l/uNION riENCONTRE DES ADVERSAIIIKS
dorot sa protestai ion à Ephèse contre le l)iz'.ôv.oç, et son désir do soiiilVir mille morts pliitAt (|iie d'accepter la communion de (^vrille ou lie ceux qui iic hiàmciit p:is ce hlasphcinc ; malgré tontes les explications, le mol contient une hérésie loi-melle ^. Dans une troisième lettre également adressée à Théodoret, Alexandre accuse Paul dKniisa d'av(»ir alléi'é le document des Orientaux cpiil a apj)orl('' il Alcxandi'ie (ccst-ii-dirc la jirofession de loi présentée à ('vrille\ afin de la rendre [)lus acccptahie ii CvriMe -. Théodoret piéla 1 Oreille à ces accusations, les confirma même, et invita Alexandie, avec André de Samosatc et d autres collègues, à un concile à IIiérap(dis ou à '/cugma, villes de la Svriiî iMiphratésienne, pour se concerter au sujet de l'union •'.
André de Samosate, apprenant par Alexandre ce qui se passait, se déclara prêt à allei- à Zcugma, en remaripian! toutefois qu'il n'avait nul besoin de délibérer au sujet de Nestorius, parce qu il était complètement convaincu de sou innocence '*. Alexandre se [278] conduisit d'une manière toute diirërente. Théodoret l'invita à se rendre aussitôt que possible à Zeugma ■', mais il répondit évasivement et sans refuser formellement ; il ne croyait pas que Jean d'Antioche prononçât, ainsi que Théodoret le demandait, l'anathème sur les principes de ('vrille ; il croyait encore moins que Cyrille luimême eût, ainsi que l'assurait Jean, changé sa doctrine. Les nouvelles explications de Cyrille lui paraissaient, au contraire, aussi impies que les premières. Il se rendrait au concile si, auparavant, Théodoret obtenait de Jean d'Antioche l'anathème sur les principes de Cvrille et 1 adhésion à la déposition de Nestorius. C étaient les deux scandales donnés par Jean, et si Théodoret et les autres s'y montraienl indillérents, il lui était inutile de se réunir à eux ^. Il ne parut pas au concile de Zcugma, quoique métropolitain de la province l'^uphi'atésienne, ainsi (pi en témoignent les pièces suivantes. Ce sont : 1; une lettre de Théodoret à Jean d'Antioche ayant certainement trait au concile de Zeugma ; il v est dit que les évéques réunis avaient regardé comme orthodoxes les dernières explications lournies par Cyiille et les avaient appréciées comme une rétractation de