‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 347 sur 407 · Fuchs, op. cil., t. IV, p. 394, noie · texte numérisé non relu

Fuchs, op. cil., t. IV, p. 394, noie

4. Hardouin, op. cit., t. ii, col. 203 ; Maiisi, op. cit., (. vi, col. 811,

5. Il y avait cependant un peu plus haut quelque chose de semblable, et les envoyés d'Eutychès dcmanduient simplement qu'on insérât celte déclaration à la place voulue. La faulc consistail donc, si lanl esl qu'il y ait eu faute, en ce que l'on avait inséré ce passage un peu plus haut.

par des évoques ; il dit que l'archevêque Flavien avait fait lire un passage tiré de saint Atlianase : sur l'une ou sur les deux natures, cette lecture n'avait pas été mentionnée par le notaire Aétius qui avait immédiatement donné la sentence portée contre Eutychès. Aétius et plusieurs évêques remarquèrent alors qu'on avait parlé à si haute voix, vers la fin de la session, que quelques paroles pouvaient bien n'avoir pas été entendues. D'autres déclaraient ne pouvoir se souvenir de tous ces détails ^. Pendant ces discussions, Constantin prétendit que le jugement porté contre Eutychès et consigné dans les actes n'avait pas été rédigé dans la session, mais [347] qu'il avait été dicté par l'archevêque avant la réunion. Aétius demanda que Constantin fit connaître la source de son information ; mais Séleucus arrêta l'incident, sous prétexte qu'on était réuni non pour savoir l'époque à laquelle avait été rédigé le décret contre Eutychès, mais bien pour savoir si les actes avaient été rédigés exactement '-.

Enfin le moine Constantin prétendit que, pendant la lecture du jugement prononcé contre lui, Eutychès en avait appelé au concile des évêques de Rome, d'Alexandrie, de .Jérusalem et de Thessalonique, c'est-à-dire à un concile général ; or, le procès-verbal ne disait pas un mot de cet appel. Cette omission est bien peu probable, car le commissaire impérial Florent déclara que, le concile étant déjà dissous, Eutychès lui avait dit, presque à voix basse, qu'il en appelait à un concile de Rome, d'Egypte et de Jérusalem ""'. Quant à lui Florent, il avait immédiatement donné connaissance de ce fait à l'archevêque Flavien. Basile, évoque de Séleucie, avoua, de son côté, que, pendant les négociations du concile, Eutychès avait dit qu'il reconnaîtrait les deux natures si les évêques de Rome et d'Alexandrie le lui demandaient, mais qu'il n'avait pas entendu parler d'un appel. Flavien déclara qu'Eutychès ne lui avait pas dit un seul mot de cet appel ; m:»is qu'après la fin du concile, Florent lui avait réellement fait la communication susdite. Tous les autres évêques déclarèrent unanimement qu'ils n'avaient pas entendu parler d'un appel. Florent demanda à la fin que le compte rendu de ces nouvelles négociations lut présenté à l'empereur. 11 promit également de faire connaître à l'empereur la déclaration des notaires de

1. Hardouin, op. cit., t. ii, col. 203 sq. ; Mansi, op. cit., t. vi, col. 811-814.

2. Hardouin, op. cit., i. ii, col. 205 ; Mansi, op. cit., t. vi, col. 814.

3. Hardouin, op. cit., t. ii, col. 208 • Mansi, op. cit., t. vi, col. 817.

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