‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 272 sur 407 · i/uMON RENCONTRI-; DES ADVEIlSAinKS · texte numérisé non relu

i/uMON RENCONTRI-; DES ADVEIlSAinKS

morphosé on elle. On avait de même affirmé qn'il étiiit d'accord avec Ariiis, dans ce sens qu'il n'avait pas voulu reconnaître la ciasipa des çtoval ^. 11 s'était (lélcndii contre cette accusation et avait écrit à Jean (ju'il n'admettait pas plus la transformation du Loij^os en chair (|ue la Iransformalion ilc la ihaii- en la nature divine, et (ju il navail jamais nié les susopaî des -vova'.. Quant aux mots cités plus haut, oixipsîv, etc., ils étaient non de lui, mais du paili d'Antioche '-'.

Saint Cyrille exposa la défense de cette œuvre de conciliation dans sa lettre i» Acace de Mélitène '^, et à ses ambassadeurs à Constantinople, au prêtre Euloge *, dans la lettre déjà citée à Valérien dlconium, de mrme (pie dans les deux lettres à Successus (ou Succensus) de Diocésarée en Isaurie ^. Ce dernier parait avoir (juckpie peu partagé les opinions apollinaristes, et c'est en se plaçant à ce point de vue qu'il avait dans deux commonitorùi fait des repro- [276] ches à Cyrille. Contre le premier de ces deux commonitoria Cyrille délend l'expression de ceux d'Antioche : « deux natures » ; il expose ensuite très bien la manière dont il l'entend, et, à la fin, combat le principe apollinariste ou eutvchien posé par Succensus, à savoir qu'après la résurrection le corps du Christ avait été changé en la divinité ^. Dans la seconde lettre, au contraire, qui se termine comme celle qu'il adressa à Acace de Mélitène, il montre que cette expression : \jj.x oj7'.: tcD Aôyou ffsaapy.uixfv/;, ne conduit pas à l'apollinatisme (ou, pour mieux dire, au monophysisme), ainsi que Succensus avait voulu le prouver dans le premier coinmonitorinm. A la même épo([ue, Cyrille raconte dans deux lettres, que les nestoliens faisaient circuler en ce moment plusieurs lettres apocryphes rédigées par eux ; ainsi une lettre du prêtre romain et légat Philippe, d'après laquelle le pape Sixte désapprouvait la déposition de Nestorius "^ ; une seconde lettre de Cyrille, dans laquelle il exposait son repentir de sa conduite à Éphèse ^ ; enfin plusieurs

1. On sait que les ariens avaient appliqué au logos les expressions de la sainte Écriture qui présentent un sens de subordination et qui doivent s'entendre de riiumanilé du Christ.

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