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dont ils no se reiulaicnt jjas un compte exaii : tel était ifitaiiioineiit le cas de saint Isidoïc de Pcliisi-. Ensuite eciix (jiii, inihiis d'opinions inonopIivsi(jues on nionotlu'lites, eoinpvenaienl lits bien les récentes explications de ('\rille, mais n en étaieiil, pour ce motif, que plus irrités contre lui. Les opinions diamétralement opposées ipi lis prolessaient, leur hiisaienl V(ur le nestonaïusme dans les principes auxcpuds C!!\rille a\ail ailhére. iJe ce iiomhi'c setrou\ait peut-être \eace de Mt'lilèue ipii, dans une lettre adressée à Cvrilli- et (pie nous possédons encore ', loue, il est vrai, les eil'orls de I e\è(pie il Alexaiulrie pour iaire anathématiser le n(îstorianisme et Théodoie de Mopsueste^ -, mais I adjure en même temps d'anathématiser ceux ([ui croient (pi après l'union des natures dans le Christ, il reste encore deux natures, et (pie chacune d'elles possède son action et son aiti\ite. 1) aj)rès Acacc cette opi- [2/2]nion conduisait droit au nesforianisme. 11 se trompait. Ce (pi il estimait nestorianisme était la doctrine orthodoxe; lui-même se trouvait, sans s'en douter, Inil)u d opinions monothélitcs, car tout en reconnaissant deux natures dans le Christ, il nadmetlait pas quelles eussent l'une et l'autre leur action ; on \o\ait même poindre dans ses idées des sentiments nionophysi([ues^ car il penche parfois veis la négation des deux natures dans le Christ.
Cet ensemble de circonstances dèterniina Cvrille à défendre dans une série d'écrits l'union à peine conclue.
1) Il discutait d'abord l'accusation portée contre lui d'avoir demandé à autrui ou d'avoir composé lui-même un nouveau svmbole altéré. Voici bien plutcH comment les choses s'étaient passées : comme les évêques d'Orieiil venus à Ephèse étaient soupçonnés de nestorianisme, il était nécessaire qu ils justifiassent leur
foi 3.
2) Il montrait en second lieu (|ue cette justification des Orientaux était tout à fait satisfaisante, et qu'il existait une grande dilTérence entre leur doctrine et celle de Nestorius. Celle-ci conduisait à la négation de Dieu fait homme et divisait le Vi\s unique en deux Fils ; les Orientaux, au contraire, appelaient la Vierge « Mère de Dieu » à cause de l'union indissoluble et opérée sans mélange de la divinité
1. 11 en existe encore deux traductions latines, (jans Mansi, up. cit., t. v, col. 8G0 et 998.