‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 30 sur 407 · LES CANONS DU DEIXIKME CONCILE ŒCUMÉNIQUE · texte numérisé non relu

LES CANONS DU DEIXIKME CONCILE ŒCUMÉNIQUE

Ceux qui passent de riiérésie à 1 nrtlujtloxie et an nombre des élus, doivent être admis de lu manit-rc suivante : les ariens et les macédoniens, les sabbazit-ns, ^ i-l It-s novalicns ijiii se nomnu-nt les catliarrcs et b'S aristeroi -, de même (|ue les tilradiles (les (juarlodécimans) et les apolliiiaris-

Veiii, lotjuere litiic, \ult cli/ istumiis fifri, ce (|n'i)ii peut lapiiroi-licr du raluiu 39« (1 ElviiT. (If qui suil : « lo yccund jour nous en (iiisons des caléchuiuèiit's » indique tdaiieinent «{u'on n'a )i;is doiiiié le l>0|)U'ni(' dts lo premier jour. 11 faut doDC entendre cette expression, les € faire ciirétiens t coninie d'une anticipation cl pcut-ctre une opt-ralion préliminaire analogue à limmalriculalion. 11 importe toutefois d'obsi-rver que iirimilivcnicul. cl jusipi'à une date (|u'il est dillicilc de déterminer avec précision et ipii \arie en Ions cas suivant les IIl-ux, chrétien signilîail a catécliunièn<' » «1 « lidèle », plus tare! « fidèle » fut synonyme de c chrétien. > Le canon 39* d'Kl\ ire paraît viser les pr( luièrcs cérémonies du calécliuménat et le lermc a catécliumèncs ï marcpie l'admission parmi les cow^etentes. On lit dans VKucholoi^ion le rite concernant l'abjuration d'un juif. Il y est dit : cnous le faisons chrétien, cesl-à-dire. nous le reconnaissons en qualité de chrétien non baptisé, ainsi qu'on fait aux enfants de parents chrétiens qui sont présentés au baptême. Le deuxièmejour nous le comptons au nombre des catéchumènes, prière dans laquelle on demande que l'ancienne erreur soil éloignée de celui à qui il a été donné de s'envoler vers le noin de la Trinité et que son nom à lui soil écrit au Livre de vie. d llcniarquons que la discipline de ce canon cuii nous représente l'état disciplinaire île la rebaptisalion à Constantinople vers 460, est beaucoup moins rigoureux (jue ne l'était un siècle plus tôt environ saint Allianase qui déclare expiessément que le baptême administré par les ariens, les Paulianistes ou samosaléniens et les Montanisles est nul et doit être réitéré. Pour s'expliquer ce dissentiment, inexplicable au piemier abord, il faut se reporter à l'étude de J. Lrnsl, Die Kelzertaufangelegcnheit in der altchrisllicher Kirclie nnch Cyprian dans Forsrhungcn zitr clirisll. Litteratur und Dogmeiigeschtchte, in-8, Mainz, l'.iOl. Celte question si ardue de la rebaptisalion, après avoir provoqué un grave conflit entre le pape Etienne et saint Cypcien, a été périodiquement reprise par les Pères, comme saint Athanase, saint Basile, saint Cyrille de Jérusalem, Optai de Milève, et par les canons disciplinaires des Constitutions aposloii(|ues, des conciles d'Arles et de Nicée. L'interprétation en laveur che;i les tliéulogiens d'après laquelle la nullité du baptême administré dans certaines sectes héréliques aurait eu pour cause une altération essentielle de la formule baptismale ne peut pas concorder avec la conclusion qui se dégage des textes. Cette conclusion c'est que dans la pratique on s'accorda longtemps à considérer comme invalide le baptême conféré même avec une forme intacte, par des hérétiques dont les doctrines altéraient la théorie Irinilaire de l'Eglise catholique. (H. L.)

1. C était une fraction des novatiens qui tiraient leur nom de leur maître Sabba/ius, lequel avait détendu la pratique (judaïque) des quarloilécimans concernant la fête de l'.wpics. CA. So/omènc, llist. ecct., VIT, xvm, P. G., t. i.wii, col. 1 i6K s([.

'1. C'est-à-dire les gauches, mais il est bien plus probable qu il laut lire àptTTO'j;, ou les meilleurs.

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les, ne doivf-Mil rlru ailiiiis (ju'apr^.'S avoir anallit-nialisc pai- t'cril ^ toutes les liéivsies (|iii no s'accortlfiil pas avec la sainlc, calholiqur cl apostolique I"]glise de Dieu, et aussi, après avoir été inarqui-s et consacrés avec le saint chrcnie au visage, aux yeux, au nez, à la bouche et aux oreilles, et pciiilanl (juc nous les marquons de cette uianière, nous disons : « Le sceau prt'sent du Sainl-Kspril. » Mais <|uant aux eunoméens qui ne baptisent qu avec une seule immersion, ri (jiiant aux montanistos que l'on appelle il i phrygiens, el <juaiil aux sabelliens (|ui enseigM< iil la doctrine du l''ils-P«'re jioTia -opia. '', ou qui commettent des choses graves, et enfin quant aux auli-es hért-liques, et il en existe ici un grand nombre, car ils viennenl de la Galalie ^, qui veulent passer (de leurs hérésies) à lorlhodoxie, nous ne les acceptons que comme des païens ; le premier jour nous en faisons des chrétiens*, le second jour des çat(ichuraènes, le troisième jour nous les exorcisons en leur soufflant trois fois sur le visage et sur les oreilles, et nous les instruisons et les élevons de telle sorte qu'ils se rendent pendant longtemps à l'église el qu'ils y entendent les saintes Écritures ; après cela nous les baptisons ^.

Les deux canons qui précèdent celui-ci, ([uoiqiie n'appartenant pas au IP' concile œcuménique, font cependant partie de l'ancienne collection de Jean Scholastique ou Jean d'Antioche, tandis que ce 7" canon n'y est pas inséré ; sans compter qu il ne se trouve pas dans les anciennes traductions latines et qu'il n'a pu, par conséquent, faire partie des plus anciennes collections grecques. On ne le trouve pas non plus dans la paraphrase arabe de nos canons, ni dans V J'jj)itome de Simon Logolhète ^. Au fond, ce canon n'ordonne rien du tout, du moins il n'a pas la forme d'un canon ; il ne fait que rapporter ce qui se passe dans 1 Église au sujet de la récep-

1. C'est re que le concile de Nicée exigeait nussi des novaiiens, can. 18. Voyez le t. lei", ^ 'il, can. 8.

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