Mansi, op. cit., t. v, ibid
lettres d'évêques orientaux de distinction, dans lesquelles ils déclaraient renoncer à l'œuvre de conciliation. ^. Cyrille assure de la manière la plus expresse que les deux premières lettres sont certainement apocryphes, et il porte le même jugement sur les dernières 2.
Ainsi que nous l'avons vu plus haut, Jean d'Ântioche, dans une lettre encyclique adressée à tous les évêques de l'Orient, avait, annoncé la conclusion de la paix, et les avait exhoités à l'accepter. Avant la publication de cette encyclique, il avait écrit à Théodoret de Gyr pour lui attester que l'orthodoxie de Cyrille était désormais hors de doute. Théodoret ne répondit pas à cette lettre d'une manière amicale. Au point de vue dogmatique, l'union ne lui déplaisait pas ; il reconnaissait donc, par là même, que Cyrille était orthodoxe, mais il demandait la réintégration de tous les évèques qui avaient combattu avec le parti d'Antioche et qui pour ce motif avaient été déposés. Il ne pouvait y avoir de paix honorable qu'à ce prix ; [277] quant à lui, il ne voulait pas y prendre part h moins. Le patriarche Jean devait s'entremettre auprès des empereurs pour obtenir cette réintégration. Il lui annonçait, en même temps, qu'Himère de Nicomédie (l'un des quatre déposés) allait beaucoup plus loin que lui et le tenait, lui Théodoref, ainsi que le patriarche, pour traîtres ii la cause commune *^.
L'union fut attaquée à un point de vue plus dogmatique par André de Samosale K Mélèce de Mopsueste"^ , Dorothée de Marcianopolis en Mœsie ^, et plus énergiquement encore par Alexandre, évêque d'Hiérapolis. On lui reprochait de ne s'être pas assez défendue de l'apoUinarisme, Le fougueux Alexandre ajoutait à sa lettre, selon son habitude, des invectives contre son patriarche Jean, se déclarant résolu à se séparer de sa communion et de celle des partisans de Cyrille, dût-il lui en coûter la vie. Il avait préparé un mémoire sur cette question, et s'il ne l'avait pas encore publié, c'est qu'il voulait, au préalable, le communiquer à André de Samosate et à Théodoret ~. Dans une seconde lettre adressée à ces derniers, il rappelle à Théo-