‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 257 sur 407 · Maiisi, of). cit., t. v, col · texte numérisé non relu

Maiisi, of). cit., t. v, col

[i. Théodoret, Epist., cxn, P. 6^., t. lxxxio, col. 1309.

d'Alexandre d'Hiérapolis, le chef du parti extrême, lui fit connaître la démarche qui venait d'être faite par la mission confiée à Paul d'Emisa. Jean reproche h Alexandre sa subtilité dialectique, qui découvre partout dans Cyrille l'apollinarisme, et il lui démontre d'une manière brève et concluante que Cyrille s'était mis en opposition avec le principe même de l'apollinarisme, en niant le mélange des deux natures dans le Christ. Nul d'entre les évêques du Pont (probablement Firmus de Césaréc et d'autres adversaires de ceux d'Antioche) ne s'était encore exprimé de cette manière. Il serait h souhaiter que celui qui se trouve dans le voisinage d'Alexandre (Rabboula d'Edesse, sans doute), et ceux qui sont au delà du Taurus (montagne du sud de l'Asie-Mineure), donnassent une profession de foi analogue. Alexandre ne devait pas être si pusillanime ; il devait avoir confiance en Dieu. II parlait continuellement de démission, voire même du martyre ; ce n'était pas de cela, mais du rétablissement de la paix de l'Eglise qu'il s'agissait maintenant. La lettre contient ensuite des détails qui n'ont pas trait à nos études et d'une intelligence difficile ^.

Alexandre répondit sur un ton âpre s'cfibrçant de démontrer que, même dans ses dernières explications, Cyrille restait hérétique. Si Jean et Acace les trouvaient orthodoxes, il était inutile d'envoyer Paul d'Emisa. Pour ce qui le concernait, il était résolu à n'accepter ni la communion de Cyrille ni la communion de ceux qui se réconcilieraient avec lui, tant qu'ils n'auraient pas fourni des explications satisfaisantes. L'afl'aire est claire : « Cyrille nous offre de communiquer avec nous si nous acceptons de devenir hérétiques ^. »

Le patriarche répondit avec modération ; il ne rappellerait pas tout ce qu'il y avait d'amertume dans la lettre d'Alexandre, il ne lui demanderait qu'une seule chose, c'était d'avoir quelque confiance dans la mission donnée à Paul ; celui-ci devait présenter à Cyrille [261J les dix propositions du parti d'Antioche et avoir avec lui des conférences orales, qui souvent valent mieux que des négociations écrites ^. j

Le patriarche Jean ne s'était pas contenté, du reste, de faire '

savoir ce qui se passait, aux évêques soumis à sa juridiction : il en

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