Doginat. theoL, 1. I, De incarna lione. c. xiv, i
4. Facuudus d'Heimiaiio, Pro defensionc triiim capitiiloruiii, 1. \'III, c. v, 1. XII, c. V, P. L., t. Lxvii, col. 723. 849.
5. Tilleiuont, Méni hist. ecclés., 1711, t. xv, |>. 492, 493: c Dommus d'Antioehe fut le premier qui s'opposa publiquement à Eulychès par une lellie <[a'il en écrivit à l'empereur mesme. Xous avons seulement un fragment de cette lettre que Facundus rapporte à cause i[u'il défend l'honneur de Uiodore et de Tliéudose contre les anathèmcs d'Eutycliès. Mais Uomuus v marque d abord les eneurs que ce prcstre répandoit déjà et ce sont celles qui le Ilreut condamner depuis. L'importance du sujet et le litre de Synodique que Facundus donne à cette lettre nous Ibut juu;er qu'elle fut le résultat d'un concile d'Orient. Et Facundus dit en effet que Domnus y parloit avec beaucoup de l'ères. » Ballerini. dans S. Léon, Opéra, t. u, p. 448, notes. (H. L.)
G. Flavien occupa le siège de Constantinople depuis 446 jusqu'à sa déposition le 8 août 449. Barouius, Annales, ad ann. 446, n. 21 ; ad aun, 448, n. 23 sq. ; 50-52; ad aun. 449, n. 6-10, 38-60, 105-110; ad ann. 452, u. 46-48; cf. Pagi, Critica, ad ann. 449, n. 4-5, 14 ; ad aun. 450. H. Grisar, Die neuuufgefundenf Appellation Flavians an Papst Léo I, dans Zeitschiift fiir kathol. Théologie,
en [446], au célèbre patriarche Proclus ; ainsi que nous l'apprend Théophane, le ministre Chrysaphius avait été, dès le début, opposé au nouvel évêque. Celui-ci perdit les bonnes grâces de l'empereur, pour lui avoir envoyé à son avènement non des eulogies d'or, selon la coutume, mais du pain bénit, selon l'usage de l'Eglise primitive i. Les suites de cette disgrâce se montrèrent bientôt.
il2. Concile de Constantinople en 448. [320]
Quelques malentendus survenus entre le métropolitain Florentin
1883 t. VII, p. 191-196 ; Henschen, dans Acia sanct., févr., t. m, 3« édit., 0. 72-80 ; S. Melchiorri, Meniorie istorico-critiche délie gloriose gesta di s. martire Fla\'iaiio, patriarca di Costanlinopoli, in-8, Fermo, 1836 ; Mommsen, dans A'eiies Archiv. Ges. ait. deuts. Geschichte, 1885, t. xi, p. 362-364 ; Sinclair, dans Diclionn. of christ. Biography, Tilleraont, Mém. hist. ecclés., 1711, t. XV, p. 446-577, 651-652, 899-906. Klavien était, au moment de son élection, gardien des vases sacrés de la princip;ile église de Constantinople. Il fut consacré tandis que Tliéodose résidait à Chalcédoine et Chrysaphius engagea sur-le-champ les hostilités contre le nouveau patriarche. L'affaire des fruits et des gâteaux était une mauvaise querelle, mais le fait paraît incontestable. Toutefois Hefele n'en donne pas le caractère véritable en l'abrégeant ainsi qu'il fait. Après que Flavien eut envoyé à l'empereur des fruits nouveaux et des gâteaux à titre d'eulogie et que Chrysaphius les eut refusés, Flavien eut une repartie terrible. Le revenu des églises, dit-il, appartient à Dieu, puis aux pauvres, et comme Chrysaphius insistait, il lui envoya les vases sacrés de sa basilique. La colère de Chrysaphius fut au comble. Un tel envoi pouvait faire de lui aux yeux de la foule un spoliateur sacrilège ; il ne pardonna jamais à l'évêque cette démarche. Flavien se trouva mêlé au conflit aigu existant entre Pulchérie, Eudoxie et Chrysaphius. 11 reçut un jour l'ordre d'ordonner Pulchérie en qualité de diaconesse et se sentant dans l'impuissance matérielle d'opposer un retus, il prévint la princesse d'avoir à laire interdire qu'on le laissât se présenter devant elle, « parce que, lui mandait-il, je serais contraint de faire une chose qui vous serait lâcheuse. » l'ulchérie comj^rit et se retira à l'Hebdomon, où elle se confina dans la plus sévère retraite. Flavien avait ainsi esquivé un piège un peu grossier. Mais Théodose et Chrysaphius qui virent leur complot déjoué prirent dès ce moment Flavien en horreur. Nous allons le voir se comporter avec habileté pendant le concile de 448. Victime du Brigandage d'Ephèse, il fut déposé le 8 août et mourut trois jours après, à Hypepe, en Lydie, des brutalités dont il avait été victime. Quand Pulchérie fut montée sur le trône, elle fit rechercher les restes de Flavien et les fit ramener en grande pompe à Constantinople. C'était un véritable triomphe. (H. L.) 1. Théophane, Ckronographia, ad anu. 5940, t. i, p. 150 (édit. Bonn).