Mansi, op. cit., t. v, col. 90i
être en communion avec Jean ou résilier leur siège. Mélèce de Mopsueste, qui avait des sentiments ariens, lui reprocha de larges distributions d'iirgent aux fonctionnaires de la cour, ef ajouta qu'il était arrivé au résultat désiré, mais que la rédaction du décret avait occasionné quelque retard, pendant lequel on avait fuit de nouvelles démarches pacifiques en vue de l'union ; d'autres prétendaient que Tempereur avait gardé le décret déjà rédigé, pour ne pas augmenter le mécontentement dans quek|ues provinces i.
Pour engager les évèques de la Cilicie à se réunir au patriarche Jean, le questeur impérial Domitien écrivit à Helhide de Tarse, métropolitain de Cilicie et adversaire acharné de l'union ; Domitien le renvoya au rescrit impérial 2. De son côté, Jean d'Antioche annonça à Alexandre d'Hiérapolis que, sur l'ordre de l'empereur, aucun évêque ne devait se rendre à la cour (où ils voulaient intriguer contre l'union), et qu'il était chargé de notifier cette résolution aux évêques de sa juridiction^. Alexandre certifia que cet ordre [281] avait été lu devant lui, mais cju^il n'avait pas voulu le recevoir, parce qu'il provenait du parti d'Antioche *.
André de Samosate tint une antre ligne de conduite. Il avait jusque-là suivi le tiers parti ; mais, grâce aux manœuvres des partisans décidés de l'union, et en particulier de Rabboula d'Edesse, il avait vu une partie de ses diocésains se tourner contre lui; aussi fut-il obligé de quitter son diocèse et d'aller trouver Rabboula pour se réconcilier avec lui. Il abandonna en même temps le ticis parti de Théodoret, pour faire sa paix avec le patriarche et sans poser aucune condition relativement à Nestorius. A partir de ce moment, il se montra partisan décidé de l'union, et tenta de gagner à ses nouvelles opinions les clercs d'Hiérapolis pour que, malgré leur évêque Alexandre, ils s'employassent à l'œuvre de pacification ^.
Théodoret ne se sépara pas si facilement du tiers parii, et les mesures d'autorité c|ue Jean employa vis-à-vis de lui ne servirent qu'à le rejeter, pendant quelque temps, dans les rangs opposés. Dans une lettre à Mélèce de Néocésarée, il se plaint surtout de ce que Jean établit, au mépris des canons, des évêques dans des diocèses