SYMBOLE D UNION DU PARTI D ANTIOCHE
exemple Dorothée, archevêque de Mareianopolls en Mésie. Celui-ci, d'accoid avec ses sufl'ragants, hii avait répondu par une lettre pleine de remerciements dans laquelle on demandail a Jean d'avoir soin de faire professe)- par C\ riUe les deux natures unies sans être mélangées et de lui faire couilamner ses anathèmes ^.
155. Symbole d union du parti d'Antioche ; il est accepté par Cyrille.
Jean d'Antioche avait remis à Paul d'Emisa, avec la lettre que nous avons donnée plus haut, une piofession de foi rédigée par lui et par ses amis, et que Cyrille devait accepter. Nous connaissons l'existence de cette profession de loi par des lettres postérieures de Cvrille à Jean - et par une lettre de Jean à Cyrille ^; on voit dès le premier coup d'œil que, abstraction faite du début et de quelques mots de la conclusion, cette profession de foi est identique à celle que les partisans d'Antioche avaient remise à Ephèse par l'intermédiaire du comte Jean à l'empereur Théodose. Celle-ci se divise en deux parties : l'introduction et le symbole proprement dit. L'introduction est ainsi conçue : «Nous voulons exposer ici en abrégé, et en conformité avec l'Écriture et la tradition, sans cependant rien ajouter à la loi de Nicée, ce que nous croyons et enseignons au sujet de la Vierge Mère de Dieu et sur la manière dont le Fils de [202] Dieu s'est fait homme. Nous faisons cela parce que c'est nécessaire; nous le faisons, non pour innover, mais pour satisfaire. Car, ainsi {[ue nous l'avons déjii dit, la foi de Nicée suffit parfaitement à l'exposition de la religion et à la réfutation des hérésies. Nous donnons cette nouvelle explication, non pour résoudre ce qui est incompréhensible, mais pour réfuter, par la confession de notre propre faiblesse, ceux (jui nous reprochent d'expliquer des choses au-dessus de l'intelligence humaine "^ »