‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 252 sur 407 · LES ESPÉHANCKS DK PAIX AIG.MENTKNT · texte numérisé non relu

LES ESPÉHANCKS DK PAIX AIG.MENTKNT

Gonstantinoplo ', à donner les explications précises analysées plus haut, explications de nature à réluter les accusations portées contre lui. Il put les donner sans rien changer à la tloctrinc (juil avait ensci<2;née dès le début. 11 laut iniu)rcr le \rai état des choses, ou bien être prévenu, pour accuser Cyrille davoir d(''vié de ses premiers principes. Aristolaiis envoya en Orient cette lettre de Cyrille par son compagnon de vovage et coadjutcur Maxime : il le chargea de demandera ceux d'Antioche d'anathématiser à l'unanimité Nestorius et sa doctrine -. Le pape et quelqiu-s (''vèquos ccrixircut à Acace pour l'exhorter à la paix-'; Acace communiqua ces pièces ii ses collègues orientaux i>t, à cette occasion, dans sa lettie à Alexandre d'IIiérapolis, il exprima très ouvertement sa joie actuelle sur lOrlhodoxie de Cvrille ^ Nous avons vu ([u'Alexandic d Iliérapolis était un ami décidé de Nestorius ; il persista dans ses sentiments ; aussi, dans sa réponse à Acace, déclara-t-il ([ue Cyrille était, en dépit des explications, resté apollinariste, et que Ion n'aurait pas du anathématiser Nestorius avant d'avoir prouvé que son enseignement t'tait en contradiction avec l'Ecriture ^. 11 écrivit encore sur un ton plus aigre à André de Samosate, qui partageait ses sentiments *^, s'étonnant de la facilité avec laquelle Acace changeait d'avis, et assurant « qu'il aimerait mieux perdre sa charge, et même une main, que d'être en communion avec Cvrille, si celui-ci n'anathématlsait pas ses erreurs, ne reconnaissait pas que le Christ était Dieu et 256] homme, et qu'il avait souffert selon son humanité. » Toutes choses que Cvrille n'avait jamais contestées.

André de Samosate répondit à cette lettre sur le même ton. Cyrille est, à ses yeux, un fourbe ; il soupçonne qu'à Antioche on fait déjà des concessions ; ce n'est pas en vain cju'il a vu en songe ([uelque temps auparavant Jean d'Antioche se faisant donner les eulogies d'Apollinaire ^.

Acace avait également écrit à Théodoret poui- l'inviter ii conférer avec lui ; mais celui-ci malade et ayant des visites à faire, ne pouvait s'y rendre ; il répondit par écrit (|ue les dernières explications de

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