Paul d'Émisa est envoyé à Alexandrie pour concilier
les deux partis.
D'accord avec Acace ([iii partaj^cait ses sentiments, Jean d'Antioche oiivoxa à Alexandrie, comme ambassadeur, le vieil évèt[ue Paul d'Emisa. 11 devait avoir des entrevues avec Cyrille et obtenir de lui des explications encore plus satisfaisantes. Pour la première fois depuis le commencement de toutes ces discussions, Jean d'Antioche entra en correspondance personnelle avec Cyrille, et lui écrivit pour accréditer Paul d'Emisa : « Sans se connaître personnellement, Cyrille et lui se trouvaient unis par la charité ; malheureusement les douze anathcmes de Cyrille avaient détruit cette union, et il eût mieux valu qu'ils n'eussent jamais été publiés. Il n'avait pas voulu admettre d'abord qu'ils fussent de Cyrille. Ils se trouvaient notablement améliorés par les dernières déclarations, et l'on pouvait espérer ([uils deviendraient irréprochables. Cyrille lui-même avait promis de donner, quand la paix serait rétablie, des explications décisives, et, de fait, quelques additions étaient encore nécessaires. Jean et ses amis s'étaient fort réjouis de la lettre explicative de Cyrille à Acace, surtout parce que Cyrille s'y déclarait prêt il accepter celle de saint Athanase à Ëpictète, renfermant une explication si exacte du symbole de Nicée, et répondant à tout. L'œuvre de paix ainsi commencée devait se continuer, et on en finirait avec les injures et les accusations d'hérésie que les chrétiens ne s'étaient pas épargnées. Cyrille était prié de recevoir Paul d'une manière amicale et de lui témoigner autant de confiance cju'à Jean 1 260] lui-même ^. » D'après un renseignement fourni par Epiphane, l'archidiacre de Cyrille, Jean, avait déclaré que les Orientaux ne consentiraient jamais à la condamnation de Nestorius '^. Toutefois, la pièce que nous venons d'analyser n'y fait pas d'allusion directe ; au contiaii't', on peut dire avec Théodorel (jue, dans cedocument, Jean a\alt positivement rejeté les anathématismes de Cyrille •'.
.Ican d'Antioche, ré[)ondant à une lettre, aujourd'hui perdue,