Cod. tlu'udus.. 1. XVI, lit. i, I
3. Sozomèue, llist. eccle.s., 1. \ II, r. i\, /\ G., t. lxvii, col. 1^3G sq.
4. Sotrale, Jlisl. eccles., 1. V, c. mu, J\ (i., l. i.xvii, col. 581.
42 I.IVIUC VII
iOO. Autorité du deuxième concile œcuménique.
Dès rannt'o ni(înio de sa nuinion. le concile vit son autorité mise en question par un concile latin ; une des mesures particulièrenaent critiquées était la nominalion de Flavicu au siège d'Antioche, nomination qui donnait un nouvel aliment au schisme des mélétlens, et le choix de Nectaire en cjualiic d'évèque de Constantinople, parce que les Occidentaux regardaient toujours iSIaxime (le Cynique) comme l'évêque légitime de cette ville ^.
Sur ces entrefaites, le concile réuni à Constantinople, en 382, envoya aux Latins un exemplaire du décret dogmatique, promulgué l'année précédente par le concile auquel il donna explicitement le [31] titre d'o-.y.ou[Xîvi7.r(, et il chercha à justifier les actes de ce concile qui avaient été incriminés '. Pholius prétend que le pape Damase approuva peu après ce II* concile œcuménique^; mais nous verrons plus loin que cette approbation du pape perlait sur le symbole et non sur les canons. Vers le milieu du v" siècle, le pape Léon I*"" parlait de ces canons, et en particulier du 3®, d'une manière très défavorable, disant que ce 3° canon n'avait jamais été envoyé au siège de Rome *. Grégoire le Grand écrivait à son tour : Romana autem Ecclesia eosdein canones i>el i^esta Sijnodi illiiis hacteniis non hnhet, nec accepit ; in hoc autem eani accepit, quod est per cnm contra Macedoniuni defmitiim ^.
En l'an 600, on recevait donc à Rome le symbole sans les canons, et c'est à raison de ce symbole que le pape Grégoire rangeait le
1. Epist. synod. Uni. ad Tlieodosium, dans Hiirdouin, Coll. cuncil., t. i, col. 845 ; Mansi, Concil. anipliss. cotl.^ t. m, col. 631.
2. La lettre de ce synode se trouve dans Théodoret, Ifist. eccles., 1. V, c. 9, P. G., t. Lxxxn, col. 1212-1215 Du reste, 1 Occident n ayant encore rien admis de ce concile à l'époque où celte lettre a été écrite, on comprend qu il ne faut pas entendre ici ce mot otxoypLîvtxr, dans son sens rigoureux. Les évèqucs réunis à Constantinople pouvaient tout au plus dire : c Pour nous, nous reconnaissons ce concile comme (i?cuinéniquo ; > ou bien ils pouvaient, ce qui au fond revient au même, entendre le mol o'.xov;[x2v.tit, dans le sens où les Africains entendaient le mot nnii'crsalis.
3. Pholius, De srnudis, od. Justeil, p. 1143 et dans Mansi, op. cit., t. ni, col. 596.
4 S. Léon, Epist., cvi, 2, ad Anatolium, dans Mansi, op. cit.. t. vi, col. 20'i ; Ballerini, dans S. Leonis, Opéra., t. ii, p. 525.
5. Saint Grégoire, Epistolar., 1. YII, epist., xxxiv, P, C., t. i.xwii, col. 893.