ennemis pourraient facilement lui nuire. Alexandre devait d'abord avoir avec Théodoret [253] et d'autres évêques, une réunion à Cyr, puis venir le trouver le plus tôt possible pour le conseiller ; car, pour lui, il ne savait que répon-

1. Mansi, op. cit., t. v, col. 278 ; Hardouiu, op. cit., l. i, col. 1683,

2. Mansi, op. cit., t. v, col. 281 et 828 ; Hardouiu, op. cit., t. i, p. 1685.

3. Mansi, op. cit., t. v, col. 283 et 828 ; Hardouin, op. cit., t. i, p. 1687.

4. Cyrilli, Epist. ad Acacium Melitenum, dans Mansi, op. cit., t. v, col. 310,

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