‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 251 sur 407 · Mansi, Conc. ampliss. coll., t. v, col · texte numérisé non relu

Mansi, Conc. ampliss. coll., t. v, col

'2. Voyez sur ces synodi's la dissertation de Mansi, op. cit.^ l. v, col. 1155 sq.

3. Hardouin, op. cit., col. 1634; Mansi, op. cil., t. v, col. S29, c. lui ; col. 830, c. Liv ; col. S'iO, c. i.x. Jean d'Anlioclie parle mémo île dix propositions, dans Mausi, op. cit., c. i.xxvii, col. 855.

4. Mansi, op. cit., t. v, col. 830, c. i.iv ; Ijanlouin, op. cil., t. i, col. 1(')35 ;

388 LIVRE IX, CHAPlTIiE HT

Cyrille l'œuvre de conciliation *. Cyrille rapporte ainsi son arrivée, dans ses lettres à Acace de Mélitène, Donat de Nicopolis en Epire^ et Rabboula d'Edcssc - : « Les amis de Nestorius avaient abusé du vénérable Acace de Bérée pour lui faire adresser (à Cyrille) des observations qu'on aurait dû lui épargner et lui demander la rétractation et la condamnation de ce qu'il avait écrit contre Nestorius, pour s'en tenir exclusivement au symbole de Nicée ; à cela il avait répondu : « Nous professons tous fermement la foi de Nicée, « mais il m'est impossible de tenir pour faux ce que j'ai écrit contre (f Nestorius ; c'est à vous d'obéir aux ordres de l'empereur et au « décret d'Épbèsc en condamnant Nestorius, en anathématisant sa « doctrine et en reconnaissant le choix de Maximien. «

Cyrille donne ici en abrégé ce qu'il avait exposé en détail dans sa réponse à Acace de Bérée '^ et il ajoute qu'il pardonne volontiers aux partisans d'Antioche leurs accusations de lèse-majesté. C'est, dit-il, à tort qu'on l'a accusé d'apollinarisme ou d'arianisme ; au contraire, il anathématise l'arianisme et toutes les autres hérésies ; il admet (en opposition avec les principes de l'apollinarisme) l'âme humaine et raisonnable (-KVîÎjij.a) du Christ ; qu'il n'y a eu ni mélange ni confusion des natures dans le Christ, et que le Logos de Dieu était var sa propre nature immuable et inaccessible à la souffrance, cependant le seul et même Christ et Fils unique de Dieu avait souffert pour nous dans la chair. En outre, ses anathématismes étaient [2551 uniquement dirigés contre Nestorius dont ils avaient pour but de réfuter les erreurs, en sorte que quiconque condamne Nestorius doit accepter les anathématismes. Quand la communion ecclésiastique sera rétablie, il donnera des explications écrites qui calmeront tout le monde et interpréteront, à la satisfaction générale, ses formules mal comprises ; mais il ne peut condamner ces formules exactes, au point de vue du dogme, conformes à la vérité et approuvées par l'Eglise entière. En terminanl, Cyrille parle des efforts sérieux qui sont tentés par Aristolaûs en faveur de la paix, il salue tous ceux à qui il écrit, ainsi que les évoques de leur entourage.

Sur les vives instances d'Aristolaits, Cyrille s'était laissé décider, ainsi que l'écrit son propre archidiacre Epiphane à l'évêque de

1. Voyez la susciùplion du c. lui dans Mansi, op. cit., l. v, col. 829, et Hardouin, op. cit., t. i, col. 1634. Propositiones, etc.

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