LES MONOPHYSITI'S COMMENCENT I.A LLTTE
explicjuei' ce que dil riicuilurct, si l'on suppose ([uc ces mois: |.U6] ï'/i'.zz-.'zrr^zx t';v... V.\zr,-/X'.Z'j /.. t. a. sont placés dans la bouche de Doinnus. Doiniuis trAnlloehe devait, pensait-il, s'exprimer vis-àvis de l'empereur de la manière (ju'il lui suggère.
L intervention de TlK-odorel lui sans r('sullat. l'iiéodosell déposa Irénée, lui oidonna de ([uiller ii^glise de Tvr, sans gai-der aucun titre ni insi^rne extérieui' de sa tlionitt- ; il devait vivie dans sa patrie en simple patlioulier et sans éclat. Ceci se passait en 'j'iS^.
Peu de temps après, Tlu'odoret dut songer à sa pi'opre di'dense, et, cette fois, Dioscorc se déclara ouvertement [)arlisan des monophvsites. Mande par son palriarcln* Doiunus, Tln-odoret avait séjourné quel([ues semaines ;i Antioche, et y avait prèciié. (Quelques personnes voulurent découvrir le ncstorianisme dans un de ses sermons et en informèrent Dioscore d'Alexanthie, ({unique ni eux ni Thcodorcl ne se trouvassent sous sa juridiction. Dioscore releva raeeusalion et en ('erivit à Domnus d'Anlioche -. Théodoret
de conliciliic le Syiiodiron, 11 le confirme donc ploinoincnl. l>;ii-onins, Bainzc, le 1'. G.irnicr el Lupi se sont donc (rompes et Lnpi j)lus (ju'eiix Ions quand il •T ajouté iju une ordination si iirégnlièrc avait alliié à Irénée de gros ennuis. — Ou n'en a aucune prouve. (H. L.)
1. Décret impérial dans Mansi, Concil. ainpli-is. cuil., l. v, col. 417; Hardouii), Coll. concil., t. i, col 17111. Ce décret n'est pas daté, mais ou voit par les lettres de commuuicalion, adressées parles loiietionnairos de l'Etat, (pi il lut publié le 18 avril 448. (II. L.)
2. Les Actes syriaques du brigandage d Ephèse retrouvés depuis peu d'années nous ont fait connaître une partie de la correspondance échangée entre Domnus et Dioscore. Malbeuieusement le ms. ollie une lacune en cet endroit. En celte année 448 la situation se tendit à 1 extrême. Des clercs d'Edesse accusaient Ibas .luprès de Domnus d Antioche, tandis (jue d'autres clercs poussaient jns(|u';i Alexandrie pour porter plainte non seulement contre Ibas mais contre Domnus lui-même. A l'instigation do ces dénonciateurs, Dioscorc écrivit à Conslanlinople et à Domnus. La cour impériale se montra, comme presque toujours, accueillante à Dioscore et lança un décret i[ui visait directement Irénée de 1 yr, et indirectement Théodon't et ses collègues (février-avril 448). Dioscore profita de ce premier succès pour écrire à Domuus une première lettre d admonestation dans laquelle il se plaint de ses tendances à favoriser tous les ennemis de 1 urthodo.vie. notamment Irénée de 1 yi" el Tliéodoret de Cyr. On voit par cette lettre (ju'Irénée est déjà chassé de t'yi", en veilu du dt'irel impérial du l.'j avril 448 {Actes syriarjues, p. 208) et comme Dioscore exhorte Domnus à faii-e choix pour ce siège d'un évèqiie dont la doctrine soit irréprochable, on en doit conclure (jii'à cette date, l'évècjue l^hotius n'était pas encore élu. Nous savons par une letli'e de Domnus cpie l'élection de Pholius eut lieu le neuf du mois d'I-lloul (=r 9 septembie 448). C'est donc entre ces d(!ux dates qu'il faut placer la première lettre. Actes syriaques, p. 18i, 208-20'J.
510 LIVr.E X, CHAPITRE II
se défendit de la manière la plus brillante et décisive dans une
Domnus y répondit par unc^ circuliiiic que nous uo possédons pas eu entier et envoya un de ses prêtres à Diuscoie. Il se y^laignit qu'on eût ajouté foi aux plainlcs de ses calomniateurs, fît une profession de foi aux décisions des conciles et émit le souhait qu'on s'en tînt à ce qui avait été convenu jadis entre Paul d'Émèse et Cvrillo, Il priait Dioscore d'éclairer les Jilexandrins. Par rapport à l'Église de ïyr, il avait, disait-il, répondu de vive voix aux envoyés de Dioscore. Actes syriacjues^ p. 215. Si celte lettre ne présentait une lucune, dont rien ne permet de piéjuger le contenu, on la pourrait i-apportcr aux derniers jours d'avi'il ou .ui <ommencement de mai 4 «8; elle est de tontes façons antérieure au 9 septembre de celte nnnéc. Comme Théodoret ve trouvait très probablement à Conslanlinople à l'époque du jugement d'Ibas {Actes syriaques, p. 85-89) Domnus lui auia conimuniquc alors la lettre de Dioscore. Théodoi-et en prit occasion d'écrire au patriarche d'Alexandrie afin de défendre sa personne et celle de ses collègues. Théodoret, Episi., lxxxiii, P. G , t. lxxxiii, col. 1266-1276. Ce dut être sur ces entrefaites que Domnus rendit sa sentence dans l'affaire d'Ibas (Mansi, op. cit., t. vu, col. 317-218) et se compromit ainsi à tout jamais dans l'esprit des chefs du parti eutychien. T/a correspondance de Dioscore avec Domnus n'empêchait p;is l'alexandrin d'envoyer des évèques à Constantinople pour peser sur la volonté vacillante de l'empereur. Pour lui il envoyait à Domnus d'Alexandrie une lettre malheureusement incomplète mais dont la réponse de Domnus nous permet de combler les lacunes. 11 s'y plaignait de Théodoret qu'il décrivait sans le nommer, mais de façon à ne pouvoir s'y mépreudi-e. 11 devait sans doute parler aussi de Cyrille et de ses analhématismes contre Nestorius, car Domnus lui repond longuement sur ce point. Dioscore terminait sa lettre en priant Domnus de la faire lire dans les assemblées des lldèles. Domnus répondit qu'il fallait s'en tenir à la paix conclue et ne pas faire revivre les disputes apaisées ; il avertit Dioscore que coulrairement à sou désir il n'avait pas donné lecture de sa lettre aux fidèles de crainte de souffler sur la cendre et de ranimer l'incendie, il terminait en protestant de ses sentiments orthodoxes. Ce furent saus doute les dernières lettres échangées entre Dioscore et Domnus. Dans une lettre à Flavien de Constantinople, écrite vers le mois de septembre 448 {Actes syriaques, p. 184), Domnus, s'exprime eu ces termes relativement à sa récente correspondance avec Dioscore : « Nous avons prié sa religion d'obliger ceux qui ne veulent pas s'en tenir (à l'accord de Cyrille et de Paul d'Emèse) à y souscrire. Mais quelques-uns des nôtres, un de ceux qui pensent différemment de nous [le moine Tliéodose sans aucun doute], s'est rendu à Alexaudrie, et là, il a induit en erreur plusieurs de ceux qui y habitent. A force de soulever conli'c nous des calomnies, il est parvenu à exciter des cris sans iin contre les évèques orientaux, même dans l'église. L'évêque Dioscore a imposé silence, en promettant de nous écrire et de nous envoyer des prêtres, pour nous faire connaître les propos dont nous étions l'objet. C/eh t ce qu'il a fait, mais il a écrit des lettres qu'il n'aurait jamais dû nous envoyer. Quand on connaît la parole de Dieu : « Ne prête pas ton oreille « à de vains bruits «(Exode, xxiii, 1), il ne faudrait pas ajouter foi à tout ce qui se dit contre nous, comme pourrait en avoir le droit celui qui aui-ait discuté