LES CAXOXS Ut DKlXIÈMi: CONCIl.i; (KCLMliMQLi
tion des ht*rt'ti(]ues. (Imnine n.ius [)()ss(''dons nno lettre de l'Étrlise de ('<)iistaiifiiutj)l(', .ulrt'.-st'e v»'i"s le milieu du v" siècle j 4(30] à Martyriiis d Aiitiocht', dans hujiudlc Ir iiiriiu' suji-t est exposé triiiie manière seniblabh'. Htîvi'rid^M' ' a pensé, cA nous partageons son avis, {jue notre canon n'est (|n'un liat^aiient de cette lettre à
1. Uevi-riilgc, Pundecla', |i.irl. ii, mutot., p. lOO sij . Van I-spcn, oy;. cit., p. I9i. (L'K,t;lisc orthodoxe gréco-russe a adopté en iiialièir de réconciliation des apostats une discipline contraire à la pratique ancienne. I. 'apostasie à laijuclle des nnillilndes de fitlèles se laissaient ontraincr .'i l'éjioquo des persécutions, témoins les lapsi (oi raoaTîETrTcoxoTE;) provoqua, principalement après lu persécution de Dèce (251) la rédaction li une léffislalion canonique suc la matière, Les canons pénitenliaux les plus anciens, ceux de saint Pierre d'Alexandrie (Y 317), du concile d'Ancyre (;>1 i), du concile de Xicée (825), de saint Basile (y 379| (Arcadius, De coiiconlia l'cclcsi.r occiilorttalis et orientidis in septem sacrnmenloriim ti.lniinistrntiu/ic, l'aiisiis, 1(372, p. llJSst].) prescrivent la conduite à tenir à l'égard des /rt/;.vz ; aucun d'eux ne nicntione la recontiriuation des apostats. Le concile Quini-sexte (692) ne dil, lui non plus, rien de semblable. Car il faut se garder de confondre le rite de l'imposition des mains dans rexuniolotîèse avec le sacrement de conlirmaliou. L'imposition des mains ad pcenitentiam difFèrc essentiellement de l'imposition des mains «r/ Spii-ititm Sancttiiit. La première est destinée aux apostats et pécheurs publics, la deuxième à certains hérétiques nés dans l'hérésie. La réitération do l'imposition dos mains ad Spiritum Sanctum est inacceptable parce qu'elle emporte avec elle un caractère indélébile, ainsi qu'en témoigne saint Cjrille de Jérusalem:... xa'i Ilvi-J-xaTo; àyio-j aypavïîx ôôjr, àvï^iXsiTîTwv si; toj; aifûva;, a et qu'il vous donne le sceau à jamais inellaçable du Saint-Esprit. » (P. C, t. xxxni, col. UG5.) Ces mots contiennent une allusion transparente à ces autres pai'oles : ilspaYi; ooiscs; livevjxaTo; i^io-j qui constituent la forme du sacrement, iormc en usage dès le temps de saint Cyrille puisque nous la retrouvons textuellement dans la canon 7" de Constantinople, dont l'inauthenticité n'infirme pas notre raisonnement, puisque, ainsi que le dit très justement Helele, le document d'où le canon est tiré est une lettre de l'h^glise de Constantino[)le à Marlyrius d'Anlioclie, .lu V" siècle. U autres Pères de l'Église grecque confirment cette discipline de l'irrénovabilité de la confirmation aux apostats repentants. Saint Jean Clirysostome, IJomil., xi, /// cpist. iid Ilehrxos, P. G., t. i.xiii, cul. 7S, s'exprime ainsi : « .Nous ne pouvons pas dire : si nous vivons maintenant dans la négligence, nous serons de nouveau baptisés, de nouveau nous passerons par la catéchèse, et de nouveau noits recesTuns le Saint- l'esprit . » Tliéodorct n'est pas moins clair, Interpretntio Epist. ad I/ebr.eus, P. (J., t. i.xxxii, col. 717 : c 11 est absolument impossible que ceux qui si; sont approchés du saint Baptême et ont participé à la ^ràce de iJ-^sprit dt\in, qui ont reçu l'empreinte des biens éternels s'en approchent <le nouveau, u (J'^cumenius de Tricca, 7'. 6'., t. cxix, col. 333, et Théophylactc, /^ 6'., t. cxxv, col. 252, s'expriment comme leurs devanciers, l'hotius. lincyclica epistola, P. G., t. t;ii,coI. 725, 736, s'expiime ainsi : t (Jnant à la reconlirmation du ceux <|iu ont déjà été baptisés et oints du chrême, il ne sera pas nécessaire, je pense, de taire appel à 1 autorité des canons pour
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Marfviiiis, et tio pinvicnt ni du II' coik île généra! ni <lii concile fciiii vu .'{S!i, mais (|iril est do ([iiali-e-vingls ans plus récent. Ce canon a été ailoplt' [)ar le concile l)iiiiu-sextc, (|ni, après avoir fait quelques additions, en iil son !*.">" canon, mais sans dire où il lavait pris.
Ku c(> qui conceiiir le sens de la dernière paitie du 7° canon, Mayer con leste avec raison (jnc les trois degrés du catcchuménat y soient in(li([n(''s. Les hérétiques dont il est question étaient-ils compris dès le troisième jour de leurconversion parmi les oic)-Cz\j.s.\o (3" classe), certainement non. On peut trouver extraordinaire que pour ceux qui abandonnent 1 iiérésie, l'exorcisme soit regardé comme la dernière classe du caléchuménat, et, plus vraisemblablement, l'exorcisme était le premier acte qui suivait leur conversion '.
99. Le deuxième concile œcuménique obtient lapprobation impériale.
Il nous reste à analvser une courte lettre écrite à l'empereur Théodosc par le concile, dans sa dernière session. I/assemblée remercie Dieu et lempereur à qui elle expose ses travaux. « Conformément à ta lettre, disent les évèques, nous nous sommes réunis à nQl Constantinoplc, et, après avoir renouvelé l'union entre nous, nous avons, dans de courtes définitions (c7Uvts;j.;'jç occj;), confirmé la loi de Xicéc et jeté l'anathème sur les hérésies qui s'étaient di-essées contre elle. En outre, nous avons promulgué un certain nombre de canons relatifs au bon ordre dans l'I^lglise, et nous avons joini tout cela ;i notre lettre. Nous réclamons maintenant de ta Honlé la confirmation par écrit des résultats acquis » -.
la condiimiief. Il suHlt de menlioiiiicr un i);iieil f.iit pour voir qu'il dépasse toutes les bornes de l'impiété. > Cf. llergenrollier, Photiiis, t. m, p. 602. Nous no voulions ici que préciser la di.scipline ancienne visée par le canon 7c de Constautiiiople ; nous laissons l'iiistoire des déviations poslérieuies qu on trouvera exposée en détail par M. Ju<;ic, La reconfïrmaiioH des apostats dans l'Église gréco-russe, d.ms les Echos d'Orient, l'J06, I. ix, p. 65-76. (H. L.))
1. Nous avons dit (pi'il n'y availpasde classes dans le calédnHni'nat. Cf. I. i. p. 2'i7, 313, :!29. ô.'iJ, 5%. (11.1,.)
2. Hardonin, Coll. cnncil., t. i, col. 807 ; .Mansi, Concil. ampliss, coll., t. ii, col. 557.
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Le oU juillet 3Si ' l'IuMulosc iciidit à llLMaclée le tlccrel suivant: « Toutes les églises seront innnécliateineul iloniiées aux évèques qui conlesseiit l'éj^ale tlivinité tlu Père, duh'iisft du Saiiil-l-!sj)rit, et qui sont eu communion a\ee Nectaire de (^>nslanliiiople ; en l'^j^vple, avec Timothce d Alexandiie ; eu (hient avec iV'laife de l.aodicée et Diodore de Tarse; dans l'Asie proconsulaire et dans le diocèse d'Asie avec Amphiloquc tlli-onium et Oi)time d'Antioche i^en Pisidie) ; dans le diocèse du l'ont a\ ce llcllade de Césarée, Olreius de Mclitènc, Grégoire de Nysse ; enlin, en Mysic cl en Si\ tliie avec Tércnce^ lévèque de laScythie [To/ni\ et avec Mai lyrius, révè([ue de Mareianopolis i^niaintenant Preslaw eu Bulgarie). Tous ceux ([ui ne sont pas en communion avi'c les susnommés doivent cire tenus poui' liérctiques déclarés, et, comme ttds, chassés de l'Eglise -. »
So/omène rap|)orte les laits sans difl'ércncc notable ^, mais le récit de Socrate a donné lieu à plusieurs cireurs '*. D'après lui :
a Ce ne serait pas l'empereur, mais le concile qui aurait attribué aux évèques cités plus haut certaines prérogatives.
ù) Ces prérogatives les (devaient à la dignité de patriarches : tandis que nous croyons (jue c'est par leur valeur personnelle et non '"] parle rang de leur siège épiscopal, qu'ils étaient devenus les soutiens et les plus lermes représentants de l'orthodoxie. Il n"a pu venir à l'esprit de personne d'élever au rang de patriarcat la bourgade de Nysse, dont le titulaire est rangé dans la liste donnée plus haut. I*ar contre, on n'y trouve pas Mélèce d'Antioche, quoique les prérogatives particulières de son Eglise reconnues au concile de Nicée n'eussent jamais, depuis lors, été mises en question. S'il s'était réellement agi des patriarcats, on n'aurait pas passé sous silence celui d'Antioche. Mais on comprend pourquoi, dans l'énumération qui précède, l'empereur méléfien n'a pas parlé de l'Eglise d'Antioche ; c'est que le schisme partageait en deux camps le parti orthodoxe de cette ville.
1. I,e 30 juillet 381 ebl donc lo icriiiinwi ad (jucni du II"' concile œcuménique. Voyez Ceillier, lue. cit., p. G53 sq.