LES ESPÉIIANCES DE PAIX AUGMENTENT
pour que la paix ne lût pas empêchée par quelque difficulté ^. Le languie d'André esl ici bien plus niodéié que dans sa réponse au bouillanl Alexandre d lliérapolis. Foui' calmer ce dernier, il lui communi([ue la lettre de Tiu-odoret, 1 engage à céder, lui dépeint le malheur île 1 obstination dans le schisme, et désire ([uAlexandre s'engage dans la nouvelle voie "-'. Celui-ci répontlit à André et à Théodoret il'une manière aigre et courroucée, et ne voulut voir qu'une tentation de Satan dans t(uis ces ell'orts pour airiver à la «oncilialion. 11 manileste surtout son nuconlement au sujcl d(; Jean d Antioche. etjuresur 11- salut de son âme que, pour lui, il ne faiblira pas 'K Théodoret lui répoiidil avec calme qu il coiuiaissail mieux le patriarche qui, pas plus que lui, ne consentirait a la condamnation de Nestorius. Mais, d un autre côté, la nouvelle déclaration de Cyrille lui paraissait satisfaisante, et il (tait curieux de savoir en ([uoi elle pouvait être contraire il l'Evangile. Il accordait du reste quelle ne suflisait pas pour faire admettre Cyrille à la communion : il fallait pour cela de nouvelles explications de sa part dans le sens du symbole de Nicéc '.
Maximin évéque d Anazarbe, dans une lettre à Alexandre, dit que Jean d'Antioche a loué les dernières explications de Cyrille, tandis que dans l'exemplaire c[ui lui a été communiqué par un ami, Cyrille ne fait, au fond, que manifester sa volonté de soutenir les propositions qu'il avait soutenues jusque-là. Il demandait à Alexandre des 2581 ^'claircissements à ce sujet ^. Maximin avait, en somme, porté un jugement exact : car, en lait, c'était la manière dont on avait entendu la doctrine de Cyrille, et non pas cette doctrine elle-même, qui était en contradiction avec les dernières explications fournies par 1 évêque d'Alexandrie. (>'est ce qui explique comment Théodoret et Jean d'Antioche, ainsi ([ue tous ceux (pii avaient interprété d'une manière erronée les premiers écrits de Cyrille, trouvaient maintenant une différence notable entre ces premiers écrits et les derniers, tandis (|u aux yeux d'un nestorien proprement dit, tous ces écrits, sans exception, trahissaient des sentiments apollinaristes et accusaient d une manière trop peu accentuée la distinction des natures.