l.i:S CANONS DU DKIXII^MF. CONCIl.i: ŒCIMI.MOLK
ils clercs ou laïques, doivent, avant (!»• poi'ti r uni' pLiiiit-' conlrc un (-vi'quc, se laver eux-nn-ims de K-urs propres fautes. ))<• mrme ceux qui sont sous le coup d une accusalion * ne peuvent à l<ur tour se porter accusateurs contre l'évi^iue ou contre d'autres clercs avant d'avoir démontré leur innocence au sujet des imputations porté-es contie eux ; mais si d(;s personnes tjui ne sont ni iuréti(|ues ni excommuniées, (jui n'ont pas subi de condamnation et (|ui ne >ont pas sous le coup d'une accusation, croient avoir à se plaindre de Ti-vi^ipie tlans les choses de l'IIglise, le saint concile leur ordonne de soumettre ces plaint<"s au jugement des évoques n'-unis delà province et de prouver, par-devant eux. les accusations portées contre l'évèque incrimini'. Mais si les évè(jues de la province sont incompétents jKHir appliquer la peine qui reviendrait à l'évèque pour les méfaits ^>] dont on l'accuse, iis (cesl-à-dire les accusateurs) doivent s'adresser au concile plus considérable des évé(|ucs de chaque diocèse (c'est-à-dire d'un diocèse patriarcal). (|ui se réunit pour juger ces sortes d accusations, et (ces accusateurs) ne pourront porter leurs plaintes (devant ce nouveau liibunal) avant d'avoir promis par écrit d'accepter pour eux la peine cjui reviendrait à l'accusé convaincu de culpabilité, silétaitprouvé, danslapoursuite de l'aU'aire. que leurs accusations contre l'évèque fussent des calomnies.
Mais si quelcju'un, ne tenant pas compte des présentes prescriptions, ose fatiguer les oreilles de l'empereur ou bien agiter les salles d'audiences de l'autorité civile ou iiien le concile œcuménique, et s'il ni-[)rise les évèques du diocèse (c'est-à-dire ceux du diocèse patriarcal), on ne doitpiis lui permettre de se porter accusateur, parce qu'il ne tient pas compte des canons et qu'il trouble l'ordre de l'Kglise.
Xous avons dit que ce canon ne provenait pas du II" concile tecuménlquc, mais du canon de Constantinoplc de 382. Ajoutons (rue le pape Nicolas I" écrivant à l'empereur grec Michel, disait (juc ce canon « ne se trouvait pas dans les exemplaires romains [quod tamcn non apiid nos invcndini, sed npnd vos haùcri pcr/ii/je/iir) '^. Beveridge et Van Espeii ont donné des commentaires assez, complets de ce canon ■'.